‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 269 sur 341 · NOM DE ^ANIMAL · texte numérisé non relu

NOM DE ^ANIMAL

Tortue. • • • Id

Tortue Geometrica.

Id. . .

Rana Venlricosa.

Iguana. • , .

Serpent. . . .

Id

Id

Requio

Bonite , au cœur

Id.f dans les muscles intérieurs.

Truite commune

Poisson volanU

Huitre commune.

Limaçon. . . •

Ëcreyisse.

Crabe. •

Scarabée. • • • Yer-luisant. • • Blatta orientalis.

Grillon. . . .

Guêpe

Scorpion. . • .

Julus

SlTlBPillTUBB

■R DBomis cunoiàiis

Amphibiêê.

Poiiêonê.

MolluêquBê*

Cruêiacés.

Insecieê.

AKBUm.

VMV M L'OBSIITJITIOII.

Enroer;laUt. 3o37'N.

Colombo.

Cap de Bonne-Espéranee.

Colombo.

Kandy.

Colombo.

Id.

Id.

Id.

Enmer;1ati(.8*35'II.

Id.: UUt. !• 14' S.

Id.^ Près Edinboarg.

Enmer;laUU6*57'lf.

Près de Colombo.

Kandy.

Colombo.

Environs de Kandy.

Kandy.

Id.

Id.

Id.

Cap de Bonne-Espérance.

Kandy.

Id.

Id.

Remarques. Pour les amphilneê, le nombre qui se trouve dans la colonne de la température ambiante est la température de i*air; pour les poissons, Tbuttre commune et le crabe , c*est la température de la mer.

On voit que les oiseaux sont de tous les animaux ceux dont la température est le plus élevée; les mammifères occupent le second rang; viennent ensuite les amphibies , les poissons et certains insectes; la dernière classe comprend les mollusques et les crustacés , qui sont sensiblement à la température ambiante , ainsi que les vers sur lesquels on a Jusqu'à présent fait des expériences.

La bonite offre un exemple remarquable ; la mer étant

1 37,2 la fempérif dre de la bonite s^esl trouvée de 97*^ au coBur , et de 57,3 dans les muscles intérieurs 5 le cœur est très-près de la surface.

506*. Quantiiéê de chaieur produitee par diven animaux. » Ces quantités de chaleur peuvent être déterminées par le calorimètre,. et MM. Lavoisler d de Laplace n'avaient pas manqué d'appliquer leur laaim ment à ce genre de recherches. Dulong a employé un autre moyen , qui est sans doute le plus précis et le phss ingénieux que Ton puisse imaginer; son beau IraTiH sur ce si^et n^est point publié, et nous ne pomroM donner ici qu'une idée générale de son appareil et de ses résultats. L'animal que Ton soumet à l'épreuve est

CHAP. n. — CÀLORIMÉTRIE.

enfermé , fort ï son aiie , dani une caisse en cuivre mince, qui est plongée dans une grande masse d*eau; Tair nécessaire à la respiration lui est fourni par un gazomètre; les produits de la- respiration sont conduits au dehors; ils sortent à la température de la masse d'eau ; ils sont recueillis et analysés. L'expérience dure environ deux heures, et par Télévation de la température del*eau, on Juge, après avoir fait toutes les corrections, quelle est la quantité de chaleur qui a été fburnie par ranimai en expérience. Dulong a déterminé ces quantités de chaleur avec une grande précision sur des individus de différentes espèces, Jeunes ou adultes, carnivores ou ft'ugivores. Ces animaux n'ayant ft sou£Frir ni gène ni fatigue , on conçoit que s'ils perdent de la chaleur à chaque instant, il faut qu'à chaque instant ils en reproduisent en égale quantité, et nous allons voir par quels moyens.

Causes ptincipaleê de la chaleur des animaux. — L'air qui a servi à la respiration est altéré comme l'air qui a servi à la combustion. L'oxigène s*est en partie combiné avec du carbone, pour former de l'acide carbonique; donc, il se fait dans les poumons une véritable eombustion. Quand Lavoisier eut fait cette découverte, la chaleur animale ne fut plus un mystère : on en vit la source dans le phénomène de la respiration. Cependant , il faut mesurer cette source et savoir si , à elle seule, elle compense exactement les pertes; c'est ce qo*a fait Dulong. Après avoir déterminé, comme nous venons de le voir , la quantité de chaleur perdue par un animal dans un temps donné, il a cherché la quantité de chaleur produite par la respiration. L'air qui est fourni à l'animal est mesuré par le gazomètre , les altérations qu'il éprouve sont données par l'analyse. Voici ce qu'elles sont : 1* Il sort plus humide; 2* une partie

de l'oxigène est remplacée par de l'acide carbonique ; 3» une autre portion de l'oxigène disparaît ; 4<» l'azote n'éprouve que de faibles variations. Admettant que l!oxigène qui est passé à l'état d'acide carbonique s'est réellement combiné avec du carbone pendant l'inspiration, ou après avoir élé absorbé, on peut calculer la quantité de chaleur qui en résulte. Admettant ensuite que la quantité d'oxigène qui a disparu s'est combinée avec de l'hydrogène pour former de l'eau , ou peut pareillement calculer la quantité de chaleur qui en résulte. La somme de ces deux quantités de Qhaleur représente certainement toute la chaleur que la respiration peut produire, or, cette somme représente, dans certains cas , les *;,• de la chaleur perdue par l'animal , et, dans d'autres cas, les %o seulement. Tel est le résultat curieux auquel Dulong a été conduit. Il parait donc qu'il y a dans les animaux, outre la respiration, quelque autre source de chaleur. Il reste à savoir si elle se trouve dans les sécrétions diverses qui se font à chaque instant, ou si elle est plus cachée et dépendante de inaction plus ou moins énergique du système nerveux. 507. Mélanges réfrigérants, — Nous avons déjà indiqué la cause générale du froid qui se produit dans les mélanges réfrigérants. Si, en même temps qu'il y a fusion dans ces mélanges , il n'y avait pas d'action chimique dégageant de la chaleur, on comprend qu'il suf« firait de connaUre les capacités des éléments et les quantités de chaleur latente pour calculer d'avance le degré de froid que Ton peut obtenir avec des éléments donnés : mais la question est trop complexe pour qu'il soit possible à présent d'en faire l'analyse; nous nous bornerons donc à rapporter les moyens pratiques de faire les mélanges réfrigérants les plus usuels.

Page 1