‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 125 sur 231 · Procédé de Duhamel ou de la tonche séparée. — Ce · texte numérisé non relu

Procédé de Duhamel ou de la tonche séparée. — Ce

procédé consiste à disposer bout à bout, sur une même ligne et à une certaine distance (Pl. 14, Fie. 28), deux puissants faisceaux, fetfy dont les pôles opposés se regardent (on n*a rereprésenté que leurs extrémités, ils sont pareils à celui de la figure 22). Sur ces faisceaux, qui restent fixes pendant Tex^jtrience, on place l'aiguille à aimanter de telle sorte qu^elle empiète au plus de 30 ou 40 millimètres sur chaque extrémité, ou seulement de 18 à 20 millimètres si elle n'a que 10 ou 12 centimètres de longueur. Alors , on prend les deux barreaux glissants, g et g\ Tun dans la main droite , l'autre dans la main gauche ; on les pose au milieu de Taiguille , on les incline sur elle de 25 ou 30*, et, en les séparant, on les fait glisser sous cette inclinaison , d'un mouvement lent et uniforme, pour qu'ils arrivent en même temps à chacune de ses extrémités; là, on les relèi^e^ on les rapporte au milieu, et l'on répète la même opération jusqu'à ce que Vaiguille ait reçu le nombre de frictions nécessaires. Quand l'aiguille est trop mince ou trop fragile pour supporter le poids des barreaux glissants , on la soutient par une pièce de bois / , sur laquelle on peut même la fixer pour qu'elle n'éprouve aucun déplacement pendant l'opération. Il est évident que chacun des barreaux g et g doit toucher l'aiguille par le même pôle que le barreau fixe vers lequel il marche. Ce procédé est le plus avantageux pour aimanter, de la manière la plus complète et la plus régulière, les aiguilles de boussole et les lames dont l'épaisseur ne dépasse pas 4 ou 5 millimètres.

200. Procédé d^iEplmis on de la double touche. — Quand les lames ont une épaisseur plus grande que 4 ou 5 millimètres , la méthode dont nous venons de parler est insuffisante pour les aimanter à saturation, et il est nécessaire alors de recourir au procédé d'iEpinus , qui ne diffère du premier que par la dispo-

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Mtion et le mouvement des barreaux glissants. Ces barrerai sont encore Tun et Tautre posés au milieu de la lame, c^cim la touchant par le pôle de même nom que celui de Faimant fixe dont il est le plus voisin (Fig. 27); mais, cette fois, leur inclinaison sur elle est seulement de 15 ou 20*, et on les promène ensemble , du milieu vers Tune des extrémités , puis de cette extrémité vers Fautre , en parcourant toute la longueur de k lame; on répète ainsi les frictions ou le mouvement de i^^ei^ vient j d'un bout de la lame à Vautre, avec la double condition de finir toujours au milieu, et d'y arriver en revenant de Vextré» mité de droite si on a commencé les (Hctions en allant vers la gauche, ou réciproquement; c'est le seul moyen de passer le même nombre de fois sur chaque moitié. Pour rendre cette manœuvre plus commode, on peut fixer les aimants glissants dans une espèce de tiîangle en bois ou en cuivre; mais, dans tous les cas, il faut avoir soin de laisser entre leurs extrémités inférieures une distance de 5 ou 6 millimèties , qui se conserve toujours la même , au moyen d'une petite lame / de bois , de cuivre, ou de plomb.

Ce procédé fut imaginé par iËpinus, dont il conserve le nom, et on l'appelle ^ussi procédé de la double touche^ parce que les barreaux glissants touchent à la fois la même moitié de la lame qu'on aimante, tandis que, dans le procédé de Duhamel, ils touchent séparément chacune de ses moitiés.

La double touche est préférable à la touche séparée lorsqu'il s'agit d'aimanter des barreaux épais , parce qu'elle y développe une plus grande quantité de magnétisme : mais elle ne doit jamais être employée lorsqu'il s'agit des aiguilles de boussole ou des lames destinées à des recherches de précision, parce qu'elle présente deux inconvénients qu'il faut alors soigneusement éviter : premièrement, elle donne toujours des pôles d'une force inégale ; secondement , elle donne souvent des points conséquents , surtout quand les lames ont une grande longueur.

20 J . Dn point de saturatloB. — La quantité de magnétisme que prend un corps va toujours croissant avec la force des barreaux qui servent à l'aimanter; mais la quantité de magnétisme qu'il conserve est susceptible d'une certaine limite^ que l'on appelle \e point de saturation. Par exemple, une aiguille qui fait seulement 100 oscillations en 100' lorsqu'on l'aimante avec de

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