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CHAP. II. — AIMANTATION PAR LES GOURANTS

fermer le circuit plusieurs centaines de fois en une seconde; dans d'autres appareils où le fer de Félectro-ainAant a de la force coerdtive , le nombre des vibrations est incomparablement plus restreint; ce phénomène, conmie nous le Verspiifr.; a beaucoup d^mportance pour la télégraphie électrique. : n *

L'aimantation par Télectricité ordinaire donne naissance à plusieurs phénomènes curieux que nous allons examiner.

1® Le courant direct que Ton obtient en faisant communiquer les conducteurs avec les coussins, ne produit que dé très-faibles effets, lorsqu'il passe simplement par un fil droit. Lès aiguilles, même très-fines, que Ton expose transversalement à. une petite distance de ce fil, ne s'aimantent pas quand le courant est co/itinuy mais elles commencent à prendre des quantité sensibles de magnétisme lorsqu'on fait passer le courant par petites étincelles; leur magnétisme augmente quand les étincelles deviennent plus fortes et partent de plus loin ; enfin. Faction du courant de la machine, comme celle du courant de la pile, s'augmente au moyen des hélices ; alors , de vives étincelles produisent beaucoup d'effet sur les aiguilles qui sont dans le tube de l'hélice, et même M. Ridolfi est parvenu, par ce moyen , à développer du

magnétisme avec un courant continu.

2° Les décharges des bouteilles de Leyde et des. batteries ont une puissance magnétique considérable, soit qu'elles iraversent des fils droits, soit qu'elles traversent des hélices à pas plus ou moins serrés (Fig. 9, 10, 11). D'abord on avait.%tenu, par l'un et l'autre moyen, des résultats identiques à ceux que produit la pile : on avait trouvé que, près des fik droits, les aiguilles transversales s'aimantent, le pôle austral à gauche, et que, dans les tubes des hélices, elles s'aimantent, le pôle austral à l'extrémité négative pour les hélices dextrorsum^ et à l'extrémité positive pour les hélices sinistrorsum. C'est en effet ce qui arrive assez souvent; mais Savary a découvert plusieurs phénomènes remarquables, qui semblent établir une différence fondamentale entfê le courant continu de la pile et les chocs électriques des baitéri^. {Ann. dé Chimie^ t. XXXiV.)

Quand le choc est tn^nsmis par un fil droite des aiguilles égales,

parallèles, placées traosyersalement du même côté du fil et à des

distances différentes, ne sont point aimantées dans le même sens :

les unes sont Bim^nttes positivement ^ c'est-à-dire, que leurs

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pôles sont disposés comme œux d'une aiguille aimantée d'avanœ, qui serait libre de se mouvoir sous Taction d'un courant pa«nh|f et continu passant par le fil ; tandis que les autres sont aimantéei fiégatwement^ c'est-à-dire en sens contraire des premières.

Savary a reconnu que ces alternatives , et les distances «in^ quelles elles se manifestent, dépendent, pour ainsi dire, de tous les éléments qui concourent au phénomène, savoir : de l'intenûté de la décharge, de la longueur du fil tendu en ligne droite, de son diamètre, de l'épaisseur des aiguilles et de leur force ooercH tive. En général, les fils très-fins, et les forces coercitiyes tK»> faibles, présentent des alternatives moins nombreuses; souvent même, avec ces conditions, l'aimantation est toujours positive, et les périodes ne sont jdus marquées que par des diffëienœs d'intensité.

Quand le choc est transmis par des fils roulés en hélice sur des tubes de verre ou de bois, il exerce encore des efFets analogues sur des aiguilles successivement placées dans Taxe des tubes; alors, la seule variation d'intensité dans la charge de h batterie peut avoir une grande influence.

Enfin, Savary a constaté, par de nombreuses expériences, un autre fait qui dépend sans aucun doute des phénomènes d'induction dont nous nous occuperons plus loin (di. yni). La quantité de magnétisme que prend une aiguille sous l'influence d'une décharge électrique, et même le sens de son i^mantation , dépendent de la nature et des dimensions des corps qui la touchent ou qui Tenveloppent. Dans une hélice pareille aux précédentes , et traversée par une décharge électrique , une aiguille ne peut plus prendre de magnétisme quand elle est enveloppée d'un cylindre de cuivre assez épais : à mesure que Tépaifrseur diminue, le magnétisme devient sensible, et pour une épaisseur assez petite , il devient plus considérable qu'il ne serait pour une aiguille nue et isolée dans l'axe de riiélice. L'étain, le fer et Targent, placés autour de l'aiguille, lui donnent des propriétés analogues, c'est-à-dire, qu'en feuilles très-minces ils la rendent plus apte à recevoir le magnétisme, et qu'en cylindres suffisamment épais ils lui otent tout à fait la propriété d'être aimantée par le choc électrique. Des cylindres de limaille métallique ne produisent pas cet effet, tandis que des coudies concentriques, alternativement métaUiques et non métalliques, le

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