OOIO
liOOIlSO
OiOOlSfl
l|VU^Vvv
OiOOSOlO
Les nombres de la première colonne sont le résultat direct de Tt xpériencei en les multipliant par 0^000589, gui exprime ia puissance réfractiye de Pair, on obtient les nombres de la deuxième colonne, ou n'— 1, ensuite, pour obtenir les indices de réfraction, il suffit d'^outer Punlté et d'extraire la racine carrée. '
En comparant ces nombres, on en peut tirer les conséqueneet sulranlet :
10 On ne découvre aucun rapport entre les nombres qui représentent les puiasances réfTactives des gaz et ceux qui représentent leurs densités^ car ces nombres croissent tantôt dans un même ordre, tantôt dana un ordre ioTerse.
^ La puissance réfractive d*un mélange est égale à la somme des puissancet réfractives de 99$ élémenls. Par
exemple, Pair étant composé de 0,91 d'oxygène et 0,79 d*azote, on trouve que là sommé des puissances ^éfta^ tives des éléments est 0,09084, qui diifère très-pêede Tunité. M. Dulong a fait aussi des expériences directei sur plusieurs mélanges artificiels, pour vérifier ce résultat qui servait de principe à ses recherches.
S» La puissance réfractive d'un composé gazeUi est tantôt plus petite, tantôt plus grande que la somme (lei puissances réfractives des composants. C'est en M ee qui résulte du tableau suivant dans lequel là première colonne représente les puissances réfractives observées, et ta seconde les puissances réfractives calculées (Tàprès les éléments constitutifs en tenant compte des eoiileosslions qu'ils éprouvent.
CHAP. U. — DIOPTRtOUfe Ou RÉFACTION DE LA LUMIÈRE.
t>Ul6SAN(JËS liâFRACTlVËS DES FLUIDES ÉLASTIQUES COMPOSÉS.
Momt Jet gai.
Pniit. réfraci.
obaerTëet.
Ammoniaque 1.809
Oiyded*azote 1.710
Gainitreux 1.030
Eau 1.000
Gaz cblor-oxy-carb ». 5.950
Éthêr mnriatiqne , . 5.790
Acide bydrocyaniqde . . ; . ; 1.591
Acide carbonique • . i I.8i0
Acide bydrocblorique 1^597
PiiÏM. rëfract.
calculées.
i.fl(t 1.489 0.979 0.935 5.7S4 5.899 1.651 1.547
Excès de l'obs.
suir le calcul.
o.ols
Let différences sont trop sensibles pour qu^on puisse les attribuer à des erreurs il*obserYa(ion, et il est impossible de supposer qu*e1les tiennent à un défaut de pureté dans les gax, parce que Ton connaît Thabilcté de M. Dulong et la scrupuleuse exactitude qu*il apporte dans ses préparations.
4* Le pouvoir réfringent d^une substance à l^état ijqoide est plus grand que le pouvoir réfringent de la même substance à Tétat gazeux^ Ce principe, qui avait été autrefois établi sur des expériences directes par MM. Arago et Petit {jinn. de chim. et dêpf^s,, t. 1, pag. i ), se trouve de nouveau confirmé par les résultats de M. Dulong. En effet, le pouvoir réfringent du «•rbure de souft'e par Hipport à Tair est égal à si pais^ sance réfracUvepar rapport à Pair, 5,179 divisée par sa densité 9,644, ce qui donne 1,ÔS9; le carbure de soufre liquide a une densité 1,965, et son indicé de réflraction est 1,678, sa puissance réfractive absolue est doné 1,816, et son poiîvoii* réfringeilt absolu 1,458. Mais Pair ayant une puissance réfk^ctive absolue de 0,090588 et une densité par rapporta Teau de 0,001 999, a«i podTOir réfringent abseta est 0,455. Par esffiséquefit le pouToir réfringent du carbure de soufre liquide par rapport à Pair est 1,458 divisé par 0,455 ou 5,176. Ainsi le carbure de sotlfk^ à un pouvoir réAringent plus grand que 5 à TéUt liquide, él plus {wUt que 9 à Tétat gaxeinu
U»TIftiM4
88t. Ptoprtéiêê générûiei dés têntîlM.^Ut lentilles sont des corps diapharieé , qui ont la propriété d*aiig- Benler ou de diminuer la convergence des faisceaux de lumière qni les travtBrsettt.
