DE LA GLYCOGÉNIE HÉPATIQUE
tolérance individuelle qui est très variable. Dans les expériences de Linossierei Roger, les quantités de sucre qui ont pu étre entièrement retenues ont varié dé 50 à 350 grammes. D'après Krauss et Ludwig, pren leus
200 grammes de sucre chimiquement pur sans présenter de la glycosurie. Un jeune homme de dix-sept ans, observé par M. Bouchard, pouvait ingérer et garder 600 grammes de sacchuroso distribués on plusieurs fois, dans une journée, © Mais si le sucre est administré par voie d'injection intra veineuse, en grande abondance ou avec une trop grande rapidité, on obtient 4 coup sûr la glyco surie, même quand on injecte du sucre assimilable comme le glycose. On détermine alors uno hyperglycémie intense, ot dans de parcilles conditions, nous avons vu le taux du glycose dans le sang, atteindre 4 à 6 p, 400. Butte, Gréhant avaient déjà fait des observations anal
Glycosuries nerveuses. — La glycosurie peut Etre obtenue, plus ou moins abondante, par un grand nombre de provocations dirigées sur le systhae nerveux. Le premier fait de ce genre ost dû à Claude Bernard qui obtintln glycosurie pur la piqûre du plancher du quatrième ventrieule, au-dessous de l'origine des nerfs vagues, On obtient le même résultat par des excitations portées sur les régions les plus diverses du système nerveux, Citons en parti eulier l'assommement (CI. Bernard), la piqûre des couches optiques, du pédoncule cérébral, des pédoncules cérébelleux, les lésions de la protubérance el des faisceaux antérieurs de la moelle (Schif}; excitation du nerf vague (CL. Bernard); d'un nerf mixte quelconque; du bout central du nerf déprsseur (Laffont; la section des nerfs vertébraux, la destruction du ganglion carical inférieur et des deux premiers thoraciques (Pavy)..… ete.
Toutes ces actions sont transmises au foie par trois sortes de rameaux fourais: par le pneumogastrique et notamment le gauche, par les nerfs phréniquesét par le plexus cœliaquo.
Claude Bernard enseignait et on a admis longtemps que ces nerfs agissaient en déterminant des actions vaso-dilatatrices. Mais cette théorie vasculaires fait place à la théorie des nerfs sécrétoires et on admet aujourd'huiguelé système nerveux agit directement sur la cellule hépatique, Morat apronté l'existence des nerfs glycosoformateurs en montrant que l'excitation des pet” mogastriques ou des splinchniques reste sans effet sur les chiens atrapinisés
Glycosurie asphyxique, — Dastre à établi que pendant Le cours dé lis" phyxie qu'on peut obtenir sur un chien en faisant respirer l'animal dans us de caoutehoue, le taux du glycose s'élève dans le sang et la glycosuriel se produiin
L'hyperglycémie et la glycosurie asphyxiques résultent assurément Ale l'excitation exercée sur le système nerveux par le sang surchargé dé COM faut voir dans ces phénoménes une expression de la solidarité qui aitacheli respiration et la consommation du sucre. Le besoin de respirer appelle lo/bét du combustible et l'asphyxie éveille au plus haut degré ces deux besoinsal naturellement associés. 4
Glycosuries toxiques. — Un grand nombre de substances, le la morphine, la stryehnine, le choral, l'acide tactique à hautes door, ete, déterminent une glycosurie passagère qu'il faut signaler en passant sans. appesantir. La glycosurie qui s8 produit chez les animaux curarisés serait plis intéressante si elle se rultachait, comme on le dit, à ce que les muscles paralyséen ne consomment plus de sucre. Mais cette interprétation doit étre inexsicte, ct
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