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LE NERF TRIJUMEAU

ophtalmique, le nerf maxillaire supérieur et le nerf maxillaire inférieur.

La branche ophtalmique (on dit quelquefois la branche ophtalmique de Willis) est le nerf de sensibilité de la peau du front, de la paupière supérieure, de la racine et du lobule du nez, de la conjonctive, des voies lacrymales, des sinus frontaux, de la partie antérieure de là muqueuse nasale. — La section de ce nerf, dans l'orbite, abolit la sensibilité de toutes ces parties ; elle détermine en outre des troubles trophiques importants du globe de l'œil : au bout d'un temps plus ou moins long, la cornée s'opacifie et devient le siège d'une kératite, parfois ulcéreuse; la conjonctive s'enflamme. Les physiologistes ne sont pas d'accord sur la cause de ces phénomènes : les uns les considèrent comme démontrant l'existence, dans le trijumeau, de fibres trophiques, présidant à la nutrition normale des organes dans lesquels elks se terminent; les autres les rapportent à l'insensibilité de l'œil et à l'impossibilité, qui en résulte pour l'animal, de le protéger contre les chocs, les poussières, etc. (l'œil étant insensible, le clignotement ne se produit plus ; les larmes étant taries par la section du nerf, le lavage de la surface conjonctivale de l'œil est supprimé). Ces troubles trophiques ne se produisent généralement plus, à la suite de la section du nerf ophtalmique, si on dispose au-devant de l'œil un verre de montre, ou l'oreille du lapin, ou les paupières réunies par une suture ; ce qui semble bien établir que ce sont les agents extérieurs qui sont la cause déterminante des troubles trophiques. Sans doute, ces troubles ne se produisent pas, à la suite de l'ablation de la glande lacrymale (suppression des larmes) et de la section du facial (suppression du clignotement); mais il est possible que la vaso-dilatation oculaire consécutive aux sections du nerf ophtalmique (et qu'on n'observe pas à la suite d'une section du facial), soit une condition nécessaire do la production des troubles trophiques. — Les faits

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