‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 178 sur 217 · CHAP. VIII. — COURANTS D'INDUCTION · texte numérisé non relu

CHAP. VIII. — COURANTS D'INDUCTION

rants des machines, et jusqu'à présent ceux-ci ne peuvent pas être comparés aux premiers : nous les voyons, par exemple, produire des commotions redoutables, tandis que leurs effets chimiques sont presque nuls- Pour comparer les intensités des courants d'induction instantanés qui ne peuvent pas être reproduits et soutenus longtemps , comme dans l'appareil de Clarke , on est donc conduit à choisir de préféi'ence leurs effets qui semblent les plus instantanés, savoir : la commotion, Taimantation et Faction qu^ils peuvent exercer sur le galvanomètre. M. Henry, qui a fait les recherches les plus intéressantes sur les phénomènes d'induction {Transactions ofihe American philosophical Society ^ années 1835 et suivantes), a employé comme épreuve d'aimantation, une spirale magnétisante : c'est une spire de 30 tours serrés, qu'il introduit dans le courant d'induction , et dahs laquelle il place une aiguille à coudre , dont il observe' ensuile rintensité magnétique ; M. Âbria , qui a fait aussi sur ce sujet des travaux remarquables, a employé un procédé analogue. Ce moyen de comparaison ne peut pas sans doute donner des rapports d'intensité parfaitement rigoureux, mais il conduit du moins à des approximations qu'il faut bien accepter, en attendant que Ton découvre une méthode plus sûre.

Supposons maintenant que l'on dispose une expérience telle qu'elle est représentée (Pl. 25, Fig. 12), d'après l'un des mémoires de M, Henry, {jinn. de Chim.^ 1841 , t. UI, p. 394.) a étant un ruban de cuivre recouvert de soie , de 30 mètres de longueur, sur 40 millimètres de largeur^ et roulé en spire; 6, c, /*, des spires semblables, ayant seulement 20 mètres de longueur \ d et e des bobines de fil de cuivre d'un demi-millimètre , aussi recouvert de soie , le fil de la première ayant 1500 mètres de longueur, celui de la seconde 100 mètres; ^ est la spirale magnétisante qui est ici dans le dernier circuit, dans celui de la spire f. Admettons qu'il y ait des spirales semblables dans les autres circuits. Alors, si l'on fait passer le courant d'une pile dans la spire a (nous appellerons ce courant, courant du pre^ mier ordre\ on constate que, par ses intermittences, il fait naître un courant du deuxième ordre dans les spires b et c, un courant du troisième ordre dans les bobines rf çt ^ , en enfin , un courant du quatrième ordre dans la spire f; on pourrait même aller plus loin.

Quand les courants d'induction sont produits par la rupture

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du courant de la pilt! , dout la direcûoa «st représeolée par +, on. trouTe, conune cela doit être, que celui du deuxième ordre est +, mais celui du troisième ordre. — ; celui du quatrième ordre + ; celui du cinquième ordre — ; et ainâ de suite alternativement. Ces sucoeasionfr se démontrent par le sens de Taimantation de la spirale mo^^étisuite , ou parle» indications d'un, g^ilvanomètre que Ifoniaterpasedana le ebadu

On observe les mêmes inversâons, mais à poBCii dii.deiEzieii» ordre, lorsque las courants d^inductiott sont produite, nau plus par la rupturey.mais par \^ fermeiM^ éaimuauà primitif.

Ce résultat est remaïquable.: iL fiiiv coanaki»'. qaueai oourant d'induction peut luiomême donner naiisanee à. un aetre o»uraal d'induction ; ce qui semble d'abord ane£ surprenant ; ov son existence est si courte qu'il ne bisque panûtro et. dt^urakic; auteoment où* il prend naissance, il diait^ suimut la loii œnK mune, produire uu courant iny«nse ; maïs au .moment ou il finit, il doit produire un coorant diiieot : or scm oommenoemiflit et m fin sont si rapprochés, que ces deux. actions. eomtraiisssemblciit devoir être égfiles et sa détruire l'une l'autre;. Qa oompuend q» dans le circuit du deuxième, ordre l'aiguille ^'aimante , paire qu'elle se trouve là soumise à un^courant instantané comme celui de. la bouteille de Leyde , et toute» les expérienœa indiquent qvt'il suffit d'un moment indivisible pous déterminée Fainianta-' tiouf mais il était nécessaire de £sdre w>ir que ce courant éphé» mère agit lui-même par induction, pour produire un oonrantèi troisième ordre. Ce premier point établi,, le sens de raimanla,'» tioD conduit à une autre conséquence i puisque le. courant du deuxième ordre agit, il est présumaUe qju'iLagif sucœasirement comme courant qui commence et comme counint qui iwt, cesi» à-dire qu'il produit un courant invesse et un courant ^mct; or, si œs deux courants étaient égaux-,, l'aiguille de la spinle ma» gnétisante, aimantée d'abocd dans- un sena, puis dan» un sn^ inverse , par une action égale et contraice.,, paraîtrait devob r^ tombera l'état naturel ; puisqu'il a en est rien, et puisque* soa magnétisme est celui du courant inverse , elle semble indiquer q}ie le courant inverse a plus d'intensité qiie le courant dieectr ou plutôt qu'en s' éteignant et ea naissant il ne passe pas par \ts mêmes péiiodes. L'inversion alternative qui s'ohsecve dan» ks ^ ordres suivants , prouve que dans tous les circuits les phénomènes, s'accomplissent suivant des Icos^ analoguca*

