LA TENSION DES GAZ DU SANG
s© «iégage, et le dégagement continue, jusqu'à ce qu'il y ait
éqf «jKiiibre de tension entre le gaz dissous et le gaz dégagé.
SI on détermine alors la tension de l'acide carbonique dans
Vati r de Tenceinte, — il suffît de connaître la pression dans
V^r^ceinte, ce qu'on fait au moyen d'un manomètre, et la
pr-oportion d'acide carbonique contenu dans un vol. du gaz
de cette enceinte, ce qui résulte d'une analyse simple, — on
en. peut conclure la tension de l'acide carbonique dissous
daLTïs le sang.
Cette méthode est imparfaite : en effet, si on peut ainsi connaître la tension de l'acide carbonique dans le sang à la fin de l'agitation, lorsque l'équilibre de tension est établi en tre les gaz du sang et ceux de l'atmosphère de l'enceinte, oa aurait tort d'en conclure que cette tension est la tension dets gaz avant l'agitation. Il en serait bien ainsi, si la tension des gaz dissous dans le sang était indépendante de la quantité des combinaisons dissociables; mais on sait que la tension des gaz dissous dans le sang diminue à mesure que la quantité de substance dissociable diminue : la méthode décrite fournit donc une valeur trop faible pour la tension «le l'acide carbonique. — La valeur de la tension de dissociation d'un composé varie avec la température, diminuant et augmentant avec elle; si donc on agite du sang dans une enceinte à la température ambiante, on a une valeur trop faible, puisque la température est abaissée. — Enfin, du sang conservé in vitro consomme de l'oxygène et produit de l'acide carbonique; or, nous venons de le dire, la tension des gaz du sang diminue en môme temps que la quantité absolue de ces gaz contenus dans le sang, malgré la présence des corps dissociables; donc, dans le sang conservé i?i intro, la tension de l'oxygène diminue, celle de l'acide carbonique augmente. Sans doute, la consommation d'oxygène et la production d'acide carbonique sont des phénomènes peu iïïi portants; ils interviennent cependant pour altérer légèrenient les résultats, car l'équilibre de tension entre les gaz dissous et les gaz de l'enceinte ne peut ôtrc obtenu (ju'après urie agiU'ition assez longue pour l'acidr carboniciuo, trc's lonî»ue pour l'oxygène. — Cette criliciuc iicrmct de modilier la méthode et de la rendre plus précise.
Supposons que le sanj: soit agité dans une enc("inte con-
l^îUant de l'air renfermant 2 p. 100 d'acide carbuni(|uc, et
/lu'à la fin de l'agitation la proportion d'acide carbonitiue, et
par suite sa tension, soit supérieure à il j». 100; on on i>eut
M. AiiTHus. -- rji\>ioloirio. \1
2^8 LES ÉGHANGBS OAZBUX
conclure que la tension de ce gaz dans le sang était saf Heure à 2 p. 100. Supposons que ce même sang soit ag dans une enceinte contenant de Tair renfermant 3 p. I d'acide carbonique, et qu'à la fin de l'agitation la proporU d'acide carbonique, et f>ar suite sa tension, soit infeiieaR 3 p. 100; on en peut conclure que la tension de ce gaz da le sang était inférieure à 3 p. iOO. Cette tension est tii comprise entre 2 et 3 p. 100 ; c'est là une première indic tion, bien souvent suffisante en physiologie. Si doue ' «établit Féquilibre de tension entre les gaz du sang el 1 gaz d'enceintes renfermant des profiortions croissanl d'acide carbonique ou d'oxygène, on pourra coanaltre de limites, entre les4|uelles est comprise la valeur de la tenu du gaz dans le sang. Si l'expérience se fait à la températii du rorps, et la chose est facile, les deux principales cau! d*erreur de la méthode primitive seront éliminée;} et I résultats seront en général saisfaisants et suffisants.
Au lieu d'extraire le sang, pfjur l'agiter dans une cnceii contenant un mélange de gaz de composition connue, peut o[fèreT sur l'animal vivant. On se sert alors de dlvc appareils appelés aéroionomèlres ou hémalaérotnèlres. C appîircils sont essentiellement constitués par une eoceîn munie de deux tubes et remplie d'un mélange gazeux * composition connue; l'un des tubes (adducteur^ cimmuoîqi avec le bout central d'une arti.Te (carotide, [». ex.>; le seCM (abducteur) communique soit avec: \*i bout |>ériphériqiie i Fartère (carotide), soit avec l«; iN^ut central d'une veine (jqg laire, p. ex.). Vài sang, amené par le tube adducteur, roule si Ies|iarois de l'enceinte et rentre dans l'organisme par le taJ abducteur. Pendant s<jn glissement sur les parois, il écbanj ses gaz avec ceux de l'enceinte. Si l'appareil est plongé da: un liain à la tem|)érature du corps, on est dans d'excellenS conditions pour éviter les causes d'erreurs de la méïhfP* primaire. Kn effet, le s;ing se renouvelant sans cesse, il n a plii:^ a tenir coinplc des modiliratinii;» de la l«:nsion dl gfi/. du sang, résultant d'une émission on d'une absorpli « de gaz; il n'y a plus à tenir eonipte de la consommali^ d'oxygène et de la produ<:tioii d'acide carbonique par sang liii-nii-nie. On constate toutefois que l'équilibre de le sion de^ J.MZ est lent às'êl;iblii' dan> ce procédé; aussi cit avantageux de remplir l'enci'inle d'un niélan^'e gazeux nr fermant le?» fraz a une tension i.onniie. voi-ine de la tensi«pré'fUmêe rie ces gaz dans le sang, et de déterminer |H