‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 109 sur 231 · GIAF. IV. — MACHINES A HAUTE »ESSI01I · texte numérisé non relu

GIAF. IV. — MACHINES A HAUTE »ESSI01I

les madones de Woolf à deux cylindres, où la Tapeur ne passe dans le grand cylindre que par détente, et après aToir produit son effet dans le petit cylindre. Cette madiine perdrait une partie de ses avantages, si Ton n^y employait pas de la vapeur ayant au moins 4 ou 5 atmo^bères db tension dans la dbau-

Les divers systèmes se distinguent bien moins par la pression que par la disposition des pièces qui constituent le mécanisme y et par les appareils de distribution.

MmâÊmmêcmr 4es preaal^Bs* — L'indicateur des pressions, imaginé autrefois par Watt , a reçu de tels perfectionnements, qu'il est aujourdliui un instrument précieux et presque indispensable our constater la bonne construction d'une machine et l'emploi économique de la vapeur. Cet appareil donne en effet le tracé graphique des pressions correspondantes à chacun des points de la course ascendante et descendante du piston, par des <//agrammes analogues à ceux qui sont représentés dans les figures 9, 10 et 11 (Pl. 12). La ligne horizontale ab représente la longueur de la course du piston, divisée en dixièmes, et la Hgnè verdcale ac représente les pressions en atmosphères ou en kilogrammes par centimètre carré , ces pressions étant estimées en sus de la pression atmosphérique , en sorte que 1 désigne une atmosphère au-dessus de la pression atmosphérique, et — 1 une pression au-dessous de la pression atmosphérique, et par conséquent le vide parfait. La ligne supérieure du diagramme repré» sente les pressions qui s'exercent au-dessus du piston pendant sa course descendante; ainsi la figure 9 correspond à une distribution à pleine vapeur , où le piston a éprouvé sans cesse une pression réelle de 2 atmosphères, tandis que les figures 10 et 11 correspondent à des distnbutions à détente^ la détente ayant commencé entre 2 et 3 dixièmes de la course descendante, et, à partir de cet instant, la pression primitive de 2 atmosphères ayant diminué à peu près régulièrement, comme l'indique la ligne oblique et presque droite ef. La ligne inférieure fg représente les pressions pendant la course ascendante du piston; la figure 9 correspond au cas où la condensation se ferait brusquement et d'une manière complète ; alors le piston, en remontant, ferait toute sa course avec le vide au-dessus de lui ; puis, revenu au sommet, la vapeur reviendrait brusquement sur lui avec I. 24

370 uns IL — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE.

S atmosphères pour reproduire un autre diagranune ^/"pareil au premier; les figures 10 et 11 correspondent i une condensation progressive telle qu'elle a lieu en réalité. On voit par Tc^liquîté de la ligne fg que la pression a diminué progressivement pendant que le piston est remonté de --j à j^, etc. ; et qu'arrivé près du sommet de sa course, le vide était presque complet dans la figure 11, et un peu moindre dans la figure 10.

En montrant quel a été Tordre des pressions pendant un course entière, ces diagrammes apprennent si la distribution et la condensation s'accomplissent comme il convient ; mais de plus il est facile de voir comment on en peut déduire la pression moyenne efficace^ c'est-à-dire qui produit le mouvement; et oonune d'ailleurs on observe aussi la vitesse du piston, l'on a la force et le chemin parcouru, ce qui permet de conclure la puissance de la machine.

Les figures 6, 7 et 8 représentent l'appareil qui trace les diagrammes dont nous venons de parler. Il se compose d'un tambour a, qui tourne sur lui-même, Êdsant environ | de révolution dans un sens, pendant que le piston de la machine descend, et autant en sens contraire pendant que le piston monte^ et d'un crayon h qui, en s'appuyant toujours par un ressort sur le papier qui couvre le tambour a, y trace le diagramme. Il reste à voir maintenant comment le crayon monte et descend quand la pression augmente ou diminue dans le cylindre de la machine , et comment le tambour reçoit lui-même son mouvement de rotation pour avoir les mêmes périodes de vitesse que le piston.

La pièce qui pcMrte le crayon est fixée sur la tige c d'un petit piston <;^(FiG. 7), très-juste et très-mobile, qui est mis en communication avec le cylindre au moyen du robinet e. Lorsque tout l'appareil a été ajusté sur le chapeau du cylindre de la machine au moyen de la vis /*, il suffit d'ouvrir le robinet e pour que, l'équilibre de température étant établi , le petit piston d reçoive précisément la pression qui a lieu dans le cylindre ; le ressort g qu'il comprime en s'élevant , permet de régler et de graduer ses mouvements ; son élasticité est telle qu'il est au repos quand la pointe du crayon correspond au zéro de l'échelle h (FiG. 6), et que la pointe du crayon correspond aux divisions 1,2,3, etc. , quand il y a sous le petit pbton d des près-

Page 1