IfoosnedevonsétudiericiquelesIsii/Iffof^pAénVtfes, c*est^à-dire celles dont les surfaces sont des plans ou 4es sphères, parce qu*elles sont i peu près les èedles qui entrent dans la composition des divers instruments d*opliqve $ M reéte les lentilles emptiqueé, pnrabàtiquéé,
f^lindHqUeè, etc., présenféfit des Résultais aliilogties.
En combinant de toutes les manières possibles lèé stfffâces p!anes et spbéHques , oH ii« peut îottatt ^ue Mi tenillles diff§rentes.
La pfemièfe (flg. 652) est la lentille M-eoHVBûfè, fdrtnée de deux Surfaces sphérlques, corivéxeé, dont Ut rayons sont égaux ou Inégaux.
La deuxième (flg. ^it) est la lentille ptan-cOntéifià.
La troisième C/I^. 654) est le ménisque coneergent; elle est formée par deux surfaces sphérlques, Tune concave et t*aiitre cotitete, le rayon de la première étant plus ^rand que le rayon de la seconde.
La quatrième {flg. 655) est la lentille bi-concavê.
La cinquième {(ig. 656) est la lentUle ptàn-eoncavè.
U sixième enfin (flg. 657) est le wîénisque divergent; elle est formée par deux surfaées sphérlques, Tune concave et Tautre convexe, le raj^on de la première étant plus petit que le rayon de la seconde.
Les trois premières sont i bords irûnchànts et tàn^ vetgentes.
Les trois dernières sont à bords largeê et dtvergmUès.
Uaxe d'Une lentille est la ligne mathématique d o" qui joint tes deuk centres de courbure de ses deux sur-» feces; pour les lentilles plan-concaves et plau-conirexes; raxe 0 p est la perpendiculaire abaissée dil tentrê de courbure sur le plan*
Pour déiàontrer que leé lentilles ont dès fiy^rê, réeU où ttriueiê, nous prendrons d^abdrd nne lentille d*itne épaisseur indéfinie tournant sa convetlté vers un poini lumineui I, situé sur sofa àxe. Joit ê â (flg. 686), un rayon incident, c ^ la îtor maie au pohit d'incidence, et di\é rayon réfracté qui vient couper l*axe au point i; désignons par ir,^, s, tel angles qui otat leurs lodimèté aux points s, c, i et qui s'appuient sur l^arc a d\ (lar B, r, fk tes dislaUèeé de ces ftolhls au point a, e'éstà-dire aé.ûé^aii enfin |>ar p et ^, lés angles d'incidence et de réfraction s dpeièdi. Tous ces angles sont supposés assez petits pour qu'on puisse tes prendre pour leurs sinus ou pour leurs langentes, et, eil représentant
par n f indice de réfraction de la lubsUnce de la len* une, it etl facile de Toir que Ton a d*abord ;
En éliminant p et q au moyen de ces trdU relaliona, Ton obtient :
qui devient
ad , n,ad ad
lorsqa^on tubstitue les tangentes au lieu des angles, puisque Tare a d peut être considéré comme une ligne droite perpendiculaire à a «•
Ce résultat étant indépendant des angles d^inddence et de réfraction , il en résulte, que sous les conditions que nous ayons admises, tous les rayons émanés du point a, qui tombent sur la lentille, vont ensuite après la réfraction se couper au même point i de Taxe à une distance m. Il y a donc là un foirer par réfraction, et ce foyer sera réel s'il est réellement le point de concours des rayons, et viriuel s*il est seulement le point de concours de leur prolongement.
U parait facile de discuter la formule précédente dans toute sa généralité , mais , pour en faire mieux apprécier les résultats, nous la discuterons en supposant que la lentille soit de verre : alors , n étant égal à 1„ cette formule devient :
UVhËVt.-OPt!Q0Ë.
lentille ; on peut le vérifier par des appticalîeii attié^ riques ou par des constructions graphiques.
Nous avons trouvé la formule précédente en nf^ saut la lentille convexe du côté du point huiten; mais il est facile de voir, par une constractkm tode, qne, pour rappliquer à une lentille concave, U PÉÊkk changer le signe de r , en conservant la eoodilien fie les valeurs positives de m indiquent ses foyers fédi.
Ces principes |>osés , nous pouvons exan'uier naiitenant ce qui arrive aux lentilles ordinaires, I detnnrfaces courbes, dont Tépaissèur peut être négligée.
