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CHAPITRE XLII

LE MËSOCËPHALE PHYSIOLOGIQUE

Sommaire. — Expérionces et observations physiologiques et pathologiques sur les couches optiques et sur les corps striés. — La capsule interne. — Les pédoncules cérébraux. — Les tubercules qua^ drynmeanx. — La protubérance. — Les mouvements forcés. — - Un mot sur le mésocéphale de la grenouille.

Nous réunissons, dans ce chapitre, les quelques indications que nous possédons sur toutes les parties de Taxe nerveux, autres que la moelle physiologique, les hémisphères cérébraux et le cervelet. Cette réunion nous apparaîtra peut-être inacceptable dans Tavenir; elle est autorisée aujourd'hui par suite de Tobscurité profonde qui règne sur les fonctions physiologiques de ces parties : notre mésocéphale physiologique est une classe provisoire^ de rebut.

Les recherches, faites sur les corps striés et les couches optiques', ont donné des résultats bien incertains et souvent contxsadictoires. On ne saurait d'ailleurs s'en étonner, étant connue la situation de ces noyaux gris. Profondément situés au milieu de masses blanches, qui ont une importance physiologique énorme (comme la capsule interne), ces noyaux ne peuvent être excités ou enlevés, sans que ces parties voisines soient en même temps lésées, excitées ou détruites. Les injections interstitielles destructives, et les tumeurs ou lésions pathologiques, pourraient seules nous donner des indications sur la physiologie des corps striés, et des couches optiques; mais les résultats, absolument discordants, en présence desquels nous nous trouvons, démontrent que rarement ces noyaux peuvent être seuls intéressés par la lésion.

L'excitation électrique des corps striés au moyen d'électrodes bien isolées, enfoncées dans leur substance, ne détermine, en général, ni mouvements, ni phénomènes de sensibilité; on a signalé, par contre, dans quelques cas, la production de contractions généralisées, dans le côté opposé

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du corps; il est vraisemblable que, dans ces cas, Tezcitation avait atteint la capsule interne, voisine du corps strié.

Uextirpation des corps striés ne peut être pratiquée, sans qu'on blesse gravement les parties voisines. Les tentatives qui ont été faites, ont fourni des résultats absolument dis* cordants, comme d'ailleurs on pouvait- s'y attendre : on a signalé des troubles de motilité et de sensibilité, mais ces troubles : n^ ^nt constants^ ni qualitativement,v^m - quantita* tivement, et trouvent une explication vraisemblable dans les lésions concomitantes de la capsule interne.

La pathologie humaine ne fournit aucune donnée précise^* on a noté des hémiplégies, à la suite d'hémorragies du corps strié (rhémiplégie étant du côté opposé à la lésion), mais'.oa cette hémiplégie était permanente, et, dans ce cas, Thémor* ragie avait intéressé les partieâ voisines, et notamment la capsule interne; ou elle était essentiellement temporaire, quand Thémorragie n'avait intéressé que le corps strié.

Nous ' n'avons donc aucun renseignement précis sur les tondions des corps striés; nous n'en avons pas davantage sur celles des couches optiques. Uexcitation des couchn optiques ne provoque aucun, mouvement et aucune douleur. — Leur extirpation ou leur destruction donnent des résultats essentiellement variables, et on le comprend sans peine, puisque ces opérations ne peuvent être faites qu*en lésant les parties voisines. Les troubles moteurs et sensitifs, observés en pathologie humaine, dans lé cas de lésions des couches optiques, s'expliquent par l'envahissement ou ht compression des parties voisines par la lésion.

' Gn a prétendu que les couches optiques sont, che2 les mammifères, un centre coordonnateur des mouvements associés de la marche, du saut, etc. On a constaté, en effet, dans -certains cas, que ces mouvements associés, possibles après ablation dé l'écorce hémiisphérique, sont impossibles après ablation des hémisphères, y compris les couches optiques. Mais on a observé, d'autre part, des cas. dans «lesquels ces mouvements sont conservés, bien que les couches optiques aient été enlevées. *

* On a considéré les couches optiques comme jouant un rôle important dans la vision : on a constaté, en effet, dans l'expérimentation physiologique et dans l'observation cliniqlie, dans certains cas, des troubles importants de la vision (dans l'œil opposé), à la suite de -lésions siégeant dans la partie postérieure de la couche optique. Mais il ne-ÎBMitpas

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