LIVRE m. — MAGNÉTI8IIE ET ÉLECTRICITÉ
I*t rémicM de plusieurs aiguilles ou de plusieurs lames aimantées ayant toutes les pôles de même nom tournés dans le même sens ^ forme un fmiêeeau aimanié ou un faisoêau magnèHque.
164. D€B divenes êuMances magnéHqueê et de leur Parce ooereifivê, — Puisque les fluides magnéti* ques ne sont pas transmissibles , puisqu'ils restent en quelque sorte inhérents aux moléeules pondérables des corps dans lesquels ils se trouvent, il en résulte évidemment que les corps simples magnétiques doivent conserver leurs propriétés d*une manière plus ou moins apparente au milieu des diverses combinaisons dont ils peuvent faire partie. Ainsi, Ton peut s'attendre à retrouver dans toutes (es substances ferrugineuses des traces de magnétism» d'autant plus sensibles que le fer 7 entrera en plus grande proportion ; è'est en effet ce qui arrive : cependant le peroxyde de fer, le persulftore de fer, et d'autres composés dans lesquels la proportion de fer est petite, ne sont plus magnétiques à la manière du fer , de Taeier et de Taimant , sans quUl soit possible, quant à présent , d'assigner la cause iwécise de ce phénomène. Le nikel , le cobalt , le chrome et le manganèse , sont les seuls corps simples qui Jouissent avec le fér de la propriété d*ètre magnétiques , et cette propriété se trouve même complètement dinimulée dans la plupart des composés chimiques dont fis font partie»
105. Moyen de rêeonnaiirê êinne êubsianee e$t Hmpiemeni m&gnitiqMê (m H elle eH aimanièe. — Un corps aimanté a nécessairement des pôles différents, car nous avons déjà dit qu*il est impossible d*lsoler un des pôles d'un aimant , et par conséquent d'Isoler un des fluides ; les pôles de noms contraires ayant une action contraire sur le même pôle d'une aiguille aimantée, il suffira donc de présenter tous les points d'un corps au même pôle d'une aiguille pour reconnaître son état : si l'action est toujours nulle, le corps n'a point de magnétisme sensible ; si elle est toujours attractive , le corps est simplement magnétique ; si elle est attractive , pour quelque point et répulsive pour d'autres , le corps est aimanté, il y a deux pôles et une ligne moyenne dont on ne peut trouver la trace.
Il arrive quelquefois qu'un même corps présente plus de deux pôles | alors on dit qu'il a des points ooMféquenis. Par exemple , l'aiguille représentée dont la figure 9SS oflVe deux points conséquents : Tun en af, l'autre en l/. Pour en reconnaître la présence , il suffit de la faire agir sur une petite aiguille d'épreuve comme celle de la flgure 999. Celle-ci étant horixontale , on approche l'autre aiguille verticalement , et on la fàH monter ou descendre de manière que tous ses points passent successivement devant le même pôle de Taigullle mobile. S'il n'y a pas de point conséquent , on n'observe qu'une attraction et une répulsion. 811 y a un point eonséquent, on observe deux alternatives t par exemple, une attraction d'abord, puis une répulsion, puis une autre attraction. S'il y a deux points conaé-
quenti , on observe trois alternativet, etc.; car, un aimant qui présente des points cooséqnenta, < pôle touche toujours à un pôle de nom contraire, et las alternatives d'attraction oi de répulsion se suivent régulièrement;
Les points conséquents peuvent encore être rendwa visibles, soit en plongeant Talmant dans la limaflle, aoit en le mettant sons une feuille de carton ou de papier sur laquelle on tamise de la limaille très-flne. C'ait la seconde de ces expériences qui est représoitée dans la flgure 9S8. Nous verrons plus loin comment les pôlaa multiplea peuvent s'établir dans les aiguilles, et caaiiment on peut les faire disparaître et les éviter i ae qui est d^me grande importance dans la construction ém boussoles.