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CHAPITRE IV

SoMMAiHE. — Un mot d'anatomio. Rythme cardiaque : systoles et diastoles. Étude des contractions cardiaques, par l'examen du cœur en place ou extrait de l'organisme, chez les animaux à sang froid et chez les mammifères : renseignements élémentaires fournis par cette méthode. De la méthode des sondes cardiographiques; les tracés cardiographiques et leur interprétation : analyse et critique. Mécanisme de la pompe foulante cardiaque : fermeture des valvules, progression et projection du sang, les phases de la révolution cardiaque. Le choc du cœur; cardiographes; cause du choc du cœur. Les deux bruits du cœur; leurs caractères, leur cause. Le travail du ccsur; la pression intra-cardiaque, le débit du cœur; mesure du travail du cœur fonctionnant hors do l'organisme.

Le muscle cardiaque. — La pointe du cœur. Méthodes myographique et manométrique. Les excitants du muscle cardiaque. Étude coml)aréc de la contraction du muscle cardiaque et du muscle strié. Do l'inexcitabilité périodique du muscle cardiaque. Notions sommaires sur les phénomènes électriques de la contraction cardiaque.

Le cœur, appareil neuro-musculaire. — Le système nerveux intra-cardiaque, moteur du cœur; conditions nécessaires à la contraction cardiaque. Les expériences de Stannius; analyse du rôle dos ganglions intra-cardiaques.

Le système nerveux extra- cardiaque. — Rôle des fibres du vague : fibres inhibitrices ou modératrices, fibres accélératoires. Les nerfs accélérateurs du cœur. Dos centres cardiaques bulbaires ; leur tonus, leur mise en activité.

Un mot sur les poisons du cœur.

Le cœur de Thomme et des mammifères est une masse charnue, contenue dans le médiastin, à la partie antéro-inférieure du thorax, entre les poumons, en avant de l'œsophage et de l'aorte, au-dessus du diaphragme. H est logé dans une séreuse, le péricarde; il est appendu aux gros vaisseaux, aorte et artère pulmonaire, veines caves et veines pulmonaires, qui communiquent avec ses cavités.

Le cœur est sensiblement conique; sa base est dirigée en

l'anatomie élémentaire du goëur 45

haut et en arrière, son sommet (ou pointe du cœur) en bas, en avant et à gauche; cette pointe est au niveau du cinquième espace intercostal, fortement en dehors de la ligne médiane, chez Thomme. On distingue, à la base du cœur, deux petites poches molles à parois minces (oreitlettes) ; le reste du cœur est ferme, à parois épaisses (ventricules). A la surface du cœur, on voit des sillons : un sillon auriculoventriculaire, séparant les oreillettes des ventricules, et des sillons ventriculaires, dirigés de la base vers la pointe, Tun à la face postérieure, Tautre à la face antérieure du cœur qu'ils divisent en deux régions : droite (et postérieure) et gauche (et antérieure); ces sillons ventriculaires logent les vaisseaux propres du cœur, les vaisseaux coronaires. Les gros vaisseaux qui partent du cœur naissent, les uns des ventricules : aorte et artère pulmonaire; les autres des oreillettes : veines caves et veines pulmonaires.

Le cœur de l'homme et des mammifères est formé de deux cavités ne communiquant pas entre elles, le cœur droit et le cœur gauche^ séparées par une cloison musculaire qui correspond aux sillons coronaires. Chacune de ces cavités est divisée en deux loges (l'une supérieure, à parois minces, Voreillette; l'autre inférieure, à parois épaisses, le ventricule) par un plancher fîbro-musculaire percé en son centre d'un large orifice auriculO'Ventricutaire (droit ou gauche, soit tricuspidien ou mitral), muni d'une valvule (valvule ^r2cw.*fptrfc à droite; valvule mitrale à gauche). Dans les ventricules, on distingue les orifices artériels (aortique à gauche, et pulmonaire à droite), munis de valvules à trois valves (valvules sigmoXdes). Dans les oreillettes, on distingue les orifices veineux (des veines caves à droite, des veines pulmonaires à gauche), sans valvules.

Les cavités auriculaires sont irrégulières et anfrac tueuses, les cavités ventriculaires sont plus régulières : la section perpendiculaire à l'axe est circulaire pour la cavité du ventricule gauche; elle est en croissant à concavité interne pour la cavité du ventricule droit; les parois du ventricule gauche ont une épaisseur triple de celle des parois du ventricule droit. La surface interne des ventricules n'est pas unie : on y distingue des piliers musculaires dont les plus volumineux, implantés par leur base sur la paroi ventriculaire, s'insèrent par leur sommet aux cordages tendineux des lames valvulaires auriculo-ventriculaires.

Les cœurs de grenouille et de tortue, dont on se sert fréquemment en physiologie, se distinguent du cœur de

l'homme, en ce que les ventricules communiquent largement entre eux : ces cœurs sont doubles dans la région auriculaire; ils sont uniques dans la région ventriculaire.

Les parois du cœur sont musculaires (muscle à fibres striées, anastomosées). Quatre anneaux fibreux forment la charpente du cœur : deux sont disposés autour des orifices auriculo-ventriculaires, et les valvules mitrale et tricuspide en sont une expansion; deux sont disposés autour des orifices artériels et les valvules sigmoïdes en sont une expansion. Les fibres ventriculaires sont insérées sur ces anneaux fibreux : on distingue des fibres propres à chaque ventricule qui, en s'accolant sur la ligne médiane, forment la cloison interventriculaire, et des fibres communes qui descendent vers la pointe du cœur en recouvrant les fibres propres, se contournent au niveau de la pointe, et remontent vers les anneaux fibreux en s'accolant intérieurement aux fibres propres. Les oreillettes possèdent des fibres communes s'étendant transversalement d'une oreillette à l'autre, et des fibres propres disposées en anneaux autour des orifices auriculo-ventriculaires et veineux.

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