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M. Yerdet a dénoatré d^ime manière ingéniense et -décisive lezisteaoe de ces dem courants successils j dans nn circuit induit du troisième ordre. Il s'est servi de deux bobines à deux fils, contenant diacime un cylindre de fer doux ; le premier fil de la première bobine recevait le courant d'une pile , dont le drcuit était ouvert et fermé, un grand nombre de fois dans 1\ au moyen d'une roue pareille à celle de la figure 26 (Pl. 22) ; le deuxième fil de cette bobine formait avec le premier fil de la deuxième un circuit fermé du deuxième ordre; enfin le deuxième fil de la deuxième bobine était mis en comnmnica* tion avec un voltamètre, on devait passer le courant du troisième ordre. Un commutateur était disposé de telle sorte que les courants induits, directs ou inverses eussent toujours la même direction dans la deuxième bobine. Or, dansées expériences chaque éprouvette du voltamètre contenait les deux gaz, non pas eu ^ale proportion, mais toujours assez mélangés pour produire un mélange détonant, {jénn. de Chim. et de Phjs. t. XXIX , p. 601.)

381. laieMiliéa dHéreMtes ^m» paralaseat «rv^lr les eoii* mits d'iaduetloB» ««IvaMt 411*011 les ezanlBe pa» la spirale MAfpiétiMMte 9 par le galvamoaiétre on par la •ommotlon. — M. Henry a démontré par des expériences tout à fait conduantes :

1^ Que le courant inverse qui naît par la fermeture du drcuît primitif, et le courant direct qui nait par sa rupture, peuvent paraître égaux lorsqu'on les compare an moyen des déviations gsd>TaDométriques; tandis qu'ils sont très-différents si on les compare au moyen de la oonomotion, celle du second étant très-rude, et celle du premier presque imperceptible ^ très-diffiv reats aussi par la spire magnétisante, le premier n'aimantant pas Taigmlle, et le second l'aimantant à saturatiot}.

3** Qu'en variant les conducteurs ^%x courant primitif, soit en longueur, soit en éjpaisseor, et en augmentant convenablement le nombre des élémems de la pile, on peut rendre les courants induits, directs et inverses, sensiblement égaux entre eux, soit qu^oD les compare au moyen du galvanomètre, de la commotion, ou de FaiguiUe magnétisante^

IP Que le courant direct, apprécié par la commotion, augmente en général avec le nombre des éléments, sans qne le courant inverse éproave des augmentations pareilles.

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322. lallaeMee d«s plaqaes InterposéMi entre la spire laduisante et la spire Indolte. — Les plaques non conductrices n'exercent aucune influence sur Tintensité du courant d^induc* tion ; mais les plaques conductrices exercent une influence remarquable : par leur interposition , les commotions s'afFaiblissent rapidement ; Taiguille de la spire magnétisante reçoit une aimantation beaucoup moindre; et cependant les indications galvanométriques restent sensiblement les mêmes. Ces plaques reçoiTent elles-mêmes une sorte d*induction ; car M. Henry ayant enlcTé un secteur dans im disque de plomb, et soudé de part et d'autre, sur la circonférence, les extrémités d'une spirale magnétisante, il a constaté que Taiguille s^aimantait, qu'ainsi la partie enleTee du disque empêchait le 'courant de se développer pleinement. Cette expérience explique directement TefFet des solutions de continuité, et fait voir conunent les fissures im peu grandes réduisent les plaques conductrices au rôle de plaques non conductrices, dans ces expériences comme dans celles de M. Faraday.

323. Réaetlon que les eoarants d*lndaetloM exereeat les uns aar les antres. — M. Âbria a traité ce sujet avec habileté. {Ann. de Phys. et de Chim.y 1843, t. VII, p. 462.) Nous regrettons de ne pouvoir citer ici qu un petit nombre de ses expériences.

Lorsque trois spirales planes et égales aj b et c (Pl. 25, FiG. 8), sont superposées et très-rapprochées, si l'on fait passer dans l'une d'entre elles im courant primitif, le courant induit qu'il détermine dans Tune des deux autres par sa rupture, n'est pas modifié par la présence de la troisième quand elle reste ouverte ; elle n'agit alors que conune une plaque non conductrice. Mais il n'en est plus de même quand elle est fermée, c'est-àdire, quand elle peut recevoir la double action du courant primitif, et du courant induit dans la seconde. Si le courant primitif passe dans £, le courant induit de a diminue quand on ferme r, et çice versa; s'il passe dans a, le courant de c est fortement réduit quand on ferme £, et 6 se trouve lui-même sensiblement réduit si l'on ferme c.

On conçoit en effet qu'il doive en être ainsi, par cela seul qu^un courant d'induction peut lui-même agir par induction, et produire des courants alternativement directs et inverses ; en effet, quand a est le courant du premier ordre et b celui du deuxième, si c est fermé, il devient aussi du deuxième ordre ptf

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