Soit un point lumineux « (ftg. 059) situé m Taie d*une lentille biconvexe; si cette lentille avait me épaisseur indéfinie , la distance b' du poiot de cmcours des rayons incidents serait donnée par U fo^ mule
b'^itn 2r'
lo Pour b^ 00, on a ffi:=3 r; c'est-à-dire que si le point lumineux est à Tinfini, ou si les rayons incidents sont parallèles à Taxe , le point de concours a lieu à une distance qui est triple du rayon de courbure de la lentille. De plus, la valeur de m étant positive, le foyer est réel.
3* Pour 6=9 r, on a mn= »; c*est-à-dire qne le point lumineux se rapprochant depuis Pinfini jusqu'à 9 r, le foyer s'éloigne depuis 3 r jusqu'à l'infini.
S* Pour 6 < 9 r, on a pour m une valeur négative; c'est-à-dire qu'alors le foyer est v/r/ue/^ la lentille n'est plus assez efficace pour rendre ses rayons convergents dans son intérieur; ils restent alors divergents, et c'est leur prolongement qui va concourir sur l'axe, mais en dehors de la lentille et au delà du point a, comme il est facile de le voir.
' 4» Si Ton donne à b des valeurs négatives , cela signifie que les rayons incidents sont déjà en étal de convergence, et les valeurs que l'on en déduit pour m donnent le nouveau point de convergence p'us rapproché que la réfraction leur donne dans l'intérieur de ta
6 , n et r étant les mêmes que tout à l'heure; aais, presque au sortir de la première surface, les rayooi réfractés vont rencontrer la deuxième pour passer à verre dans Pair, et leur nouveau point de coicoan aura lieu à une distance m donnée par la formule
dans laquelle f^ est le rayon de courbure de la deaûèae surface, et n' Tindice de réfraction du verre par rapport à l'air, en sorte que ^'^-zî •ur q^^ >! f<^ ^^
remarquer que le premier terme eat ici affecté du sigse motisa', parce que ^ a nécessairement des vaieon k signes contraires , lorsqu'on le considère par rapport à la première ou par rapport à la deuxième surfooe delà lenUlle.
En éliminant b' entre ces deux équations, et ea sel-
tant --au lieu de n', oa arriveà larekitioosaivaBte:
qui donne m au moyen de 6, r, r" et is : solvant fK la valeur de iti est poaiiive ou négative ,- le foyer est réd ou virtuel.
Si ron suppose 6= o» ,et si Ton déaigoe par /la valeur correspondante de m, il en résulte
Cette valeur de /, ou la distance focale des rsysai parallèles, est ce que l'on appelle \b diêtance ficaie principale d'une leniaie. On est alors conduit aux
CHAP. n. — DiOPTRfQUE OU RÉFRACTION DE LA LUMIÈRE.
ses
<leiti éqttatiottt
{n-Dir'^ry m"
qui reDfèmMDt toute la théorie det lentilles.
En diteutanl la première, il est facile de Tolr que la Taleur de / est toujours positive pour les lentilles con- TergenCes, et toujours négative pour les lentilles di- Tergenles; d'où il suit que le fljirer principal est réel pour les premières, et virtuel pour les dernières. En e0el«
Lentille bl-convexe, r=:+,f^= —,/==+ PUn-convexe, r = +, 1^=: « /= +
Ménisque convergent, r=+,r'=+,/=+ parce que
Lentille bi-concave, r= — , r'= +,/==- Plan-eoncave, r= -y= • ,^=—
Ménisque divergent, r=-y=z -,/=— parce que
Quant aux valeurs absolues de A il est facile de les calculer, lorsqu'on connaît r, r' et «. Réciproquement , /et is étant donnés, on peut déterminer le rapport des deux rayons de courbure.
En discutant la seconde des équations précédentes, on voit que
& ss 00 donne m=zf b=:1tr m=zltf
^=^ ffi=-/
rétidiats qtt*il est facile d'interpréter d'après ce que noua avons dit précédemment à l'occasion des miroirs , ci qnll est facile aussi de vériaer par l'expérience, soit au BM^yen de la lumière solaire, soit au moyen de la lumière d'une bougie.
