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CHAPITRE IN MÉGANISME DE LA SÉCRÉTION URINAIRE

Coup d'œil sur la structure du rein. — Pour bien saisir le mécanisut de la sécrétion urinaire, il est bon de rappeler les dispositions essentiellet de la structure du rein (Voy. fig. 145). Chaque tube urinifère commence jjaruné, de ces dilatations ampullaires connues sous le nom de capsules de Bowmanél embrassant un faisceau d'anses capillaires, le ÿlomérule de Malpight. Les flo mérules et leur capsule constituent les corpuscules de Malpighi.

À partir de son extrémité ampullaire, Le tube urinifére subit deshinflesions variées, donnant lieu aux sections suivantes : 4° le tube contourné (ce), te branche descendante, grêle, et la branche ascendante de l'anse de Henle{a}h 3° Le tube d'union (4.w); 4* le tube droit. Les tubes droits d'un certain, nombre)

MÉCANISME DE LA SÉCRÉTION URINAIRE. sn

de tubes convergent et se terminent à diverses hauteurs sur un tronc commu, le tube collecteur (rc). Les diverses parties du tube urinifre affectent, dans la substance corticale du rein, une distribution systématique qui donne & cette régionsa physionomie caractéristique. L'origine des tubes collecteurs, les tubes droits, les branches de l'ansé de Henle sont localisés dans les faisceaux diver-

4 lube d'union: 4e. ke, tubes collecteurs; rüdies, a,r; a, vaisseau alférent du glomérule omérule, se jetent dans le réseau général du

fournissant les oi im; €, valsseau ellérent du radiée issue de ce réseau.

Etuis qui émanent comme des irradiations de la substance médullaire et forment les pyramides de Ferrein, Les intervalles qui séparent les pyramides (a Férrein constituent le labyrinthe. C'est dans lo labyrinthe que les tubes Hntourriés ot les tubes d'union développent leurs sinuosités et que sont régu- Méement distribués les corpuscules de Malpighi. La disposition qui précède permet de circonscrire les lobules du rein. Chaque lobule comprend : un axe Enstitué par une pyramide de Ferrein, une enveloppe discontinus et cylin-

DS rer et ontre ces deux formations

gaine labyrinthique. L'épithélium du labyrinthe a des caractères bris ie 1 est formé de cellules eubiques dont le protoplasme granuleux tone | tient, avec un gros noyau sphérique, des corps réfringents disposés sous la forme de bätonnels à direction radiée, Partout ailleurs ere | et constitue un simple épithélium de revêtement. Dans le labyrinthe, si Caractères singuliers appellent l'idée d'une fonction.

Vascularisation du rein. — Dès sa pénétration dans le hile, l'artère rénale se partage en branches divergentes qui pénètrent dans la substance médullaire et, parvenues à la limite des deux couches, s'anastomosent à plein canal par des branches transversales, Ces anastomoses, situées sur le même plan, sont assem« blées dans un réseau général constituant la voûte artérielle (e.a). Colle émet les artères radiées (a.r), vaisseaux très déliés qui pénètrent entre les lobulcs élémentaires du rein, À leur tour, los artères radiécs émettenl sur toute l'étendue de leur trajet des branches transversales qui se résolvent dan un glomérule de Malpighi et en constituent le vaisseau afférent (a). Le glomérule lui-même donne naissance à un vaisseau efférent (e) dont le diamètre el inférieur à celui du premier. Le vaisseau eflérent du glomérule n'est pointunt veine, eur il va se jeter dans le réseau capillaire général du rein, et c'est dans ce réseau que se constituent les racines et les origines des veines rudéées (rh Les glomérules de Malpighi forment ainsi un vaste système de réseaux admirables, indépendant du réseau de la cireulation générale et superposd, en quelque sorte, à co réseau.

