TEMPÉRATURE
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du poiot de rosée.
de la vapeur.
du point de rosée.
de lavapeir.
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Le principe de la condensation se trouve réalisé dans les trois hygromètres suivants :
VhXgrotnètre à capsule se compose d*un thermomètre et d*une petite capsule de plaqué d*or très-mince {fig, 849). On verse de Téther sulfiirique dans la capsule, Févaporalion qui a lieu refroidit à la fois Véther, la capsule et le thermomètre. On observe la température à rinstant où Tor se ternit, c*est la température du point
de rosée; la force élastique correspondante est écnteisr réchelle du thermomètre.
Vhygromètre à virole d'or {fig. 850) est moias mbarrassant pour les voyages : c^est un simple tberntmètre à réservoir cylindrique, mince et allongé, po^ tant au milieu de sa longueur une virole d*or qui joist bien sur le verre; de chaque cOté, le réservoir est cobvert de foile fine; on y verse Téther, et Ton obserfs li
CHAP. n. — DE L'AIR ET DES VAPEURS ATMOSPHÉRIQUES.
tenpératnre à Tinstant où Tor se ternit; le flacon d*étber est contenu dans la botte du thermomètre.
Vhxgromètre de Daniel est représenté dans la âipire 851. Il se compose d*un tube recourbé, terminé par deux boules : Tune a en verre noir , et Pautre b en Terre ordinaire. La boule noire est à moitié pleine d*éther, et en outre elle contient un très-petit thermomètre , dont la tige et Téchelle sont arrêtées dans Tintérieur do tube i, Pair est complètement chassé de Pappareil. On verse de Téther sulfurique sur la boule b qui est revêtue d'une toile fine, et Ton renouvelle Topération Jusqu'au moment où la rosée se dépose sur la boule noire. On note la température précise que marque alors le petit thermomètre intérieur : cette température est celle du point de rosée.
Le refroidissement de la boule noire est produit par la prompte évaporation de Téther qu'elle contient, évaporation qui est elle-même produite par la condensation de réther dans l'intérieur de la boule b , de plus en plus refroidie par l'évaporation qui se fait sur sa surface extérieure.
HxçrcmHreê d'abtorpHon. — Il y a un grand nombre de corps qui absorbent , avec plus ou moins d'avidité, la vapeur d'eau contenue dans l'air, et, comme en même temps ils éprouvent quelques changements dans leurs dimensions , dans leur poids ou dans quelques autres de leurs propriétés , l'on a essayé de prendre ces changements eux-mêmes pour la mesure des quantités de vapeurs absorbées. On a construit beaucoup d'hygromètres sur ces principes , mais nous n*en décrirons qu*un seul ici , c'est Vhxgromètre à cheveu que Ton appelle aussi Vhxgromètre de Saussure , du non de son illustre inventeur.
Vhxgromètre à cheveu est représenté dans la figure 853. Le cheveu est fixé par son extrémité supérieure à une pince a , qui peut éprouver de légers déplacements au moyen de la vis b et du ressort o ,* il t'enroule par son extrémité inférieure sur une poulie à deux gorges y dont l'axe porte une aiguille d destinée à parcourir le cadran e. Dans la seconde gorge de la poulie est enroulé un fil de soie portant un petit contrepoids/destiné à donner au cheveu une tension continuelle et toujours égale.
Toici maintenant le Jeu de l'instrument. Quand Pair qui enveloppe le cheveu devient plus humide, le cheveu absorbe une nouvelle quantité d'humidité , il s'allonge, le contre-poids fait tourner la poulie , et l'aiguille marche vers le point h du cadran : au contraire , quand l'air devient plus sec , le cheveu perd une partie de son humidité , il se sèche lui-même , se raccourcit, entraine le cootre-poids, fait tourner la poulie, et l'aiguille marche vers le point $ du cadran.
Les Indications que l'on peut tirer de l'hygromètre à cheveu reposent sur les deux principes suivants :
1« Dans la $échereê$e estrême, le cheveu prend tou-
jours le même degré de raccourcissement , c'est-à dire que Taiguille finit toujours par s'arrêter au même point s du cadran , quelle que soit la température ; ce point t est le point de la sécheresse extrême.
3^ Dans VhumidUé extrême, le cheveu prend toujours le même degré d'allongement , c'est-à-dire que l'aiguille finit toujours par s'arrêter au même point h , quelle que soit la température ; ce point h est le point de l'humidité extrême.
Pour le même cheveu , l'intervalle compris enlre les points extrêmes s et A est toujours le même, et le mouvement de la pince supérieure a sert à change^ un peu la longueur du cheveu , pour amener ces points sur le cadran.
Nous allons en même temps démontrer ces principes par l'expérience, et faire la graduation de l'instrument. On met l'hygromètre sous une cloche; on y fait le vide, ou bien on y laisse l'air; mais, dans l*un ou l'autre cas, on en absorbe toute l'humidilé, soit avec l'acide sulfurique concentré , soit avec du chlorure de calcium , et l'on observe le point où s'arrête l'aiguille ; ce point est marqué zéro sur le cadran : c'est le point de sécheresse extrême , car rexpérieuce répétée plusieurs fois à des températures difiPérentes donne très-sensiblement le même résultat. Il faut quelquefois plusieurs Jours pour que l'aiguille cesse complètement de marcher au sec.
Ensuile , on porte l'hygromètre sous une cloche dont on a mouillé les parois avec de l'eau distillée; la cloche elle-même repose sur un plateau au fond duquel on a répandu de l'eau , et Ton abandonne l'expérience à ellemême. L'aiguille marche rapidement vers le point h ou vers l'humidité , et enfin elle s'arrête : son point d'arrêt est le même , soit que la température ambiante soit 0«, 10«, 30«, 30«; c'est le point d'humidité extrême. On y marque 100; l'arc compris sur le cadran entre 0 et 100 est ensuite divisé en 100 parties égales, et chacune de ces parties est ce que l'on nomme un degré d'humidité.
Les cheveux doivent être soumis d'abord à une lessive alcaline très-légère et à peine tiède ; on choisit ensuite ceux qui sont à la fois très-unis et très-homogènes : il arrive souvent qu'après quelques mois , le cheveu est altéré , il cesse de revenir à $ei points extrêmes et d'avoir une marche régulière ; il faut le renouveler.
Gradué comme nous venons de le dire , l'hygromètre n'est propre qu'à marquer la sécheresse extrême , ou rhumidité extrême , el à montrer que l'air approche plus ou moins de ses limites. Pour tirer de ces indications la force élastique de la vapeur , il y avait à établir les rapports qui existent entre les degrés de l'hygromètre et les forces élastiques elles-mêmes ; c'est ce qui a été fait par M. Gay-Lussac , et le tableau suivant contient , pour la température de 10«, la tension de la vapeur correspondant à ^aque degré de l'hygromètre.
rotiLurr. — lUn. si rsTsiqui.