Dans ce qui précède, nous n'avons considéré que des peints lumineux situés sur l'axe de la lentille , mais nous allons flaire voir que les mêmes formules s*appliquent aussi aux points qui sont situés bors de l'axe, sous It eondilioB que les aseê êecondaires correspondants ne fessent que des angles très-petits avec l'axe principal ; ou appelle axe secondaire la ligne menée par le centre de la lentille et par un point quelconque, pris bors de l'axe principal. Soit $ (fig. 660) un point lumineux, êat Taxe secondaire correspondant, « <f et s <f des rayons arrivant à la lenliUe et réfractéit par elle ; tous ces rayons viennent concourir au même point / de l'axe secondaire , et les dislances a s et a / que nous désignerons par 6 et m sont liées entre elles par la re-
/étant la distance focale principale de la lentille. En effet, rapportons les points « et / en s" et Z'', en sorte que Ton ait aussi a 9^' ^=h^ a f' ^an^ les triangles at9f\attf' pourront alors élre considérés comme des triangles rectangles en s" et en <". Considérons le rayon incident « d et son rayon émergent d % : soient tf et if les points où ils coupent l'axe, \/ et m' les distances correspondantes a s' et a <'; ces distances sont évi* demment soumises à l'équation :
et, si la première équation est vraie, comme nous l'avons admis, il en résultera :
Or, il est facile de voir que cette équation est en effet exacte, car en désignant par v l'angle des deux axes, par â;' et s' les angles ds' a, <f ^ a, on a
, ad, s/, tt'
d'où
iang.x' m' iang. w! b^ tang. z' m
tang. si b* tang. v "b—l/tang. v ^m'^m
En égalant les deux valeurs de — ^' ^ qui
tang. Mf
tent de ces trois dernières équations, l'on a
-,d'oùl+± = b m
m(b -b') ce qui démontre l'exactitude de l'équation
appliquée à l'axe secondaire êat.
Le champ de la lentille est mesuré par l'angle que peuvent faire les axes secondaires sans cesser de donner des images suffisamment exactes.
Tandis que Vouverture de la lentille est l'angle sous lequel elle est vue du foyer principal, cet angle ne peut pas , en général , dépasser 10 ou l!2«. Quand cet angle est plus grand, il y a aberration de sphéricité, c*e8t-âdire que les rayons qui tombent vers les bords de la lentille ne concourent plus exactement avec ceux qui passent près du centre.
11 résulte de ce qui précède qu'un objet s s' (fig* 661),
mMYh
sur la surface 4*uqe «p|idre ^yaqt son centre fin a, donnerait une |ma§(e renvertéfi ||^-nçtt§ tur la lurfac^ / f il*une autre sphère pjMt le même centre, 4iffsl , 1» oi^ets font des ifnafes 9u fpyer des lentillef comme au foyer des miroirs , et, vus du centre optique de la titille, Timdfe et Tol^et »ont vus «pus U miM^e an^l^. Soit V cet aojfle , ^ et ^ lei ip'gndeurs {absolue* de l'objet et de son image, il çit facile 4t ypir giw l'on a ;
^ = m Umg/v, à'oîn ^ '■
{.orsque les obj^ sont tr«s^l||iiéa, i «|( (rè«iBrr»o4 par rapport à /; et la fèrmule devient
Ainsi, Tangle moyen du soleil étant de 51', son image a 9 millimôires au foyer d*i9pe lentille de f mHre lie distance focale priiicipale»
Quand les objetf ne sont pai tris-élojgnés, oo peut
remplacer iang. v par sa valeurj^, et la formule devient ;
Il serait Inutile de chercher ici \e$ foyers des lentilles cyUndriques, nous avons seulement représenté n^n de ces lentilles dans la figure «00 pour montrer que rimage d'un faisceau parallèle est sensiblement une Ul^ droite parallèle h l*aie du cylindre.