La physionomie du système glomérulaire s'achève encore dans l'inégalité des diamètres du vaisseau afférent et du vaisseau efférent, Celui-ci, pr #00 exiguité, introduit un motif de résistance qui augmente lu pression etraleatit le cours du sang dans le glomérule, Les circonstances mécaniques de Aa cireus lation glomérulaire deviennent ainsi très spéciales : résistance au cours di sang, pression forte, vitesse ralentie, grande surface d'osmose et toutes cescuts, ditions sont éminemment favorables à l’accomplissement des phénomènes de diffusion, L

En résumé, lu structure du rein comporte deux dispositions singuliüres£1lépi thélium à bâtonnels et la circulation glomérulaire, Ces dispositions sont éviden* mant liées au mécanisme de la sécrétion rénale et nous allons les voirintervetirs

Ce mécanisme a été interprété dans trois théories dont les deux premièrts sont imparfaites et exclusives,

La théorie de Ludwig, par exemple, fait surtout intervenir le gloméraleit considère la sécrétion urinaire comme une simple filtration. Les glomérules: agents essentiels de celte filtration, laisseraient passer le sérum Valbumine. Le sérum transsudé setraneformerait en urine, , dns son trajet leloné des tubes urinifères, par un échange osmotique avec le réseau capillaire 40 enveloppe les tubes. Dans cet échange, le sérum transsudé abandonneraïlüt l'eau au sang, tundis que le sang abandonnerait tous les principos diffusilles tels que les sels et les principes spécifiques de l'urine.

Cette théorie n'est point soutenable, cur une fillration par dialyse ne) pour. rail fournir qu'un liquide très pauvre en urée comme le sang, ét ne) pas compte de l'abondance de co principe dans l'urine.

Dans la conception de Kuss, la sécrétion urinaire comprend deux aëtés = {UE

transsudation du sérum sanguin dans sa totalité h travers les glomérules ; 2° la …résorption de l'albumine pendant le trajet du sérum dans les tubes urinifères. | Cette théorie est passible de la même objection que la précédente. Elle est d'ailleurs en opposition absolue avec les faits, car il n'y a pas d'albumine dans . les glomérules.

La théorie de Bowmann réunit aujourd'hui lous les suffrages et doit être - exposée avec quelques détails. La sécrétion urinaire comprend deux opérations … distinctes et indépendantes : 1° la sécrétion des principes spécifiques de l'urine par l'épithélium du labyrinthe qui s'imprègne de ces principes et les attache gèrement dans une combinaison instable ; 2* la sécrétion de l'eau et des les glomérules. L'eau issue de cette inssudation circule dans los tubes urinifères et entraîne au passage los prines fixés par l'épithélium.

Rôle de l'épithélium dans la fixation de l'urée et de l'acide urique. ILest mis en évidence par les faits suivants ; .… 4° Dans lo roin dos oiseaux, les cellules de l'épithélium à bâtonnets contiennt des cristaux d'acide urique (Heidenhain). 2° Dans le rein des escargots, on peut assister à la fixation de l'acide urique dans les cellules à bilonnets où il apparaît sous forme de globes cristallins logés ns des vacuoles, et dont le volume va croissant jusqu'à leur élimination définitive (Girod).

3° Si, pendant plusieurs jours, on injecte de l'acide urique dans les veines d'un in (0%,4 dans une solution de pipérazine), on trouve dans le rein des sphéro= d'urates contenus dans les collules épithéliales où libres dans les tubes urinifères (W. Ebstein et Nicolarer).

4° Le rôle de l'épithélium peut se manifester indépendamment de la pression 4 uine et en dehors de toute filtration glomérulaire. Le rein de la grenouille se préte bion à la démonstration de ce fait, car l'appareil glomérulaire ct l'appail épithélial sont desservis par doux syetèmes distincls de vaisseaux. Les érules dé Malpighi dépendent de l'artère rénale, tundis que l'épithéest arrosé par le sang de lu veine porte rénale qui est une branche de “laveine fémorale. Or, si on lie l'artère rénale et si, par conséquent, on supprime a fonction glomérulaire, on n'empêche point la sécrétion de l’urée, Celle-ci, n effet, se retrouve dans l'urine si on l'introduit dans la cireulation pur injeeintraveineuse. Il n'en est pus ainsi du sucre ou des peptones, qui ne sont lus éliminés pur le rein dès qu'on n lié l'artère rénale, %° Les expériences instituées par Heidenhain sur les mammifères démonavec une égale clarté le rôle de l'épithélium à bâtonnets et son initiative ns le choix des principes spécifiques de l'urine, Si on injecte dans le sang d'un animal (chien ou lapin) une solution peu conirée de sulfate d'indigo, le rein et l'urine présentent une coloration bleue a lusion des autres tissus ou organes. Le rein a donc sécrété le bleu d'in- Pour préciser le siège de cette sécrétion, Heidenhain supprime le passage V'eau, c'est-à-dire la fonction glomérulaire, 11 suffit pour cola d'abaisser la artérielle par une forte saignée ou par la section sous-bulbaire de la le, où bien encore d'établir une contre-pression par la ligature des Sur les animaux ainsi préparés, la sécrétion urinaire est suspendue ; or, l'on procède à une injection de bleu d'indigo, les préparations du rein ne lais-

