‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 46 sur 217 · LIVRE 11. — DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

LIVRE 11. — DE LA CHALEUR

à la même température. Ainsi, en prenant dans la paume des mains un des thermomètres précédents, on le verra monter plus ou moins, suivant que Ton aura les mains plus chaudes ou plus froides. Mais si l'on a la patience d'attendre et de tenir les mains pressées jusqu'à ce qu'elles se soient réchauffées le plus possible, on verra le thermomètre qu'elles tiennent enfermé monter lentement jusqu*à une certaine limite, où il arrivera toujours , et qu'il ne dépassera jamais. Dans toutes les saisons, sous tous les climats et chez tous les individus, il s'arrêtera an même point ou à très-peu près. Ainsi la température du corps humain est une température constante, et elle ofire un point fixe^ que Ton pourrait prendre pour point de départ dans l'évaluation numérique des températures. Cepemlant il y a d'autres phénomènes qui sont plus mathématiquement constaKits, et auxquels il est plus simple de recourir : tels sont, par exemple, les changements d'état des corps.

185. Chasgements d*ét«e. — La plupart des corps solides peuvent passer à l'état liquide : ainsi la glace se fond et donne naissance à de l'eau qui a la même composition chimique que la glace elle-même, c*est seulement un autre état d'agrégation des molécules : il en est de même de la cire, du plomb, de For, dufer, etc. ; ces corps sont appelés corps fusibles, parce que leurs éléments matériels, sans être séparés ou modifiés chimiquement , peuvent prendra l'état liquide sous l'influence de la chaleur, et revenir ensuite à l'état solide.

La plupart des corps liquides peuvent passer à l'état de vapeur ou de fluide élastique i ainsi, quand on fait bouillir de 1 ean dans un vase, la masse d'eau diminué rapidement, et cependant les molécules d'eau qui semblent disparaître ne sont ni détruites ni modifiées chimiquement; elles prennent l'état de vapeur, c'est-à-dire qu'elles forment alors un fluide élastique analogue à l'air; et si cette vapeur est recueillie et refroidie, elle reproduit exactement tout le poids d'eau qui avait disparu. Il en est de même de l'alcool, de Téther, du mercure, du zinc, du sel ordinaire, etc.

Pour produire ces changements d'état, c'est-à-dire pour /b/i«&"<' ou pour ifaporiser les corps , il faut leur donner une certaine température. Or, on a observé d'abord ce fait fondamental^ qu'un même corps se fond toujours exactement à la même température : ainsi, dans la glare fondante, im thermomètre revient

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