588. Lentiiieê de Fresnel. — Fresnel est parvenu à construire des lentilles de diverses formes au moyen desquelles la lumière des phares est projetée sur la mer à la distance de douxe ou quinze lieues , avec-assex d*éclat pour indiquer aux navigateurs leur position précise , et signaler ainsi les écueils ou les dangers de la côle. Cette application a une si haute importance, et elle a été faite avec tant de succès , qu*il nous a semblé nécessaire d'en donner ici une idée. La figure 666 représente une lentille annulait^ coupée par le milieu ; elle se compose d*nn segment de sphère a autour duquel on dispose plusieurs anneaux b, c, d^ dont on voit la coupe 1/ <f d' (/Ig. 665). La figure courbe de ces anneaux est calculée pour que chacun d'eux ait le même foyer / que le segment a ; en sorte qu'un fanal étant placé en /*, toute la lumière émise sur la lentille par chaque point forme , après l'avoir traversée , un large faisceau qui est presque parallèle, car il le serait rigoureusement si tous les points lumineux du fanal pouvaient être rigoureusement à la distance focale principale. L'afi^ibiissement de l'intensité n'ayant lieu qu'à raison de la divergence des rayons d'un même faisceau , et à raison aussi de la divergence des axes des
différents faiaeeMix, il en résulte qu'il est ici |§| ^^^ dérable , et qu'on peut éclairer par conséquent à une (distance très^rande. On pourrait croire au premier Itbord que def lentilles ordinairef donneraietit le mène fivantage ; mais , comme nous l'avons remarqvé , lei lentilles ordinaire oe peuvent avoir qu'qne ou?e|iaie de 19 ou 15* , tandis que les anneaux de la lentille de fresnel «ont calculés pour que son ouverture puisse atteindre plus de 40 degrés ^ en sorte qu'elles raïqèiient dans U même direction neuf fois plus de lumière, nus IBompter qu'étant beauconp plus minces, elles en absor* |>ent beaucoup moins. C'est d*après ces prineipes, m\i en variant lef formes dep verres réfringents, et eq leur finprimant des mouvements de rotation réguliers, que Fresnel a fondé un nouveau système d'éclairage dont 1| supériorité est maintenant reconnue par toutes les pois- •ancès maritimes de l'Europe. Nous indiquerons seulement la construction des fènsf de porté et celle des fimx tournante du premier ordre. La figure 007 représente un fim de port* La lumière est donnée par dk lampe d^Argant qui brûle 45 grammes d'huile à ilMare; la mèche a deux centimètres de diamètre, et la Hsone 5 centimètres de hauteur. Tous les rayons sont ranenés dans la direction horixontale , soit par réfracUoD, soit par réflexion. Le système réfringent se compose de dnq anneaux superposés m, dont la surftice extérieaie a une courbure convenable «et le système réfléchissant se compose de huit anneaux prismatiques p, cinq en haut et trois en haa , lêUI^ et disposés de telle sorte que la lumière éprouve sur ieurr gmtdes faces une réflexion totale, tasdii qu'elle entre et sort par les aatres faces sous une petite obliquité. Par cette cooilHittison , toute la lumière est ramenée dans une coodie presque horixontale et d'une petite épaisseur, et elle se projette avec le même éclat vers tous ies poinU del'lioriion. Mais, par un système additionnel mobUe, qei est représenté en ips sur l*éiévatioo eC tur le plan (/^. tH^t Fresnel produit des éeléte périodiques qui se reooivel' leut réguHèroment^ par exemple, trois fois par mints. Ce système mobile se compose de deux lenlilles efttadriques vertieales aupporcéoa par le plateau s , fii sst mis en mouvement par un pi4ds aa moyondeseaiMnages /", le plateau iul-mésne repose sur dss galsus qui empéelMttt les Irotlemesits $ les ieulilies «t sal aussi leur fofer âu mHieii de la flfiuie, et pat lier OMstrueCiofi, ehaeuue d'dies samèM dans un ssui Iriiceau parallèle une portion eonsidérubie de la taoiiN. Ainsi, M y a dsux segments de l'horifoa 4|ui sent Ism* coup plus éelairés que le reste) i'obsenraleur ^ •• tHmve sur un de ees points rs^^t une vive ImailN, mais, la lenUlie qui lui donne «et éclair eentinuaat ses mouvement de rotation , il y a un instant d'éclipsé jmqu** ce que la ienlille suivante ait été raaMaée éssi cette direction. On comprend combien II importe de varier les effets de cette nature, et pour porter plss loin la lumière, et pour que les feux voisins saruae même côte puissent être ik^\n§\îh les uns des aatrd
CHAP, ffl. — DÉCOMPOSfTlON HT REGOMPOSITÏON DE LA LUMIÈRE.
IMF U» périodes dififârentet tf e leurs éclipses et de leqrs éçlaU.
Pour les fçuxd*UQ ordre plus élevé, les dislances focales doivent être plus grandes, et il serait trop difiicîle de travailler des anneaux de verre d*un diamètre sySsant ; alors on y supplée en composant le système réfriogent fixe de lentilles cylindriques horizontales pareilles à celle qui est repré entée dans les fif^ures 669, 670 et 671. Ces lentilles, au nombre de 52, sont ajustée» de manière à former un prisme à 32 pans qui remplace le système circulaire précédent.
