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Ainsi , dans cee réglons, sur les llaDca de ces «wUgnes , non moina predigieuses par leur épaisseur qoc par leur élévation, le décroissement de la lempératire n*est pas uniforme ; en voH qu*!! est le plus peut psiiible entre 1000 et 5000 mètres. Cette couche de TsIbisphèreest, soua réquatear,la région habiluelle dei nuages ; c*est là fue les vapeurs , plus oo moios eoadensées, absorbent en plus grande proportion la chaleur solaire» et Ton ne doit pat s^étonner que cette région soit en eflPet moins refroidie que celles qui S|lpa^ tiennent à un air pur et plus transparent.
Les observations qui ont été faites dans nos diotU donnent encore des nombres trèa*diMreats : dans isq ascension aérostatique, M. Gay-Luaaae a trouvé 174 mètres d'élévation pour un degré d'abaissement 9sst les Alpes on trouve 140 à 150 mètres, dans les Pyréeén de 258 à 125 mètres. Oo peut admettre en moyenascs* vlron 200 mètres pour les régions équatoriales , st mtiron 170 à 180« dans nos laUtudes.
509. Umiiê dêê nêig^ê p9rpétnHks.^n noes rsUt A examiner maintenant quelles aont, dans Issdifsit climats, les hauteurs auxquelles il faut s'élever psar trouver sur les flancs des montagnea eeite limite de if
CHAP. !. — DE LA CHALEUR TEtlRESTRE.
paration entre les cimes toujours neigeuses et les terres qui reçoivent les rayons du soleil, du moins pendant quelques semaines, et qui peuTenl produire une végétation plus ou moins active. On avait cru pendant longtemps que là où comm«{ncent les neiges éternelles , la température moyenne de Tannée est essentiellement la tero|)érature de la glace fondante ; mais M. de Humboldt a démontré par Pexpérience qu*il n*en est point ainsi , e( les observations de M. Léopold de Buch sur les neiges perpétuelles de la Norwêge et de la Laponie Ont donné k cette vérité une pleine conArmation. Dans la tône torride, ft la limite des neiges, la température moyenne de Tair est de 1» 5 au-dessus de léro : tandis qu*en Korwège, entre 60 et 70« de latitude, cette température moyenne s^abaisse à 6 degrés au-dessous de zéro. Il n>st pas difficile de se rendre compte de ce phénomène ; car, suivant la remarque de M. de Buch , la limite des neiges dépend surtout de la température des mois les plus chauds de Tannée ; elle s*élève quand cette température est plus haute, et s*abaitfse quand cette
température est moindre. Or , là (empéfattre des mois les plus chauds dans un Heu déterminé , dépend et l^état plus ou moins pur ou plus ou moins brumeux d^ Tatmosphère, de la nature et de Tincllnalson du sol, des vents auxquels il est exposé , etc. ; et Ton conçoit que, toutes choses d^ailleurs égales, la limite des neiges sera d'autant plus relevée que la masse des neiges lerà eile-mème moins étendue.
Un pic de petites dimensions qui prendrait naissance dans une plaine pour s'élancer dans les airs Jusqu'à la région des neiges aurait toujours veN son sommet des mois d'été beaucoup plus chauds qu'un massif énorme qui , après s'être refroidi pendant Thiver » peut réagir plus longtemps sur l'air tempéré qui Tenveloppe en été, et déterminer au loin un abaissement de température plus ou moins sensible.
Nous avons rassemblé dans le tableau suivant lei principales observations qui ont été faites jusqu'à présent sur la limite des neiges perpétuelles^ depuis Téqua<^ teur Jusqu'aux latitudel de 60 à 70*.
LalUade et nom dt Tobsêrvatear.
Oà 10« M.delumboldt. .
M. Pentland.
14 à lO'^
10 à io M. de Humboldt. .
M. Wcbb.
49 à 45 Engelhard! et Parrot.
Ramond
45 à 46 M. Wahlenberg.