LIVRE IIL^^ MAONÉTISIIE ET ÉLEGTRiaTÉ
Déelinaiionê obêervéêê à Purii.
mnnéet.
décIinaifOiM.
anDé«ê.
déelioâiioiii.
. lloSO'ett.
» . 22025' ouest.
, 1 30 ouest.
. . Si 5
Oo Toit , 1* que, depuis 15$0 , la décUoiitoo a Tarlé depIuideSO»;
V que c'est eu 1665 qu'elle a été nulle ;
Z"* que sa marche a été seosiblement progressive Ters l'ouest depuis les premières obstmlions Jusqu'en 1814;
4*" que, depuis cette époque, elle semble éprourer un mouvement rétrograde vers l'orient*
La bouêêoiê marine ou campoê de vmriaiionê n'est autre chose qu'une boussole de déclinaison; seuienMnt elle est suspendue de manière à se maintenir, au milieu de l'agitation de la mer, dans une situation sensiblement horizonUle. Les fig. 268 et 964 représentent une Yue et une coupe de cet instrument.
bl/ bords de la boite dont le fond est en /T.
V f ^tnt qui la ferme.
#, pivot qui s'élève ou s'abaisse an moyen de la vis w.
g(f , aiguille dont la chape est en o.
rK y feuille mince de papier , doublée d'une feuille de talc ou de quelque autre substance légère et rigide. Ces feuilles forment ce qu'on appelle la rom deg vents; elles sont attachées ou collées à raiguille pour se mouvoir avec elle. La rose est un cercle dont le centre est dans la verticale du pivot, et dont la circonférence porte à la fois des divisions en degrés et IcKSignes des vents.
pi/, deux pinnules, la première ayant une fente étroite, et la seconde une large fente au milieu de la* quelle on fixe un fil vertical.
•I , miroir à faces bien parallèles , incliné de 56* , et ayant à peu près la largeur de la pinnule oculaire p, La petite bande du miroir qui correspond à la fonte de cette pinnule est désétamée dans sa partie supérieure seulement , pour que l'observateur puisse , au travers de la glace , viser au fil de la pinnule p\
0, position de l'œil au moment de l'observation. Au moyen des deux pinnules , on vise à un astre , ou d un objet situé dans Thorixon ou élevé à 15 ou 20<*. En même temps on voit, par réflexion sur le miroir , en i, une portion de la ligne de foi f, qui est peinte en noir sur le bord intérieur de la botte; et en f la division de la rose qui se trouve vis-à-vis la ligne de f6i, c'est-à-dire dans le plan vertical du pivot et des fentes des pinnules.
De cette manière on connaît d'un seul coup d'œil l'angle de l'aiguille ou du méridien magnétique, avec
le plan vertical de l'astre ou de robjet n raele i ( miner par les moyens connus l'angle de ce dentar plan, avec le méridien astronomique da Uea, poareaël> duire la déclinaison. Tout rinstrument est porté sur une traverse ^ {fig, 268) qui se visse sur m piad tft elle peut tourner librement ; un cercle fixe ce^ est porté sur cette traverse ; un cercle intérieur ae^ rapoee mo le premier, et tourne sur l*axe ars' ; enfin la botte eHèmème est portée par ce cercle mobile, et toiirM wmVA au moyen de l'axe ss' qui est perpendieulalre i ##^. Cest par ces deux mouvemenu rectangidairia qoa la botte conserve son horixontallté ; ils eonstttoeat ce qu'on appelle la atiapefia/oii de Cardên*
La figure 265 représente une heueeoled^mrpemêtmf dont on comprendra facilement l'usage diaprée ea qal vient d'être dit.
