LA PROTUBÉRANCE
ou sans blesser les parties voisines. Aussi, ne possède- t-on à ieur sujet que des indications provisoires.
L'ablation des tubercules bijumeaux du pigeon et celle des tubercules quadrijumeaux du chien et du singe déterminent une cécité absolue; Tablation unilatérale détermine une cécité absolue de l'œil du côté opposé, chez les animaux à décussation complète des fibres du nerf optique (pigeon et lapin), et une hémianopsie (suppression du champ visuel des 2 yeux, du côté opposé à la lésion) chez les animaux à décussation partielle des fibres du nerf optique (chien).
Si on sectionne l'axe nerveux, en avant des tubercules quadrijumeaux ou bijumeaux, Tanimal suit encore des yeux une lumière et les réflexes pupillaires (rétrécissement de la pupille, sous l'influence de la lumière et de l'accommodation) sont conservés; — si on sectionne l'axe nerveux, en arrière des tubercules quadrijumeaux ou bijumeaux, l'animal ne suit plus des yeux une lumière, et les réflexes pupillaires (sous l'influence de la lumière, mais non sous l'influence de l'accommodation) sont abolis. En clinique, on constate, dans l'ataxie locomotrice progressive et dans la paralysie générale, la suppression des réflexes pupillaires à la lumière, avec conservation des réflexes pupillaires à l'accommodation (signe d'Ài'gyl-Robertson), sans qu'il soit possible de déterminer le rôle des tubercules quadrijumeaux dans rétablissement de ce signe pathologique.
On a prétendu que l'excitation électrique des tubercules quadrijumeaux, chez les animaux, détermine des mouvements (contraction ou dilatation) pupillaires. 11 semble toutefois résulter d'expériences récentes, que ces phénomènes pupillaires se produisent seulement, quand l'excitation atteint par diffusion les noyaux d'origine des nerfs ocplo-raoteurs communs.
Nous avons fait rentrer, dans notre système médullaire physiologique, la protubérance. Nous rappellerons simplement ici que toute lésion paralysante, siégeant en avant de la protubérance, détermine une paralysie de la
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face et des membres du côté opposé, tandis qu'uiw^ lésion paralysante de la protubérance détermine une paralysie de la face et de la langue du même côté, &t une paralysie des membres du côté opposé, ou, comme on dit, une hémiplégie croisée.
Un animal qui a subi une section protnbérantielle de l'axe nerveux, peut encore se tenir debout et marcher s'il a conservé son cervelet); il ne peut ni se tenir debout, ni marcher, s'il a subi une section pré-bulbaire. — L'animal qui a subi la section inter-bulbo-protubérantielle pousse un cri bref, unique, sans expression, quand on l'excite; le cri est plus prolongé et comme plaintif, quand la section est faite immédiatement en avant de la protubérance; il est plus expressif, il est répété, quand la section est faite en ava^nt des tubercules quadrijumeaux.
Nous avons signalé, çà et là, la production de mouvements forcés. L'animal (lapin, p. ex.) qui a subi une lésion du mésocéphale, a tendance à donner à son corps une certaine position et à exécuter continuellement un certain mouvement, comme s'il y était contraint. Il en est de même, chez l'homme, sans que toutefois les phénomènes soient, à beaucoup près, aussi nets chez lui que chez le lapin.
On distingue des mouvements de manège, l'animal tournant en rond, comme dans un manège ; des mouvements en rayon de roue, l'animal tournant autour de son train postérieur immobilisé; et des mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal ou de l'axe transversal du corps (culbutes).
Ces mouvements sont généralement temporaires et peuvent passer d'un type à l'autre; on peut les considérer comme la conséquence de phénomènes d'irritation du système nerveux. On les a observés à la suite de la section incomplète, soit d'un, pédoncule cérébral, soit de la protubérance, soit des pédoncules cérébelleux :