AP. IL -— DENSITÉ DE DITERSES TAFEUR8. MO
geage doçit nous allons parier, et aussi parce que Ton doit £iire la peaée dans im air assez sec potir qn'il soit permis de né^get l'influence de la vapeur hygrométrique.
La valeur de c se calcule par la capacité du balkm et paer la température et la pression du moment de la première expërieneé; ainsi nous pouvons regarder c' comme exactement connu.
3® Le poids c' se compose en général de deux parties : de la matière volatilisée , et d'une certaine quantité d'air qui n'a pas été chassée par l'ébullition; pour défalquer le poids de cet air, on prend le ballon après la seconde pesée, on en plonge la pointe dans un bain de mercure^ et on la brise; aussitôt le mercure remplit le ballon , sauf l'espace occupé par l'ah' qui était mélangé ^[vee la vapeur; alors on eriéve encore une pôr^tjon du tube eflBé , jusqu'à ce que Fouverture soît assez large pour que l'on puisse faire passer Tair dans un tt:d>e gradué, afin d'en avoir le volume à une température connue et sous une pression connue. Cela fait, on en calcule le poids, on le retranche de c', et l'on a définitivement le poids de la substance qui était contenue dans le ballon au moment où il a été ferme.
11 y a encore ici mie correction à faire, qui est importante et qui semble avoir été négligée par quelques observateurs : lor»«« qu'il est resté de l'air avec la vapeur, son poids étant déterminé comme nous venons de le dire , il faut en calculer la pression pour la température à laqueUe on a fermé le ballon, en suppo^ sant que, mélangé avec la vapeur , il le remplissait comme elle ; cette pression trotr?ée, il faut la retrancher de la pression baro«» métrique, pour avoir, en définitive la pression de la vapeur ellemême. C'est ainsi que l'on parvient à connaître le poids c\ de la substance qui était en vapeur dans le ballon , sa force élastique A, et sa température t^.
4® Il ne reste plus qu'à faire lé jaugeage du ballon , qui a ici un double objet : c'est lui qui donne le vdtmie de la vapeur, et c'est hii aussi qui donne le moyen de calculer c, ou le poids de l'air qui était contenu dans le ballon lors de la première pesée.
Le jaugeage se fait, soit par les volumes, soit par les poids, comme nous l'avons indiqué (143). On peut à volonté le faire avant ou après l'opération ; comme la eapadté du ballon est au moins de 500 ou de 600 centimètres cubes , une erreur de jau«
geage qui s'élèverait même à 1 centimètre cube n'aurait pas une influence sensible sur le résultat. Représentons par p la capacité du ballon réduite à 0.
6" Toutes ces opérations étant faites , représentons par o' le poids spécifique de la vapeur dans les conditions de Texpérience, et par o son poids spécifique à 0 sous 76, nous aurons
o = — n — \ — r-r « et ci = o • =Tr
d'où il résidte enfin
c\ 76 \+ah
Pour ceux qui voudront appliquer les formules, nous rapporterons les données d'une expérience sur l'iode faite par M. Dumas.
107«',532, ballon plein d'air sec à 24'» et 0"",767. 110«',025, ballon plein de vapeur et d'air à 186o et 0°*,757. 66'" air mêlé à la vapeur, mesuré siu* l'eau à 22® et 0™,757. 664«',550, ballon plein d'eau à 22^
On trouvera pour la densité de l'iode, par i*apport à l'air, c'està-dire pour cr divisé par 0,0012995, le nombre 8,7873, nombre un peu différent de celui qui a été donné par M. Dumas, sans ^doute à cause de quelques corrections qui auront été faites autrement.
Au maximum de tension, les vapeurs de tous les liquides connus augmentent de densité à mesure que la température s'élève. D'où il suit que tout liquide peut, à une température plus ou moins haute, disparaître complètement dans im espace un peu plus grand que celui qu'il occupe. C'est aussi ce que M. Cagniard de La Tour a fait voir pour l'alcool, l'éther et le sulfure de carbone, n a de plus observé la température à laquelle se produit le phénomène, et mesuré la tension qu'exerce alors la vapeur. Pour cela , il faisait ses expériences dans un tube recourbé, semblable à peu près à un baromètre à siphon (Fig. 4, Pl. 10 a). La branche courte avait 4 à 5 millimètres de diamètre , elle contenait le liquide ; et la plus longue , 1 millimètre seulement ; elle contenait de l'air : mais le liquide et l'air étaient séparés par du mercure qu'on avait d'avance versé dans la courbure quand les deux branches étaient ouvertes ; le mercm'e repoussé par la pression pouvait remplir toute la longueur du tube à air. Les deux