‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 173 sur 217 · CRAP. YU. — HE L'OZONE. 0M · texte numérisé non relu

CRAP. YU. — HE L'OZONE. 0M

n rend Tiode libre dans l'iodute de potassium ;

U oxyde le fer, le adnc, Taif^ent, le mercure ;

n noircit le sulfate et Tacétate de manganèse, en prodnisaitt de Thydrate 4e sesquioxyde ;

11 transforme le protoxyde de plomb en minium hydrafte ;

Il altère le caoutchouc et le rend cassant.

Mais lorsqu'à Tétat sec on le met en contact avec ces diverses substances pareillement sèches^ il cesse d'agir et ne se distique plus que par son odeur.

Ces propriétés peuvent se démontrer au moyen de Tapparoil âui?ant (Pi». 24^ Fig. 20); Teau acidulée soumise à l'action de la pile est contenue dans un tube en U, acb^ plongé kii-méme dans wx bain d'eau froide pour empêcher TéchaufEement ; le courant d'une forte pile arrive par des fils de platine aux électrodes qui sont des lames de même métal ; Thydrogène se lié*gage au dehocs ; Toxygène est conduit dans trois tubes laveure Py pour arriver au tube horizontal /, droit ou un peu courbé au inilieu y qui reçoit les substances soumises à Faction de Toxonai Le premier tube laveur donne des traces sensibles d'acide saUifrrique^ mais le troisième n'en donne plus; il faut, à la suite de celui-ci, établir les tubes desséchauts, ou xm tube chauffé lovs»qu'on veut agir sur l'ozone sec, ou aur l'ozone transformé par la chaleur.

n est bon de faire passer un courant d'oxygène pur dans l'appareil avant de mettre l'eau acidulée, afiA de le purger d'aîr oon»* plétement.

Quelles que soient l'énergie de la pile et la durée de l'opérationi il n'y a jamais qu'une très-petite propcyrtion d'ooone dans Tox^ gène qui se dégage au pôle positif^ car, si Ton en prend un irolume donné pour l'agiter avec une dissolution d'iodure de po» tassium, l'absorption est à peine sensible^ cependant TioduBe faruoift et le gaz qui reste n'est plus que de l'oxyg^èiie , qiB a perdu son odeur et sa propriété oxydante.

Les étiaeeUes de Im auieiaiie d«uae»t * l*9Xf s**^ ^^^ «unsa* téwm de rosoiie. — Un tube vertical (Pl. 34, Fi«. 16), contient eu haut deux fils de platine qui passent au travers du verre | leurs exti*émités intérieures se trouvaoït à une distance plus ou moins grande, suivant la longueur que l'on veut donner à l'étiur celle i le tube, rempli d'oxygène pur,, est placé siir une dissolution d'iodure de potassium, dont la sur&ce extérieure est recon^

Terte d'une couche épaisse d'huile pour empêcher l'acxîès de Vair et Tabsorption de l'azote. On fiiit passer les étincelles de la machine et l'on ne tarde pas à voir la colonne d'iodure sVlerer progressivement ; après quelques heures l'absorption est trcssensible , et la dissolution se colore de plus en plus ; on peut continuer l'expérience assez longtemps, pour qu'il ne reste pW en haut qu'une petite bulle d'oxygène.

En substituant l'eau bouillie à la dissolution d'iodure il n y a aucune absorption ; cependant l'oxygène prend très^fortement l'odeur de l'ozone.

Les expériences comparatives sur les dissolutions iodurées font Toir que l'action est plus prompte dans les tubes où l'étincelle a 25 millimètres de longueur que dans ceux où elle a seulement 4 ou 5 millimètres , les tubes étant successifs et la quantité d'électricité la même.

Dans les tubes précédents) quand on substitue l'eau à la dissolotion d'iodure et quand on dispose une lame d'argent destinée i recevoir l'action de l'ozone, on constate l'oxydation progresÛTe de l'argent par l'ascension de la colonne d'eau ; il paraît cependant que l'absorption est ici moins rapide; même quand les dein tubes, d'argent et d'iodure de potassium, sont successifs et reçoivent le même nombre d'étincelles de même longueur.

Ce système d'expériences montre , d'ime manière évidente i que l'ozone n'est autre chose que l'oxygène ayant reçu par IV lectricité une activité chimique particulière , conformément aiii conclusions de MM. de La Rive et Marignac; car, si Ton voulait, à toute force, élever une objection en disant qu'il y a peut-être de l'azote ou de l'air atmosphérique, soit dans l'eau bouillie, qui est au-dessous de l'argent, soit dans la dissolution d*iodare de potassium, il suffirait pour y répondre de comparer le volume d'oxygène absorbé au volume possible de l'azote.

Cependant MM. Fremy et Ed. Becquerel ont pensé qu'ils lèveraient mieux tous les doutes en enfermant l'argent et la dissolution d'iodure de potassium dans des tubes de verre scellés à la lampe; deux fils de platine arrivant à une certaine distance dans l'intérieur de ces tubes pour déterminer le passage de l'étincelle de la machine. Alors le vide se fait à mesure que l'oxygèiic est ozone par l'étincelle, et il suffit de briser sous l'eau la pointe de ces tubes pour mesurer le degré d'absorption. Lorsqu'on agit ainsi sur l'iodure de potassium le vide se reconnaît à l'éclat de

GHAP. VII. — DE L'OZOIfE* 7pi

l'étincelle ; car on voit qu'après quelques heures elle est affaiblie au point d'éti*e à peine visible , elle n'a plus à traverser que le vide ; et en ouvrant le tube sous Teau, on a en effet la preuve que l'absorption de Toxygène a été complète.

