NOTIONS GÉNÉRALES
chaleur auxquels ces corps sont exposés , et qu'ainsi les degré» de dilatation peuvent servir à mesurer les degrés de chaleur.
La température d'un corps n'est autre chose que son degré de chaleur; ainsi les températures qui n'ont d'abord été appréciées que d'une manière vague et incertaine par nos organes, peuvent maintenant être mesurées d'une manière sûre et fidèle par les effets de dilatation.
Tous les appareils qui servent à mesurer les températures s'appellent thermomètres ; cependant l'on donne en général le nom de pyromètres à ceux qui servent à mesurer les températures très-élevées ; ainsi l'appareil de la figure 26 (Pl. 8), qui nous a servi tout à l'heure, est un pyromètre.
Le thermomètre le plus usuel , celui que nous devons faire connaître le premier , est le thermomètre à mercure , représenté dans la figure 1 ( Pl. 8 ); la boule b est pleine de mercure, et ce liquide s'élève dans la tige t jusqu'à une certaine hauteur A, qui dépend de la température. Lorsqu'on chaufie la boule , le mercure augmente de volume , le thermomètre monte , et l'on dit que la température s'élèi^e; lorsqu'on la refroidit, le mercure diminue de volume, le thermomètre descend^ et la tcmpé-^ rature s*abaisse. Toutes les fois que le thermomètre revient au menue point ou au même état de volume, la température est la même. Si l'on prenait un autre thermomètre à mercure plus grand ou plus petit que le premier, ces deux instruments monteraient et descendraient ensemble; mais les ascensions et les dépressions pouiTaient être très-différentes : les réservoirs étant égaux, il suffirait, par exemple, que le tube du premier eAt un diamètre dix fois moindre que le tube du second pour que ses mouvements eussent cent fois plus d*étenduc ; quand il monterait de 100 millimètres, le second ne monterait que de 1 seul millimètre. L'un serait cent fois plus sensible que l'autre.
Ces thermomèti*es ne pourraient servir qu'à indiquer des températures égales , des températures plus hautes , et des températures plus basses , suivant que le sommet de la colonne reviendrait à un même point fixe , ou qu'il varierait au-dessus ou au-dessous de ce point. De cette manière, ils pourraient déjà être de cpielque avantage pour la science ; mais , ce qu'il y a d*es6entiel dans les thermomètres, c'est leur graduation; car ce n'est qu'en les graduant que l'on peut parvenir à exprimer les