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CH\P. I. — DE LÀ CHALEUR TERRESTRE

pea sinueuses; (ont semble indiquer qu^elles ne fqnt que de (rès-petiles excursions de part et d*auire des tropiques.

Zone de 35o,5 à 90o. -* Celte zone embrasse des latitudes très-différentes : Alger, qui se trouve à peu près sous le méridien de Paris, est un des points qui 8*avancent le plus vers le nord, et l'on reconnaît déjà dans les lignes isothermes qui avoisinenl 20o une tendance à être c^oovexes vers le p6le dans leurs points qui correspondent au centre de i*Burope.

Zéne de 30<> à 15o. — Cette zone passe par les côtes de France sur tout le littoral de la Méditerranée par une latitude moyenne de 43», et ensuite elle se rabaisse, ioU à Test vers Nangasaki et les côtes du Japon, soit à l'ouest vers Natcbez, sur les bords du Mississipi auprès du golfe du Mexique.

Zàne de 15o à lO^. — Si Ton prend encore dans cette zone les villes de France dont la température moyenne est de 12 à 13o, on voit que leurs latitudes sont plus grandes que celles des points de même température, soit à Test comme Pékin, soit à Pouest comme Cincinnati, New-Tork et Philadelphie. Aussi, dans la zone tempérée, ft latitude égale, le climat d*Europe est plus chaud que les climats de TAsie et de PAmérique.

Zone de 10 d 5o. — En comparant les températures moyennes de Fayetteville et de Copenhague, celles de Québec et de Stockholm, celles de Kendal et de Berlin, on reconnaîtra de plus en plus la différence qui existe entre le climat du méridien de Paris et les climats qui sont à Test et à Pouest de ce méridien.

Zone dé 5 à Oo. — Il est à regretter que Pon ne possède pas dans cette zone quelques séries d*observations

dans la Sibérie et dans le nord de PAmérique. Ces observations seraient d^autant plus intéressantes quelles permettraient de tracer avec quelque précision les limites où va s'éteindre la végétation. Cependant, celte bande parait comprendre les latitudes de 60 à 70<>.

Régions polaires. — Les diverses expéditions qui ont été faites vers le pôle boréal, dans ces dernières années, ont fourni un grand nombre d'observations précieuses, desquelles il semble résulter que la température du pôle lui-même serait comprise entre 25 et 30^ au-dessous de zéro.

Températures moyennes des jours, des mois et des saisons, températures extrêmes et climats* — Les climats sont caractérisés, en ce qui dépend de la chaleur, et par la température moyenne de Pannée et par les variations que la température des Jourss des mois et des saisons, peuvent éprouver. On peut dire que le climat est brûlant dans la zone torride, chaud dans la zone de 23o,5 à 30o, doux dans la zone de 20 à 15o, tempéré dans la zone de 15 à loo, froid dans la zone de 10 à 5<>, très-froid dans la zone de 5o à 0, et glacé dans la zone dont la température moyenne est au-des* sous de 0. Mais, les climats qui appartiennent à la même zone ou à la même ligne Isotherme doivent se distinguer entre eux; et nous proposerons d'appeler : climats constant^, ceux qui n'offrent pas de grandes différences dans le cours de Pannée entre les extrêmes de la chaleur et du froid; climcUs variables, ceux qui offrent d'assez grandes différences; et, d'après Bufifon et M. de Humboldt, nous appellerons climats excessifs ceux qui offrent de Irès-graiides différences. Le tableau suivant offrira un exemple de cette distinction.

Température

moyenne de l'année.

Température

moyenne du mois

le plus chaud.

Paris. .

Londres.

Hew-York 12, 1

Pékin • . lî, 7

Température

moyenne du mois

le plus froid.

Nonit des lieux.

FQDchal 20, 3 24, 2 17, 2

Différenoes.

Saint-Malo 12, 8 19, 4 5, 4 14, 0

FuDchal a un climat constant : ce caractère appartient presque toujours au climat des Iles.

Saint-Malo, Londres et Paris offrent un exemple de climats variables, tandis que New- York et Pékin ont évidemment des climats excessifs.

Il suffit de réfléchir un instant sur Pinfluence prodigieuse que la chaleur et le froid exercent sur tous les êtres organisés pour concevoir que, à température moyenne égale, les productions ne peuvent être les mêmes dans les climats excessifs et dans les climats coBstanta ou variables.

Ce n*est pas seulement par ces distinctions tranchées que les climats peuvent être caractérisés : s'il suffit de quelques degrés de froid de plus pour faire mourir les plantes et de quelques degrés de chaleur de plus pour faire mûrir les fruits, il est évident au^si que l'époque et la durée des grandes chaleurs et des grands froids sont des éléments indispensables à la connaissance des cli* mats. Ainsi, les observateurs ne doivent pas songer seulement à déterminer les températures moyennes de Pannée et les températures moyennes des mois les plus chauds et les plus froids , mais ils doivent parvenir

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enfin & déterminer lâ distribution dé la chaleur dtmi tout le cours de l^année, et, pour cela, les observa* lions journalières sont nécessaires. Ces ôbsenrâtionl une fois faites. Il ne reste plus qu*à les combiner d*après de bonnes méthodes pour arriver aux tempe-»

ratures moyentieé dM JêHfi, ÛH mots et «es uIsom. Nous ne terminerons pas eet article saos rappoHer encore, d*après M. Arago, les extrêmes de chaleur et is fhild qui ont été observés à l'Observatoire de Paris (i». nuuité du ênrmu déê Lên§ùu4i$$, \M)*

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