‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 242 sur 341 · GHÀP. III. -^ COULEURS DE LA LUMIÈRE POLARISÉE · texte numérisé non relu

GHÀP. III. -^ COULEURS DE LA LUMIÈRE POLARISÉE

1*au(re tn dénooi, de #or(« qu*ilt reitent perpeiKiieakiires entre eut. On peul (obtenir oette polariialion reetangulaire , loit à ralde dé deux pelltet pilea employéet dans rexpérieiice de M. Arago, aoH avec deux lamee dont lei axée tontdiipoidet rectangulalreoieni, soitenfin avec une eeuie lame ortstalliiée. Houf ne eoneldérerone que ee dernier eaa, les deux auire« présentant des pbAnomènee abeolament analogues «

» Pour diviser la iumltre en deux faisceaux qui se croisent sons un petit angle et qui puissent ainsi faire naître des franges , l^appareii des deux miroirs est gé* oéralement préférable i Técran percé de deux fentes , parce qu*ll produit des franges plus brillantes ; Il a d^ailleurs Ici l'avantage de donner immédiatement aux deux faisceaux la polarisation préalable nécessaire à MKrc expérience : Il suffit pour cela que les deux miroirs soient de rern non étamé , et inclinés de 9B^en' Tlron sur les rayons incidents; Il faut avoir soin de les Boircir par derrière pour détruire la seconde réflection* On place près d'eux, dans le trajet des rayons réfléchis et perpendicttlairement à leur direction, une lame de snlfiatede cbaux ou de cristal de roche, parallèle a l*axe, d*un ou deux millimètres d^épaisieur, en inclinant êê section principale de 4S* sur le plan de la pola^ risation primitive, que nous avons supposé horizontal. L*appareil étant ainsi disposé , on ne verra qu*an seul groupe de franges au travers de la lame, comme avant son interposition, et il occupera la même position. Mais, si Ton met devant la loupe une pile de glaces inclinées dans un sens horizontal ou vertical , on découvrira de chaqoe c6té do i^upe central un autre groupe de franges, qui en sera d'autant plus éloigné que la lame cristallisée sera plus épaisse. Remplace-t-on la pile de glaces par un rhomboïde de spath calcaire , dont la section principale est dirigée horizontalement ou verticalement. Ton voit, dans chacune àeê deux Images qu*il prodoit, les deux systèmes de fk-anges additionnels que llnterposlfion de la plie de glace avait fait naître ; et II est à remarquer que ces deux images sont complément Uires l'une de l'autre, c'est-à-^ire queles bandes obscurci de rnne répondent aux bandes brillantes de rautre.

• Ifoos voyons dans cette expérience une nouvelle confirmation des principesdémontrés parles précédentes. Les rayons qui ont éprouvé des réfractions de noms contraires nepeuvent s*lnfloencef , parce que, sortant de la aaéme lame, dans le casque nous considérons maintenant. Ils se trouvent polarisés suivant des directions rectangulaires; en conséquence, les groupes de droite et de gauche ne peuvent exister , à moine qu'on ne rétablisse l'influence mutuelle de ces rayons en les ramenant à un plan commun de polarisation ; c'est ce que fait l'hrterpositidn de la pile de glaces ou du rhomboïde. Les franges ainsi produites sont d*autant plus prononcées que les deux faisceaux de noms contraires qui concourent à leur formation sont plus égaux en intensité ; et voilà potfrqaol la direction de la section principale du rhoml>oïdt* qui fait un angle de 46^ avec Taxe de la I

lame est la plus favorable à Tapparition des franges. Quand la section principale du rhomboïde est parallèle on perpendiculaire à celle de la lame, les rayons ré« fractés ordinairement par la lame passent en entier danf une image au lieu de se partager entre les deux , et toue les rayons extraordinaires passent dans Tautre image i en sorte qu'il ne peut plus y avoir interférence entre *eux; et les groupée additionnels disparaissent : chaque image ne présente plus que les firanges qui résultent do nnierférence des rayons de même nomi c^eat-à^diro odies qui composent le groupe ceotrah

• Ces deux groupes de franges additlottiMll^ que présentait la lumière polarisée dans la première position du rhomboïde fournissent un des moyens les plos précis de mesurer la double réfraction et d'en étudier la loi« En effet , leur position excentrique tient à la diflirencf de marche des rayons ordinaires ci extraordinaires qui sont sortis de la lame; et l'on peut Juger du noaibre d'ondulations dont les rayons extraordinaires du faisceau de droite lont restés en arrière des rayons ordi* naires de gauche par le nombre de largeur de ffangee comprises entre le milieu du groupe de droite et celui du groupe central. On détermine encore mieox cette différence de marche , en mesurant l'intervalle oompria entre les milieux des deux groupes extrêmes , qui est le double de leur dislance au milieu du groupe central. C'est la lumière blanche qu'il est le plus commode d*ett« ployer dans ces sortes d'observations : d'abord | parce qu'elle est plus vive; et, en second lieu , parce qu'elle rend la bande centrale de chaque groupe plus facile à reoonnailre. Comparant ensuite l'épaisseur de la iamo à la différence de marche observée , on en coneUil le rapport des vitesses des rayons ordinairee et extraordinairest >

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