LA VOIX HUMAINE
émettre un sujet, Vétendue de la voix, est en itooyenne de 2 octaves à 2 octaves 1/2, pour la voix chantée, et d'un demi-octave pour la voix parlée. Cette étendue correspond à des régions difîérentes de Téchelle musicale, suivant les sujets. C'est ainsi qu'on distingue les voix de :
Soprano pouvant donner de
Mezzo soprano pouvant donner de Contralto — —
Ténor — —
Baryton — —
Basse — —
1056 à 264 vibrations doubles^ 880 à 247 —
352 à no —
Pour chaque voix, quelle qu'elle soit, les résonances se font : pour les sons les plus graves, dans les parties inférieures de l'appareil aérien (voix de poitrine); pour les sons les plus élevés, dans les parties supérieures de cet appareil (voix de tête, ou de fausset)^
Le timbre de la voix dépend du nombre et de l'intensité des harmoniques. Le son laryngé est complexe ; on a pu y distinguer, au moyen des résonateurs, 6 et même 8 harmoniques, à côté du son fondamental. Ce son laryngé est totalement modiûé, au point de vue du timbre, par les résonances des cavités aériennes, grâce auxquelles telles ou telles harmoniques sont renforcées.
La parole se compose de sons musicaux, et de bruits produits dans le tube additionnel (pharynx, nez et bouche), se combinant, ou ne se combinant pas avec des sons laryngés. Dans la parole à haute voix, le son laryngé existe, on dit qu'il y a voix articulée; dans la parole à voix basse, le son laryngé n'existe pas, on dit qu'il y a voix chucholée.
Les cavités sus-laryngées jouent, dans la phonation, le rôle d'appareil de résonance; elles jouent un rôle essentiel dans la parole. Ces cavités comprennent des parties fixes (cavités nasales) et des parties mobiles (langue, lèvres, voile du palais). Les parties fixes sont des appareils de résonance et de renforcement; les parties mobiles produisent, par leurs modifications, les divers modes d'articulation.
Les modifications de forme des parties mobiles sont : tantôt de simples changements de forme, sans interruption de la colonne aérienne du tube additionnel, tantôt de véritables occlusions, qui arrêtent momentanément le courant d'air. Ces modifications se font surtout, mais non exclusivement, à certains niveaux, dits régions d^ articulation; ce sont :