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Tous let noinbr«« coDleDOt dent cê Ubliau né sont pas les résulCaU immédiaU de reipériMca , parea qu^il ii*a pat (oujourt été posaibla d'opérer «ar dat épaiataurt exactes de '/«« V»* V» millimètres , etc.; maia alors let nombres correspondant à ces épaisseurs ont été obtenus par des Interpolations entre des nombres voisins.
Les eipériencee sur Thulle de ooIm ont été faites dans des tubes formés par des plaqaee de sel gemme) mais, quand Tépaisseur de Thiiile dépasMit trois mil-* liBiétres , Il était indifférent de feroMT la tube avoe du ▼erre ou avec du sel.
Après avoir constaté que Teau distillée agit sensible* ment , comme Teau salée , il a été iadle de raoounaltre qu^nne couche d*eau, deO millimètres , produit le mémo tthi, qu'elle soit enfermée dans en plaquas de ad ou qu'elle le soit dans des plaques de verre.
Tous les résultats sont eorrigéa do la perte qui résulte des deux réflections extérieure et intérieure s Tin* tensité du faisceau incident étant représentée par 100 , et il se réduit en réalité à 92,3 par Teffet de la réflection.
Pour les cinq substances , on voit que Pabsorptlon est déjà très-considérable pour une épaisseur de '/, millimètre , et qu'elle est d'autant plus grande que la température de la source est moins haute.
L'absorption totale augmente d'abord rapidement
avee répaiseeur , mais elle lembla tendre vers uns limite, oar, en ajoutant des épaisseurs €oasidéraUsi,l« faisceau transmis conserve A peu près la même ialen* site; Il en résulte que le flux de chaleur de cliaque sovrce est composé d^éléments trèr*dlvereemant abserbiMct) les uni n'exigeant que de trèa^faiblea épaisseur* poir être eomplétement absorbéi ; les autree exigeant àm épaisseurs plus grandes ; leo autree , enftn , ponvaat rf aliter à Tabsorption. Mais , cette composiUon de ta o^ leur rayonnante est variable avec la nature de ta soerei qui la produit ; les sources de baïae tompératuri vfnL en général , une plus grande proportion d*élémsaUi)H aorbebles, du moins quand l'absorptlos se fait par ioi aubstancea eomprisea dans le tableau,
486, DMfrman$iê ou ik»rmm^êmê> — lersqu*»* examine la composition de la cbaleur , Mm plus eo fX^ mésle et d'une manière absolue ^ mais d*mie manière r^ lative et par rapport aux milieux qu'elle traTerae,oaod conduit A cett« conséquence importante, laTOir; §m raction des corps diathermanes sur la chaleur est analogue , en général , à l'action que les corps transpareatt et colorés exercent sur la lumière. En effet, ce qui earactériseles milieux colorés, c'est d'exercer de préféreaee leur absorption sur telle ou telle couleur \ en sorte, f»^ exemple , que , si un verre ne laisse passer que le roafe simple, un autre verre pareil qu'on mettrait derrière lai
CHAP. I. — PROPAGATION DE LA CHALEUR
n^alMorlMrail presque rien , tandis qu'un verre violet ne laiMfiraU presque rien passer : si les verres colorés, au lieu de rendre simple la lumière qui les traverse , lui laissent au coniraire des teintes composées • on obtient encore des résultais analogues, mais dont Tanalyse est un peu plus compliquée. Nous allons voir qu'il en estvde même des corps diathermanes. Examinons d^abord separement les 5 substances du tableau précédent : dès que la chaleur en a traversé une épaisseur de 5 ou 6 millimètres , elle est épurée ou thermanUée pour chacune de ces substances { non*seulement elle devient plus apte à les traverser , mais elle n'éprouve plus de leur part que de très-faibles absorptions ) si bien qu'une nouvelle épaisseur de la même substance agit alors sur le faisceau (bermanisé presque comme le sel gemme agit sur toute espèce de chaleur, ou comme un verre rouge agit sur de la lumière colorée qui vient de traverser unaulre Terre rouge. Si maintenant sur un faisceau thermanisé par une substance on fait agir une autre substance dia- (hermane , voici ce que Ton observe : le cristal de roche, par exemple, agit sur la chaleur qui vient de traverser le verre à peu près comme il agirait sur de la chaleur naturelle , c'est-à-dire qu*il en absorbe une partie considérable et que cette absorption diminue rapidement à mesure que Tépaisseur augmente. Le verre agit de même sur la chaleur qui a traversé le cristal de roche ; ces deux substances agissent donc sur la chaleur comme deux verres de nuances dififérentes agissent sur la lumière , bien entendu , toutefois, que Tun n'absorbe pas tout ce que l'autre laisse passer. C'est