d'eau froide ou de glace, soit en administrant des substances médicamenteuses capables de produire la vuso-constriclion où la vaso-dilatation. L'influence du froid a été étudiée en particulier par Wertheimer et par Delerenne. Le premier de ces expérimentateurs a neltement démontré que l'application du froid sur la peau d'un chien entraîne la constriction réflexe de lous les vaisseaux du rein, constriction qui s'affirme par les changements invorses de lu pression artériolle qui s'élève et de In pression dans la veine rénale qui s'abaisse. En regard et en corrélation de cette action vaso-conatrictive, Delezenne a constaté dans un grand nombre d'expériences que le débit des uretères subit une diminution très Ces résultats sont en contradiction avoc d’autres travaux, comme ceux de Lambort; mais dans les expériences que nous examinons ils se sont toujours its avec une elle constance et une telle régularité qu'on ne saurait douter de leur direction. Les divergences observées sur ce point viennent d'ailleurs à l'appui de la théorie mécanique de la dialyse rénale, car le froid produit souvent des effots secondaires comportant des actions vaso-dilatatrices accompagnées d'une hypersécrétion urinaire.

L'influence vuso-motrice des substances médicamenteuses n'est pas moins démonstrative. 11 résulte des recherches récentes de Bardier et Frænkel que, parexemple, l'antipyrine, qui selon tous les eliniciens ralentit considérablement Ja sécrétion urinaire, produit en même temps une vaso-constriction très éner… gique. Inversement, le salicylate de soude détermine, dèsles premiers momentsde son administration, une diurèse très abondante en même temps qu'une action “uso-dilatatrice très intense. Il en serait probablement de méme de toutes les substances diurétiques.

Effets dés changements de la pression artérielle. — La sécrétion urinaire diminue quand on abaisse la pression artérielle par des signées, par la section de la moelle au-dessous du bulbo, ou par l'excitation du bout périphérique du nerf vague. Elle augmente quand on élève la pression, soit par la compression de l'aorte dans la région lombaire, soit par l'excitation d'un nerf sensitif.

Pour tous ces faits, si on recueillait simultanément les variations du volume du rein et de l'excrétion urinaire, on obtiendrait des courbos parallèles.

Compression de l'artère et de la veine rénales. — Ce sont la des actions mécaniques dirigées de manière à arrêter la sécrétion urinaire. La ligature ou a compression, soit de l'artère, soit de la veine rénales, empêchent la filtration élomérulnire parce qu'elles entraînent l'anémie du rein ou qu'elles arrêtent la tireulation dans cet organe.

Effets d'unecontre-pression opposée à la tension glomérutaire, —Si l'on place mn mianomètre à mercure sur le bout central de l'uretère, la colonne de meréure s'immobilise et la poussée urinaire s'arrête à l'instant précis où la pression dans Wuretère devient égale à la pression artériolle (Ludwig, Heidenhain), A co moment, le sang des glomérules, sollicité par deux pressions égales etcontraires, Shorne à continuer son cours sans rien laisser transsuder, Il n'y a pas de füt plus propre à montrer que Ja dialyse glomérulaire est exclusivement Fübordonnée aux conditions mécaniques de la circulation du roïn. Il est d'autant plus démonstratif que, dans bon nombre de glandes, la pression déve loppée dans le canal exeréteur par l'insertion d'un manomètre sur le bout central excède sensiblement la pression artérielle et témoigne par cet excès, de la part de l'épithélium dans la poussée sécrétoire, Dans lo rein, le rôle de

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