CHAP. VI. -*^JLES THERMO-ÉLECTRIQUES. G
donner naissance qu'a des courants égaux et contraîres; mais si l'on e'tablit alors une communication w' entre les deux éléments cuivre cd et ef^ à l'instant cette traverse donne passage à un courant tros-intense. Il en résulte cette conséquence remarquable, que les courants contraires résultant de l'élévation de température des deux soudures 1 et 4 ne se détruisent pas, mais que chacun d'eux circule comme s'il était seul. Pour mettre cette vérité hors de doute, il suffit d'observer l'intensité du courant vv'el de montrer, comme je l'ai fait, que cette intensité est précisément celle qui résulte de l'ensemble des courants dérivés contraires et inégaux qui doivent passer par la jonction vu\
Ainsi les courants opposés ne se détruisent pas, ou plutôt ils ne réduisent pas les fluides électriques à l'état d'équilibre et de repos, mais chacun d'eux produit les mouvements propres qu'il produirait s'il était seul.
Les piles dont nous venons de parler ont été disposées dans le but de rechercher les lois fondamentales des courants ; mais à raison de leur masse et de leur volume, elles ne peuvent pas servir aux observations thermométriques. Parmi les piles qui ont été construites dans ce but particulier, celle de Nobili est sans contredit la plus ingénieuse et la plus sensible; elle est représentée dans la figure 14. Cette pile se compose de 25 ou 30 aiguilles de bismuth et d'antimoine, très-déliées, ayant environ 4 OU 5 centimètres de longueur ; elles sont soudées, comme le représente la figure 15, de manière que toutes les soudures paires soient à un bout, et toutes les soudures impaires à l'autre bout; l'ensemble forme un petit faisceau compacte et solide à cause des substances isolantes qui séparent les aiguilles l'une de l'autre, car il ne faut pas qu'elles se touchent ailleurs qu'aux soudures; enfin, les deux demi-cléments qui terminent la chaîne viennent communiquer l'un à la cheville x et l'autre à la cheville j, qui forment ainsi les deux pôles de la pile.
Deux fils roulés en hélice lâche et couverts de soie établissent la communication entre les pôles de la pile et le multiplicateur.
Si l'on connaissait avec exactitude la conductibilité du bismuth et de l'antimoine, et la dimension des éléments de la pile, on pourrait aisément calculer la longueur d'un fil de cuivre d'épaisseur donnée qui représente le circuit de la pile, et conclure de là le nombre des tours qu'il est nécesMire de donner au mul- I. 40
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tiplicateur pour avoir la plus grande sensibilité possible. A défaut de cette méthode directe, on pourrait employer une méthode indirecte en ajoutant successivement au circuit de la pik deux longueurs difTérentes du même fil de cuivre, et^ en observant les intensités correspondantes, on en déduirait aisément que le circuit de la pile diminue Tintensité du courant autant que le ferait une longueur déterminée de ce fiL Mais de simples tAtonnements ont conduit à la construction d*un multiplicateur qui remplit le but avec une sensibilité suffisante. Nous verrons à Tarticle de la chaleur rayonnante les belles recberches qui ont été faites par M. Melloni au moyen de cet appareil, auquel ili donné le nom de thermo-multiplicateur.
Courants hydro'^lectriqiies,