Que Foxygène purifié vienne du chlorate de potasse , de 1 oxyde de mercure ou du peroxyde de manganèse, les effets sont les mêmes.

Puisque l'oxygène n'est jamais ozone, que partiellement, lorsqu'il ne trouve pas un corps sur lequel il puisse se porter immédiatement, il parait probable, à MM. Frcmy et Becquerel , que Faction de l'étincelle peut à la fin ôter à l'oxygène ozone la propriété qu'elle lui avait d'abord communiquée, et produire ainsi les deux effets contraires, suivant les circonstances.

Ces expériences, comme celles de MM. de La Rive et Marignac, démontrent donc, par rapport à l'ozone, ce premier point fondamental : que l'ozone n'est autre chose que de l'oxygène ayant reçu de l'électricité une activité chimique particulière.

MM. Fremy et Becquerel proposent de supprimer le nom d'o- 7X)ne et de le remplacer par celui A'oxygène électrisé. Je ne vois à cela aucun avantage : la science a adopté depuis dix ans le nom primitif donné par M. Schœnbein, l'auteur de la découverte, qui ne savait pas, il est vrai , comment l'ozone était composé, mais qui en avait établi les propriétés caractéristiques, par diverses séries d'expériences très-remarquables; pourquoi aujourd'hui effacer cette origine en substituant à cette dénomination juste , une dénomination qui aurait quelque chose de faux , puisque tout oxygène électrisé n'est pas nécessairement de l'oxygène ayant les propriétés dont il s'agit. S'il arrive, ce qui est présumable, que d'autres corps reçoivent aussi par l'électricité des modifications analogues, pourquoi ne pas dire alors de l'oxygène ozone, du soufre ozone y même quand il n'aurait aucune odeur particulière , plutôt que du soufre électrisé , qui ferait une étrange équivoque?

MM. Fremy et Becquerel ont habilement recherché les divers modes par lesquels l'électricité peut imprimer à l'oxygène ces propriétés nouvelles ; ils ont en conséquence soumis à l'épreuve les étincelles produites de diverses manières par la rupture d'un circuit voltaïque. Deux appareils ont servi à ces recherches; le premier est l'appareil d'induction de Ruhmkorff, que nous décrivons plus loin (Pl. 25, Fig. 13), et qui a la propriété remarquable de

IWt LIVRE III. — lUGNÉTlSME ET ËLECTRICITt.

procluîre, arec âeax éléments Bunsen ordimaires, des effets de lainière dans Tœuf philosophique, qui ne sont ni mmns édatants ni moins intenses que ceux que l'on peut obtenir des plus fortes machines électriques 7 le second appareil est le gros âedro-ainumi du Jardin des Plantes.

L^appareil de RuhmkorfFdonne dans Foxygène sons la presâon ordinaire des étincelles de 3 ou 4 millimètres de longueur qui se succèdent avec une excessive rapidité ; ces étincelks produisent sur Toxygène le même efFet que celles de la madnne ; cependant quand l'appareil est trop actif et les étinceBes trop rapides, cette action s'affàibfit beaucoup , ce qui résulte Traisemblablement de rélévation de température aux points de jonction des pièces mobiles.

Le gros électro-aimant était employé de la manrere ssuiTante: un tube de Terre représenté en plan et en élévation (Pl. 24, FiG. 17), contient dans son axe un long fil de platine id/*, articulé en d et terminé en /'par une masse de fer recouverte d'émail; sa portion mobile repose sur un second fil de platine transversal ffh'y les appendices effilés, a et c servent à introduire les gaz et sont ensuite scellés à la lampe. Un courant de 20 âéments Bunsen passe dans l'électro-aimant et vient traverser le fil de platine intérieur de X en 7 ou de j en x, le point de croisement du fil longitudinal et du fil transversal établissant la communication. Mais l'électro-aîmant disposé au-dessus de la masse de fer /*, la soulève ainsi que le fil qui la porte, le courant est rompu, FétinceDe jaillit, alors la masse de fer retombe, rétablit les communications, qui sont presque à l'instant rompues de nouveau et ainsi de suite. Dans ce mode d'action l'oxygène n'est point modifié, mais cela tient, sans aucun doute, à une trop grande élévation de température, puisque cette étincelle ne diffère que par l'intensité de celle de l'appareil de Ruhmkorff. Une preuve de la haute température est la fusion du fil de platine au point de csroisement quand l'expérience a été prolongée pendant environ une denûheure.

Cet appareil a donné cependant d'autres résultats curieux : quand le tube contient de l'air au lieu d'oxygène, on voit promptement les vapeurs rutilantes du gaz nitreux formé par le passage de l'étincelle; quand le tube contient 3 volumes d'hydrogène et I volume d'azote avec un papier réactif, on ne tarde pas à voir le papier accuser la présence de l'ammoniaque ; on produit de

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