La boussole a été en usage cbei les GUaoia tagtemps avant d'être connue en Europe. On peat coMkve de plusieurs documents authentiques, rapportée dans la description de l'empire de la Chine par IhibaMt , qoa, plus de mille ans avant Jésus-Christ, tes Chinoia we uih^ valent de la boussole pour se diriger sur les ooaliatnls. On a supposé que Bfarco Paolo nous avait apporté oacto invention : mais ce voyageur célèbre, quloonanAatMeD la Chine, ne fut de retour en Europe qu'en 1915 ; at M est parlé de la boussole dès 1180 dans les vers da euyaC de Provins, et dès 1966 dans l'hlstoirt de N orwéga. On s'accorde en général à regarder les MelpUlains comme les premiers inventeurs de la bonseola européenne , et il parait constant que son usage m fM m peu répandu que vers l'an 1800.
' On croyait, dans les premiers temps , que l'algiriUa aimantée se tournait directement as nord dans to«a las lieux de la terre ; et l'on rapporte que Coloaib fut trèa* étonné d'observer une déclinaison en 1409, lorsqu'il parcourait l'Océan pour aller découvrir le nouveau monde. Il parait que Cabot, de Teniae, qui devint grand pilote d'Angleterre, fit des observations «naio* gués vers l'an 1500.
Le fait de la déclinaison une fois oomni, fl ftDait découvrir les variations qu'elle éprouve lorsqu'oa passa d'un lieu à l'autre. Les premières tables un pan précises qui constatent ce phénomène important fmmk dressées en 1599 par les navigateurs hollandais» d'ivres les ordres du prince de N asuu.
Enfin , le changement de la déclinaison dans la i lieu fut découvert en 1699 par Gunter, prolasaaw i collège de âresham : il trouva à Londraa nno i son orientale de 6*" 15'; tandis qu'elle avait été I de 11* 15' aussi à l'orient en 15S0 par Robert I le même qui découvrit rindinaison an 1876.
168 hiê. Bomseeie d^ineUnaieen^^VOe mi i sentée dans les figuras 967 à 271.
La figure 968 représente l'aiguille dindlMiaoB ff vue sur sa largeur, et la figure 969 la i sur son épaisseur. Les aectiona a, a^,a^ ^4 idée de sa forme.
SECTION I. — MAGNÉTISME, — CHAP. H
#É^ est une sorte de Tirole ou d'anneau en cuivre qui s*aiiMte , à frottement très-serré , vers le milieu de la tonf^eur de Taiguille ; il porte un axe en eulyre ctf , terminé par de petits cylindres d*acier poli o et a' qui forment Taxe de rotation. L*axe mathématique aa de ces deax cylindres doit passer par le centre de gravité de l*algullle : on essaye d^atteindre cette condition , ou du moins d*en approcher le plus possible , en plaçant ranneau convenablement et en faisant mouvoir les vis latérales w.
L*aîguille est en place dans la figure 967 3 le rectanglt aor lequel elle repose est une pièce Importante de la booasole. On le volt plus en grand et avec plus de détaila dans Télévatlon {flg, 970) et dans la coupe (flgwr9 971). Il se compose d^ne traverse fixe tf qui porte le couteau d^agate pp^ et d'une autre traverse wmf moitié autour de Taxe a. Celle-ci porte une fourdwtle f qui soulève Taxe de Taiguille quand on ne veut plus qu^etle repose sur lescouteaui d*agate, et d*une pièee d*arrèt r qui empêche Taxe de se glisser sur la fioarclietle. Cet ajustement est combiné pour que Taxe da rajgnllle se trouve exactement au centre du limbe d'iBelteaiaon /f {flg. 967), et perpendiculaire à son plan dèf qu'on abaisse la fourchette pour conunencer rebaervation.
