GHAP. II. — ACTION DE LA TERRE
pied qui la porte (Fig. 17), de manière tpi'il ait à son égard exactement la même position.
Par ce moyen, la déviation semble doublée, et non pas corrigée, puisque le compensateur produit un effet justement égal à celui que produit le (et du vaisseau , et dans le même sens. Elle est doublée , en effet , et c'est là ce qui donne le moyen de la trouver. D'abord on enlève le compensateur pour faire une première observation de déclinaison , et Ton trouve , par exemple , 36* à Touest. Ensuite on place le compensateur pour faire une seconde observation , et Ton trouve , par exemple, 40* à l'ouest. Ce second résultat étant plus fort que le premier , c'est une preuve que les actions locales augmentent la d^Knaison. La différence 40 — 36 = 4 fait voir que le compensateur, pour sa part, l'augmente de 4*; donc le fer du vaisseau l'augmente d'autant; ainsi, la vraie déclinaison est 36* — 4* = 32*. Au 'contraire , si l'observation faite avec le compensateur donnait un moindre résultat, ce serait une preuve que les actions locales diminuent la déclinaison, et la différence des deux observations devrait s'ajouter à la première pour avoir la déclinaison du lieu. H faut donc dans tous les cas suivre cette règle générale : faire deux observations, l'une sans compensateur, l'autre avec le compensateur; retrancher la seconde de la première , et, cette différence, prûe avec son signe^ étant ajoutée à la première observation, le résultat sera la déclinaison cherchée.
Cet ingénieux procédé n'est pas sans difficulté dans la pratique.
192. De l^lnflaeaee àm na^étisnie sur \m marehe des ehroaoméires. — Plusieurs marins, habiles observateurs , ont remarqué que leurs chronomètres n'avaient pas la même marche à bord et sm* le rivage. Les différences s'élèvent quelquefois de ^' à 10' par jour. On conçoit de quelle importance est ce jrfié- Qomène , puisque toute l'exactitude des observations nautiques et géographiques que l'on peut faire à la mer est dépendante de 1 exactitude avec laquelle on mesure le temps. Les chronomètres ayant dans leur construction plusieurs pièces d'acier , et surtout des pièces mobiles qui sont emportées par le balancier , il est naturel de suppi^ser qu'ils sont par là soumis aux influences magnétiques. En effet, la proximité d'un aimant suffit pour altérer leur maiche*; de nombreuses expériences en#ont donné la preuve,
4Î6 LIVRE m. ~ MAGlIfiTISlIS ET ÉLBCTBieiTÉ.
et Ton a reoonnu ausn* que des niasses de fer doux-, aimantees par la terre , produisent le même phënoiaene» Sur un ▼aùseaa, c est donc la même cause qui dévie la boussde et qui trouble la raardte des«tux)iiomcitres; aussi a-^^Mir essayé deila neutraliser dans les deux iCaB.par le mâmeinayen.s maÎ8>^ pour les ohroiiomètres, ce qu'il ;y a.jusqu^À présut de meîitettr à ffeiney c'estde les tenir au^némelieu , dans ^la-^pémsi positioRy et le plus loio qui'il <soit possible de. toute.subsftanoe magaaiiqucfct .
LITBE III. — HieNÉTISHB- ET ËUCTRIMtE. W