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ORIGINE DES ÉLÉMENTS DE LA BILE

comme nous allons le voir, un caractère accidentel, L'extirpation du foie, chez oiseaux, n'entraîne pas liclère et la production des pigments biliaires est ntièrement supprimée (Stern, Minkowski et Naunyn).

Ces principes sont donc directement formés dans le foie eton peuten réaliser synthèse directe par un mélange de fragments de foie, d'hémoglobine et de ose où de glycogéne (Klein, Hoffmann). On voit que les hydrates de carbone encore indispensables à la production ir vitro des pigments, comme ils à celle des acides biliaires ; mais ici il faut encore ajouter de l'hémo=

et cette circonstance fait entrevoir la solution qui va être développée ments biliaires ne préexistent pas dans le sang, mais ils dérivent par 0xya dupigment sanguin. — Les faits qui suivent mettent cette proposition hors

Toutes les conditions qui libèrent l'hémoglobine dans le sang par la des-

el des globules rouges sont accompagnées d'un accroissement dane la

des pigments biliaires, et cet accroissement peut être constaté soit

sur lesanimaux porteurs d'une fistule biliaire, soit par l'examen des

es qui ne tardent pas à présenter la réaction de Gmelin, La mise en liberté

moglobine peut étre obtenue de bien des manières : il suffit d'introduire

injection intraveineuse des substances capables de détruire les globules

de J'euu distillée (Tarchanoff, Hermann); des acides biliaires

de l'ammoniaque, du chloroforme ou de l'éther (Nothnagel'; du sanguin emprunté à un animal d'une autre espèce (Landois).

Au lieu de réaliser la libération de l'hémoglobine attachée aux hématiés,

La D nodneion, des pigments biliaires est encore obtenue si on fait

£ un chien de grandes quantités de sang défibriné (Naunyn et Nasse}.

deuxième jour qui suit l'ingestion on trouve les pigments dans l'urine, l'état de bilirubine, soit à l'état d'urobiline.

ucoup d’autres faits viennent témoigner d'une manière plus directe

de la formation des pigments biliaires aux dépens de l’hémoglobine,

ontles phénomènes consécutifs aux épanchements sanguins, dont on peut

aisément toutes les phases, quand ils ont lieu dans le tissu conjonclif

utané, Les colorations successives de l'ecchymose reproduisent tous les

d'une réaction de Gmelin et trahissent les phases de l'oxydation lente l'état de biliverdine.

qu'on trouve au cours de la régression d'un épan-

Ms complétement identique à la billverdine (Jalé,

sus de l'ecchymose peut être directement obtenu par des injections ées, soit de sang défibriné (Quinke), soît d’oxyhémoglobine cristalberger). Ces opérations ont été faites sur le cheval et ont mis

en évidence la dérivation sanguine des sels biliires. de la cholestérine. — Contrairement aux autres éléments de la cholestérine préexiste dans le sang; on la trouve encore dans la subs veuse, dans le sperme, le lait, la sueur, les œufs, la laitance de On la trouve enfin dans les végétaux, Elle paraît donc constituer t de désassimilation qui se formerail surtout dans les foyers de

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prolifération cellulaire. En tout cas elle ne procède pas de l'alimentation, ets même on l'administre directement par les voies digestives, on ne la retrouve pus dans la bile (Doyon et Dufourt). Les paroïs de la vésicule biliaire conti. buernient aussi & sa production (Naunyn, Krausch, Doyon et Dufourt), On peut done conclure qu'elle affecte tous les caractères d'un produit de désassimuilation doni l'élimination est assurée par le foie.

Quant aux sels minéraux de la bile, il est à peine besoin de dire qu'ils préexis tent dans le sang et qu’ils ne trouvent dans le foie qu’une porte de sortie.

Rôle de la cellule hépatique dans la sécrétion bilinire. — L'aclios de la glande hépatique dans la sécrétion de la bile est ainsi bien établit et nous savons la part qu'il faut faire à son œuvre de synthèse dans lt const tution des sels biliaires. Le foie produit de toutes pièces les acides et les sels biliairos, et si l'on considère la nature chimique de ces principes, om mit qu'ils résultent surtout d'un processus d'oxydation comportant une série complexe de réactions exothermiques. Selon la judicieuse remarque de Dustre, cs réactions contribuent évidemment pour leur part à la thermogenèse si intenss dont le foie est Le siège et à laquelle il doit sa température ei élevée. (La température du sang des vaisseaux eus-hépatiques excède d'au moins & degré température du sang qui pénètre dans le foie pur la veine porte.)

La question ne se pose plus de savoir si le foie est anatomiquement une glande double et si la production de la bile a, dans cet organe, des agéals distincts de ceux qui président à l'élaboration du sucre et de l'urée. La diversiti des opérations chimiques qui s'accomplissent dans le foie prouve seulementls multiplicité des aptitudes et des fonctions dévolues à lu cellule hépatique Ur ces fonctions ne sont pas exclusives l'une dé l'autre, ot la distance qu'on mise entre elles n'avait pas d'autre fondement que la surprise des physolo gistes devant la découverte de la glycogénie hépatique. De là la coneüplion, admise par CL. Bernard lui-mème, d'une glande biliaire juxtaposée à unie glande #lycogénique, conception justifiée, il faut le dire, par les apparences dit anatomio encore inachevéo. Mais on sait aujourd'hui que l'appareil bibisire se poursuit jusqu'au contuet des cellules hépatiques et les enveloppe Année initial de canalicules d'une extréme finesse et complètement dépourpus d'épée thélium. Le système des vaisseaux biliaires revél done partout les caradt d'un instrument d'excrétion et il se diepose pour aller recueillir la bien foyer même de sa production, c'est-a-dire dans la cellule hépatique, Cet élément, demeure ainsi l'instrument unique de toutes les fonctions chimiques dufoiss

Rôle de la veine porte ct de l'artère hépatique dans la sécrétion biliaire. — Cette question trahitencore, chez ceux qui l'ont ouverte, un £oule spécialisation analogue à celui que nous venons de traduire, On 4 coutume, d'exprimer la différence des fonelions attribuées aux deux vaisseaux du foie dam une formule sommaire, et on dit que l'artère hépatique serait le vaisseau nutri7 if du foie, tandis que la veine porte en serait le vaisseau fonctionnel | Les cp xiences que nous avons racontées sur co point, à propos de l'origine des produit aotés de l'urine (page 400), ne permettent pas d'adopter une séparalién aise) formelle dans les attributions de ces deux vaisseaux, Mais la question resté obscure ot peut-être un pou oiseuge, en sorte que nous nirions pas au delà & À nous n'avions à retenir quelques faits précis sur le rôle de l'artère et de la veine porte duns la sécrétion de la bile. 1s sont dus à Rohrig,.qu£

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