Le linriw It repose perpendiculairement sur une plaque solide pff qui porte aussi les montants du rectangle , une cage en verre rt' et un niveau wnf. Tout ee tystèiae est mobile autour d'un axe vertical jts', qui passe par le centre du cercle llf et par conséquent par le centre de gravité de IHiiguille. Un nonius if^ attaché à la plaque pp^, parcourt le cercle aximuthal sa' pour marquer à chaque instant sur ce plan les angles décrits par le Umbe vertical.
observer rinelinaison avec cet instrument, I on connaît déjà la déclinaison ou la direction du Bséridien magnétique, on met le limbe vertical dans cette direction , et l'aiguille vient d'elle-même se placer sui* faut la ligue d'inclinaison : si Ton ne veut pas attendre qu'elle iott en repos, on prend le milieu des petites oscillations qu'elle f^t avant de s'arrêter. Après ce pre* mier résultat, on retourne les faces de l'aiguille sans en retourner les p61es, afin de corriger par ce retournement les erreurs qui pourraient provenir soit de l'irrégularité de l'aimantation, soit de l'excentricité du centre de gravité ; mais ces deux causes d'erreur n'étant par là quInaparlMtement compensées, il est nécessaire de faire danx autres observations pareilles, après avoir renversé lea pôles de l'aiguille en l'aimanUnt dans le sens coutraira. C'est la moyenne de ces quatre résultats qui donne l^indinalson.
On peut facilement se dispenser dedétermlner d'avance la dédlnalsoB. En effet, le couple terrestre étant contenu le plan du méridien magnétique, l'aiguille n'est \ sollieitée à sortir de ce plan , et par conséquent alla doit aa diriger verticaleuMUt quand on l'obUge à se BB0«YOlr dans vu plan vertical perpendiculaire à ce mé-
ridien. Réciproquement, si l'on tourne le limbe de la boussole Jusqu'à ce que l'aiguille soit verticale, on peut être assuré qu'il est alors perpendiculaire à l'aiguille de déclinaison , et il suffit de lui faire décrire, à partir de là, 90* sur le cercle aximuthal pour l'amener dans le méridien magnétique. On pourrait encore, pour plus de simplicité , chercher par quelques tâtonnements l'azimuth du limbe qui donne le minimum d'inclinaison t ce minimum est l'inclinaison du lieu, puisque de part et d'autre l'aiguille se rapproche de la verticale.
Le tableau suivant contient diverses inclinaisons observées à Paris. Celles qui précèdent 1798 peuvent offHr des erreurs assex considérables , parce qu'alors on ne prenait pas la moyenne de 4 observations, comme nous l'avons indiqué.
Tableau de Vinclinai$on pour ParU.
aanéet.
indinaitoiii.
annéet.
iDcliaabeiit.
Sauf quelques irrégularités, il résulte de ce tableau que l'inclinaison, à Paris , a toujours été en diminuant depuis 1671, et que la diminution a été sensiblement variable d'une année à l'autre.
La découverte de l'inclinaison remonte à l'année 1676| elle est due à Robert Norman, ingénieur en instrumenta dans l'un des faubourgs de Londres,* Jusque-là on avait supposé que l'aiguille devait être horixontale, et, lorsqu'on Europe on voyait son pôle austral s'abaisser, on se contentait d'admettre que le centre de gravité était mal déterminé. Robert Norman, observateur plus ingénieux et plus précis qu'on ne l'était alors , mesura le contre-poids qu'il fallait ajouter, et fut conduit ainsi à l'une des plus importantes découvertes du magnétisme.
169. B0u$êolê dBê variatioHê diurnes, — L'aiguille de déclinaison éprouve tous les Jours quelques mouve* ments à l'est ou à l'ouest du mértdien magnétique : tantôt ces mouvements sont brusques et accidentels « tantôt ils sont réguliers et périodiques : dans le premier cas , on les nomme perturbaHone / dans le second cas, lia se composent de ce qu'on appelle les variMonê diumeê. Dans les Jours qui ne sont pas marqués par quelques perturbations, l'on observe à Paris les phénomènes suivants : pendant la nuit , l'aiguille est à peu près stationnaire j au lever du soleil, elle se met en mouvement, et son pôle austral (ou son extrémité nord) marche à l'ouest comme s'il fliyait llnfluence de cet astre ; vers midi , ou plus généralement de midi à trois heures , il atteint son maximum de déviation oceidentale 'y ensuite, par un mouvement contraire, il revient à
lU