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Lorsqu'on augmente la presûon au lieu de la <lmiinuer, oa retarde Vt'hutliticjii, et on peut la retarder indéBuiment eo augmentant indéfiniment la pression. C'est ainsi que dans l'appareil û connu «DUS le nom de marmite à Paoin ou de ttigesteur
GHAP. UI. — POINT D'ÉBULUTION. 321
de Papin , on peut élever leau jusqu'aux plus hautes températures sans la foire bouillir. Cet appareil (Fig. 16, Pl. 10} n'est autre chose qu^un vase cylindrique de bronze ou de fer dont les parois sont capables d'une grande résistance. L'ouverture en est petite , et on la ferme avec ime soupape sur laquelle on met des poids , de manière à produire une pression de quarante ou cinquante atmosphères suivant la force des parois. L^ébullition est impossible , puisque la vapeur qui se forme au-dessus du liquide exerce une pression toujours suffisante pour Tempécher. Mais lorsqu'on ouvre la soupape , l'eau s'élance en vapeur avec une telle impétuosité qu'elle forme un jet de huit ou dix mètres de hauteur; en même temps, le vase est fort refroidi à cause de la chaleur qu'il a dû fournir à l'eau pour sa vaporisation.
Le digesteur fut inventé par Papin, vei*s le milieu du dixseptième siècle; il servit alors à une foule d'expériences curieuses : soit pour montrer la puissance mécanique de la vapeur; soit pour montrer la puissance dissolvante de l'eau , maintenue liquide à des températures plus hautes que 100^.
U autoclave est un appareil de même genre que le digesteur de Papin ; mais comme il est destiné à supporter seulement des pressions de 5 ou 6 atmosphères , il peut avoir de très-grandes dimensions. Ce qui le distingue, c'est son couvercle elliptique^ placé en dedans et plus large en tous sens que l'ouverture qu'il ferme ; la vapeur le presse et le fait joindre d'autant mieux que sa tension est plus grande; ainsi, l'appareil se ferme de lui^ mênie. La figure 14 (Pl. 10 a) représente un autoclave de petites dimensions, très-commode dans les cours publics; c'est une sorte de chaudière à vapeur portative avec laquelle on peut feire toutes les expériences ; pour cela on adapte successivement divers raccords au tube a par lequel s'échappe la vapeur. On s'en seit , par exemple , pour montrer comment l'eau se chauffe au moyen de la vapeur, et pourquoi il se fait alors un bruit si considérable, à rexti*émité du tube.
Dans une masse liquide très-profonde , outre la pression qui s'exerce à la surface , les molécules du fond supportent encore toute la pression due à la colonne liquide supérieure. Ainsi , dans une chaudière pleine d'eau , de dix mètres de profondeur, les couches du fond supportent deux atmosphères , et par conséquent les bulles de vapeur ne peuvent s'y former, à moina que 1. «i
UTM IL -* CHALEUR. — PREMliaK METIS.
la lempérature ne acnft de lii* ; c est donc là le point d'dbnUi-» tkm de Teau pour cette profondeur. Mais les couches sapera cielles ne pouvant ^re qu'à 100* , il arrive que les couches dn fend s'âèvent sans cesse, à canse de leur dilatation; quVUes fennent des bulles de vapeur à cause de rabaissement de la pression, et, par conséquent, qu'elles se refroidissent et passent PKXXSsivement par toutes les températures, depuis 121* jus- ^*à 100*. Dans les vases qui n'ont même que quelques déâpmètres de profondeur, il se produit un phénomène anak^ue, avant que TébuUition commence. Les couches du fond prennent anx parois du vase assez de dialeur pour se vaporiser , de pe» tiles bulles se forment et s'âèvent ; mais , en gagnant les coopches supérieures qui sont encore trc^ froides, elles se condensent subitement. De là ce bruit singulier qui précède de qndques instants TâMillition des liquides. On s'en assure aisément en fijsant Texpérience dans des ballons de vene , car on les bulles se former, s^élever un peu, et disparaître tout à ; on dit alors que le liquide chamte^ et qu'il ne tardera à bouillir.
AaMsvfttBi, — L'expérience suivante (Fig. 15, Pl. 10 a) est àiiMhni'f à montrer en même temps, comment se frdt le vide par râbullition , et comment la tension de la vapeur cjiange avec la température. Avant que 1 eau soit bouillante dans la cornue a , il se dégage des buUes à 1 extrémité d du tube dans le vase ef^ meA un mélange d^air dibté et de vapeur. Ces bulles deviennent phis grosses et plus fréquentes quand rebullition coo»- ■Mmce ; cependant elles se dégagent encore , sans £ure beaucoup de bruit et sVâèvent à la surÊKre* paire quVUes sont mélangées de beaucoup d^air. Après un certain temp», elles se forment cnrore , plus ou moins volumineuses, mais elles cessent de s éle^ ver: on les voit disparaître à Tinstant, avec le bruit sec Jm marteam d'emi ; c est un signe qœ lair est complètement chassé, et que la vapeur se condense brusquement an contact de Tean froide. Alors cm retire le feu ; le Bquidle s'âève peu à peu dans fetnbe éc^ fanlcintint et par oscillations; arrivé prvs du cotide r^ il ofidlle encore plus; pois* tout à coup il s^elà^ia^ en jet dam lacanHBe qui se remplit en un instant du liquide qui «>taît daiK levasec/:
litttiaMt.— La
GIAP. m. ~ POINT D*£BULUTI0N. 323
point d'ébullition d'un liquide n'est pas changé par des corps étrangers qui sont mécaniquement suspendus dans sa masse ^ comme les parceOes de sable dans Teau ; mais il est presque toujours changé par les corps qui sont chimiquement combinés avec sa substanoe.
M. Legrand a fait des expériences très-intéressantes sur les dissolutions salines; le tableau siÙTant contient les résultats anx-^ quels il est parvenu.
Tableau des points d'ébullition de diperses dissolutions saturées et des proportions de sel correspondantes.
DÉSIGlfATIOIf