à cette propriété que possèdent les substances différentes de choisir dans la chaleur des éléments différents pour les absorber, que M. Melloni donne le nom de dtathermaniie : nous proposons de l'appeler simplement thef-manisme ; d'appeler ihermanisanieê les substances qui choisissent ainsi des rayons distincts pour les absorber de préférence; et d'appeler chaleur thermanisie celle qui a été modifiée par les substances thermanisantes, comme on appelle lumière colorée celle qui a été modifiée par les substances colorantes. Ainsi , le sel gemme est diathermaue, et non pas thermanisant , puisqu'il n'absorde rien; et la chaleur qui l'a traversé reste chaleur naturelle, c'està-dire non thermanisée, puisqu'elle possède tous tes éléments absorbables. D'autres substances pourraient être moins diathermanes que le sel , sans être thermanisantes j il suffirait pour cela qu'elles absorbassent en même proportion tous les éléments divers de la chaleur aaturelle. Enfin , toutes les sources ne donnent pas nécessairement de la chaleur qui doive être appelée cha* leur naturelle ; il peut y avoir des sources dont la chaleur soit thermanisée , comme il y a des flammes dont la lumière est colorée ; les sources mêmes dont nous nous sommes servis dans ce cas, puisqu'une même substance thermanisante n'agit pas de la même manière sur les chaleurs qu'elles émettent. Il faudrait même se garder de conclure d'une manière absolue que la chaleur qui provient des sources les plus chaudes est tou-
jours celle qui contient le moins d*éléments absorbables; car M. Melloni a constaté récemment que le sel gemme, convenablement enfumé à la flamme d'une bougie , absorbe en plus grande proportion la chaleur qui émane des sources les plus chaudes.
Enfin , tout semble indiquer qu'il n'y a réellement aucune lumière chaude, ni aucune chaleur lumineuse, car , en combinant convenablement des substances thermanisantes, eomme par exemple, le verre vert et l'alun, on arrive à absorber presque toute la chaleur, sans presque atténuer l'éclat de la lumière, comme on parvient en sens contraireavec des verres noirs, ou du cristal de roche enfumé « à absorber presque toute la lumière du soleil , en laissant passer une proportion considérable de sa chaleur.
Nous ajouterons encore que , dans les combinaisons ou superpositions des substances thermanisantes, Teffet produit doit être indépendant de Tordre de superposition $ ce qui est confirmé par Texpérience.
4S7. Réfraction de la chaleur. — On dispose sur un support uu prisme de sel- gemme {fig. 821) , et, à quelque distance, une lampe Locatelli; on cherche la direction du faisceau lumineux émergent, lorsque la déviation est minimum (853); cela fait, on place des écrans et l'on dispose l'axe de la pile sur la direction des rayons réfractés par le prisme; alors l'aiguille du thermo-multiplicateur est déviée dès qu'on baisse les écrans ; et elle est encore déviée dans le même sens lorsqu'à la lampe on substitue la spire de platine , la plaque de cuivre à 400* , ou même le petit cube rempli d'eau bouillante ; puis elle cesse de l'être si l'on tourne un peu la pile pour la faire sortir du faisceau réfracté. Donc , les chaleurs de ces diverses sources sont réfractées par le sel de gemme, et leur indice de réfraclion n'est pas très-différent de l'Indice de réfraction de la lumière.
En opérant sur la lumière du soleil avec un prisme de sel qui donne un spectre bien étalé , on peut étudier la vraie composition de la chaleur solaire ; on démontre ainsi qu'elle contient des éléments de réfrangibilités trèsdifférentes , les uns étant aussi réfrangibles que la lumière violette , et les autres beaucoup moins réfrangibles que la lumière rouge; de telle sorte que le maximum d'effet du spectre calorifique se trouve au-delà du rouge; on démontre encore qu'en général les substances thermanisantes absorbent de préférence les rayons les moins réfrangibles, et laissent passer les plus réfrangibles. Or, comme elles absorbent aussi de préférence la chaleur des sources les moins chaudes , il en résulte qu en élevant la température d'une source, on augmente la proportion des rayons calorifiques les plus réfrau* gibles.
On comprend que les spectres solaires produits avec des prismes de diverses substances ne peuvent pas offrir la même distribution de la chaleur, puisque œs substances absorbent des éléments différents; celle remarque suffi! sans doute pour expliquer les divers résultats que