La figure 662 représente un feu tournant du premier ordre. Ici, la lumière est produite par 4 mèches ooiiceiitriques qui )>rûlent 750 grammes d*huile par heure. Le système réfléchissant est fixe , et le système rélirlngent entièrement mobile. Le premier se compose
de miroirs de verre 4Umés; ils spnt disposés ep tii| comme on le volt sur la figure , formant 8 étages supérieurs et 5 étages inférieurs. Pour former le cercle de chaque étage, on emploie des pièces pareilles, en nombre plus ou moins grand ; chaque pièce est trâ-> vaillée de manière à présenter la courbure de la sphère osculatrice d*un paraboloTde de révolution, ayant la flamme pour foyer, et une ligne horizontale pour axe, comme on le voit dans la figure 664. Toute la lumière qui tombe sur les miroirs est donc réfléchie horizontalement. Le système réfringent est formé de 8 lentilles annulaires a pareilles à celle de la figure 666 , portées au moyen de tiges de fer sur lé plateau s, qui est mis en mouvement comme dans le cas précédent.
Le tableau suivant contient les principaux résultait relatifs aux feux des différents ordres.
des feiu,
des nièchef.
Quantité (l'huila MBv sommée tn une heure.
756 gr.
HautMiir
delà flanne.
9 etiiL
Piaaiè(r«
delà flanme.
. 9eeal.
Portée des feux.
6 à 18 lieuit 7à 9 -* 5 à 7
On sait que la portée des feux , ou la distance h laquelle ih sont visibles d*un point donné de Thorizon de la mer, dépend de la hauteur à laquelle ils sont placés^ car , pour un observateur élevé de 5 mètres , le cercle 4e rhorixoD réel est à environ 8000 mètres ou 2 lieues, et la distance augmente comme la racine carrée de Télèyaiion , de telle sorte qpe pour 500 mètres il est de ^ lieues.
CMPITRE III.
Décomposition ot Recomposition do la lumière.
$89. féQ lumière blanche df& soleil est composée de raytme diversement colorés. — Pour démontrer cette proposition fondamentale , on forme d'abord le spec^ tre solaire par les procédés que nous avons décrits {/l^, 641) , et qui sont reproduits dans la figure 672 : m est le miroir métallique ou le por/e-/umtére adapté au volet de la chambre noire ; o est Touverture du volet dans laquelle on dirige le faisceau de lumière solaire j elle a 1 ou 3 centimètres de diamètre; p est le prisme réfringent; t est le tableau sur lequel on reçoit les images. Avapt de mettre le prisme , l'image directe est ronde et sans couleurs ; elle se f^rme en^. Au moyen
du prisme, Timage réfractée est oblongue et colorée ^ elle se ferme en r ts, c*est le spectre solaire. La figure représente le tableau t rabattu et vu de face pour mieux montrer les effets.
En variant cette expérience ^ il est facile de constater les résultats suivants : 1» parallèlement aux arêtes du prisme, la largeur du spectre est toujours égale au diamètre de riraage directe qui serait reçue à la même distance ; 3« perpendiculairement aux arêtes , la longueur du spectre dépend de Pangle réfringent du prisme et de la nature de la substance.
Pour démontrer le premier résultat, il suffit de répéter Pexpérience avec des prismes différents*
Pour démontrer le second , Ton peut employer le prisme variable, qui est représenté dans la figure 67S. Le pied p et les deux bouts b et b' sont en cuivre , tandis que les deux faces /'et/*' sont des lames de verre montées dans des cadres de métal ; Tune d*elles est fixe , Tau tre est mobile , et peut-être parallèle ou inclinée à la première sous des angles différents. Cet appareil substitué au prisme f de la figure 673 ,n*imprime d'abord aucune déviation au faisceau direct, ce qui prouve le parallélisme des deux côtés dans chacune des la mes /'et P] uiais , lorsqu*on y verse un liquide transparent, on voit à rinstant le Misceau se dévier et se décomposer. Ensuite, on fait varier a la fois la déviation et la coloration , en inclinant plus ou moins la face f sur la face f. Pour faire voir ensuite que la longueur di| spectre dépend de la nature de la substance du prisme , on peut d*abord verser successivement divers