‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 81 sur 231 · SoUdiJIcailon. — Quand les liquides passent à l'état · texte numérisé non relu

SoUdiJIcailon. — Quand les liquides passent à l'état

^7ft LlVtt n. — CHALEUl. — PREMIÈRE PARTIE.

;,o1kK'« ou oibti«rf« en grâéral deux conditioiis coi ;\ ^vUi.^ vie b fusioQ : premièrement , la solidification s'opère à uuc uriuperature fixe, qui est celle de la fiision; secondement, umt le calorique latent , qui a été absorbé pendant la fusion, est ivihxmIiùI et dégagé pendant la sc^dification. H suffit d'un theruK»uu iiv ou d'un pyromètre pour démontrer la première de ces wriu-^; quant à la deuxième, nous ne pourrons indiquer cornuieut im la constate par rexpérience que quand nous donnerons W& moyens de mesurer les quantités de calorique latent (t. II, Calorimétrie). On sait cependant, et cette observation a été faite ou 1T24 par Faluenheit, on sait que, dans certaines circonstances Teau pure peut être amenée jusqu'à 10 ou 12* au-dessous de xéro, sans se congeler; c'est une sorte d'exception qui Si* présente dans quelques autres liquides. Ce phénomène, qui a lieu quelquefois à l'air libre, se manifeste plus sftrement quand lu surface du liquide ne supporte plus qu'une faible pression |\roduite par de l'air ou de la vapeur : aussi, pour l'observer, il cinivient d'enfermer le liquide dans des tubes que l'on scdle aiu'ès y avoir fuit le vide, ou de le placer sous le récipient de la uiuchiuo pneumatique, et ensuite de refiroidir graduellement, en ^viiaui autant qu'il est possible, toute espèce d'agitation. Alors, aiUH^^ un (Trtuin degré de refroidissement , il suffit d'imprimer au Uqiùdo ({uelque secousse légère, ou de jeter dans sa masse quelque:! tVa(;niouu d'un corps solide quelconque, pour déterminer à rUialaul une solidification plus ou moins complète. En même (vuuui, lo ihcrmomètre , qui indiquait l'abaissement de tempé- V«^iui'«^ I n'ôlèvo subitement et remonte toujours à peu près au Iviuio uuiuivl du changement d'état du corps. C'est ce qui a été Uvu ( 4iuiilaiô par M. Dospretz, comme on le voit dans le tableau sW U \u\^v 2«S5 : ravant-dcrnière colonne indique Tinstant où U s'^^u^i^laluku a commencé, et la dernière colonne, le point où W U^\'vuuuuèlre a remonté, qui est pris ici pour le vrai point de SA^^|[i^«^Uuu« I41 rapidité de la solidification qui a lieu dans ces s^\A^u«l4UU'oii vX rascrension du tliermomètre sont deux phéno- ^^MS"* («u'ili'M i\ oxplicpier : le calorique latent des premières k^^v^^^ \|ui M^ congolent se porte sur les parties voisines qui sont ^^N^v l^^uhU'A , il U*s réchauffe, mais ne les réchauffe pas assez yii^^ K>« \'iu|uVhor do se congeler à leur tour; de là le double ^4)^^ \V^' U (U^^upto solidification et du i*échauffement. Les dis-

OàP. I. — FUSION ET SOimiFIGATIOlf. 271

solutioiis de sul&te de soude présentent des phénomènes anale* gués : ces dissolutions saturées à chaud laissent peu à peu déposer le sel de soude, lorsqu'elles se refroidissent à Tair libre; mais, A on les enferme dans des tubes eSilés que Ton scelle i la lampe, après les avoir purgés d'air par l'ébullition, le refroi* dîssement ne donne plus dé précipité, et dès que l'on brise la pointe effilée pour laisser entrer l'air, il y a précipité presque subit et élévation de la température.

Hors ces cas exceptionnels, quand le retour à l'état solide se £adt au degré naturel de la fusion , il se fait toujours lentement et sans aucune élévation de température. Par exemple, quand Feau gèle à 0, la congélation commence en générdl sur plusieurs points à la fois , et, sur tous ces points , les premières molécules qui se gèlent donnent leur calorique latent aux molécules voisines ; qui sont par là maintenues à l'état liquide pendant quelques instants de plus. C'est pourquoi l'on aperçoit d'abord des lames minces de glace, ou des aiguilles très-fines, ou des filaments qui se croisent de mille manières dans la masse du liquide. A une certaine distance de ces premiers filaments, il s'en forme d'autres , et ainsi de suite , jusqu'à ce que la chaleur latente se soit peu à peu dissipée , et que le froid ait pu saisir successivement toutes les molécules Uquides pour les réunir en une seule masse solide. Sans le calorique latent , la solidification des corps se fe» rait en un instant. Ainsi , la rapidité de la solidification dépend de l'abondance de la chaleur qui se dégage, et de la facilité avec laquelle elle peut se dissiper.

Une même substance liquide peut prendre , en se solidifiant, des aspects et des propriétés très-différentes. Quand le phénomène se produit lentement et sans trouble, il arrive ordinairement que la substance se cristallise ou qu'elle prend la plus grande densité dont elle soit susceptible. Au contraire , quand le refiroidissement est prompt, et quand la masse liquide est agitée de quelque manière , les molécules n'ont pas le temps de se grouper^ et de s'arranger; elles se précipitent brusquement, et fonnent un solide dont toutes les parties intérieures sont dans un état plus ou moins forcé. Donnons quelques exemples de ces deux modes de soUdification.

Keff^ldlMement lent. — Quand l'eau gèle lentement, exposée i l'air en couches minces, par une température peu inférieure à zéro y

.a. ... tftALt^L'ft. — PREMIÈRE PARTIE.

^ .^«..» ;UiiuUe»u» de cristallisation; des souilles > ^ ijiiuo pliu> ou moins larges, compoéuit des >^. . . .L» .oiàUtiuus de plantes ou de feuiÛe» îndefi- .^ «.- .«aciiouièue curieux se produit en hîrer* sur . .> ciiiltiv», et sur le sol humide où se trouTent .i«^..i.> .4 eau de peu d'épaisseur. On Tobsenre encore . .. > >«i904u>« quand la surface des eaux n'est pas «.141. , .ilurs « en soulevant la glace avec précaution, .««c ae cix>uver sur sa face inférieure une multitude «V 4kV> , tiv>*minces , mais longues , larges et pénétrant ..... i '.uic as^cA grande profondeur. Ce réseau délicat *4x»i, «4UC cluque lame qui se solidifie, reste pendant . ^. ^ K »U|>» , «.\>iunie enveloppée par les couches liquides qui .^.« xi ^luilcur latente.

. M X..IV tondu dans un grand creuset de terre et refroidi .«,^..«v«44 |»4\^'ute un phénomène analogue : si Ton brise la .N..*\ x««|»\(tKivUo aussitôt qu'elle a acquis 1 ou 2 millimètres v^x,.v%^u4 » jK»ur dtvanter le liquide intérieur, ou voit en effet ,.v x\*%v jH»ilu»« onanv liquide était pénétrée et comme sillon- «XX vi uift uoiuUn* iniini d'aiguilles ou plutôt de longues pyra- •vi^x^x i luvVJ* pUuu*s et syméti-iques. Le bismuth a un autre >,;« ^tc vii:«udU:i;\tion non moins curieux qui se manifeste par X v|H4K»KV analogue. Après avoir fait fondre ce métal dans s« ^«xiKwi» v*n r»»^itc avec un peu d'azotate de potasse pour le 1^44*11^4 . x^uMute on le verse dans un tèt de terre, un peu xikuiiK' d .\\»UKV ; puis, la surface étant prise et un peu forme on Ih Nii,w lH*^»v iUvantor, et Ton aperçoit que tout ce qui n'était lOu* Ikiu»%W w>ail revêtu les formes CTistalUnes les plus vives et

I \'l%uu A «uxM une grande tendance à cristalliser : la lame uumv dv ^v nu*tid q»i recouvre le fer dans la feuille de fer^ Xh^', j^\v^I MiUditiiv progressivement en commençant par la !iuit'«uv ; rtMxMi loi'siiu'on le lave avec un acide faible, pour en- K»>vr U i\»«*^»«* MqH»rfirielle , on met à nu les couches un peu iklu!4 iM^^^fondt** et mieux cristallisées, qui constituent le moiré

IV» exemples sulïisonl pour faire comprendre que dans toute Milidilication loute , il y a u" gToupemcnt moléculaire soumis à de» formes gtH>niétritiues et à des lois réguhères. Les cristaux

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