FUSION ET SOLIDIFICATION
croissantes pour la chaleur , jusqu'à la température de la fusion de l'or. (Voy. t. Il , Calorimétrie.)
Tableaa du point de fusion de diverses substances^ en degrés du thermo-
mètre centigrade.
Noms Degrés
dq» subsUDces. centigr.
Fer martelé anglais 4600
Fer dom français A 600
kàa%y les moins fasibles 4 400
Aciers, les plus fasibles .,.,. A 300
Fonte manganésée A 260
Foate grise, 2* fusion i 200
Fonte grise, très-fusible 4 * 00
Fonte blanche, peu fusible 4 4 00
Fonte blanche, très-fusible 4050
Or très-par ^ 4 260
Or au titre des monnaies 4 4 80
Argent très-pur 4 000
Bronse 900
Antimoine • 432
Zinc 423
Plomb 332
Bismoth 270
Etain 236
Alliage, 5 atomes d^étain, 4 do
plomb 4 94
Id, 4 étain, 4 plomb 4 89
li. 3 étaIn, 4 plomb 4 86
li. t éuin, I plomb 496
Id. 4 étain, 4 plomb 244
Quelques physiciens sont portés à croire que de très-fortes pressions peuvent avancer le point de fusion; cette hypothèse a été mise à l'épreuve par M. Thomson et par M. Bunsen. M. Thomson croit pouvoir conclure de ses expériences que le point de fusion de la glace est hâté de 0*,1 pour une augmentation de pression de 4 atmosphères, qu'ainsi elle fondrait à — !• et à — 2<^sous 40 et sous 80 atmosphères. M. Bunsen, en opérant sur le spermaceti et sur la paraffine , est parvenu au résultat suivant :
Noms des substances.
Alliage , I étain , 3 plomb
/t/. 3 étain, 4 bismuth ,
Id. 2 étain, 4 bismutli
Id. { plomb, 4 bismuth
Id. 4 plomb, 4 étain, 6 bismuth ,
Soufre , ,
Iode
2 plomb, 3 étain, 6 bismuth
6 plomb, 3 étain^ 8 bismuth
4 bismuth, { plomb, 4 étain
Sodium
Potassium
Phosphore
Acide stéarique
Cire blanchie
Cire non blanchie.
Acide margarique
Stéarine
Spermaceti , .
Acide acétique.
Suif
Glace
Huile de térébenthine
Mercure .,..,..
Degrés centigr.
Apcmuceti
Pression. Point de fusion.
4 atmosph. . 47*,7 49,7
Paraffine
Pression. Point de fusion.
4 atmosph. . 46*,3 48 ,9
148. SoUdlfleatloii. — Quand les liquides passent à Tétat solide, on observe en général deux conditions correspondantes àoellesdela fusion: premièrement la solidification s'opère à ^11^ température fixe, qtii est celle de la fusion; secondement, tout le calorique latent , qui a été absorbé pendant la (îision, est
266 LIYME n. — CHALEUR. — PREMIERS PARTIE.
reproduit et dégagé pendant lasolidificatioii. Il suffit d'un thermomètre ou d'un pyromètre pour démontrer la première de ces vérités ; quant à la deuxième , nous ne pourrons indiquer comment on la constate par Veicpérience que quand nous donnerons les moyens de mesurer les quantités de calorique latent (t. H, Ca^ lorimétrie). On sait cependant, et cette obsenr^don a été faite en 1724 par Fahrenheit, on sait que, dans certaines circonstances, Feau pure peut être amenée jusqu'à 10 ou 12* au-dessous de zéro, sans se congeler; c^est une sorte d'exception qui se présente dans quelques autres liquides. Ce phénomène , qui a lieu quelquefois à l'air libre, se manifeste phis sûrement quand la surface du liquide ne supporte plus qu'une faible pression produite par de l'air ou de la Tapeur : aussi, pour Tobserver , il convient d'enfermer le liquide dans des tubes que Ton scelle après y avoir fait le vide , ou de le placer sous le récipient de la machine pneumatique, et ensuite de refroidir graduellement, en évitant autant qu'il est possible , toute espèce d'agitation. Alors, après un certain degré de refroidissement , il suffît d'imprimer au liquide quelque secousse légère,, ou de jeter dans sa masse quelques fragments d'un corps solide quelconque , pour déterminer à l'instant une solidification plus ou moins complète. En même temps , le thermomètre , qui indiquait l'abaissement de température, s'élève subitement et remonte toujours à peu près au terme naturel du changement d'état du corps. C'est ce qui a été bien constaté par M. Despretz, comme on le voit dans le tableau de la page 251 : l'avant-demière colonne indique l'instant où la congélation a commencé , et la dernière adonne , le point où le thermomètre a remonté , qui est pris ici pour le vrai point de congélation. La rapidité de la solidification qui a eu lieu dans ces circonstances et l'ascension du thermomètre sont deux phénomènes faciles à expliquer : le calorique latent des premières parties qui se congèlent se porte sur les parties voisines qui sont encore liquides, il les réchauffe, mais ne les réchauffe pas assez pour les empêcher de se congeler à leur tour; de là )e double effet de la prompte solidification et du réchauffement. Les dissolutions de sulfate de soude présentent des phénomènes analogues : ces dissolutions saturées à chaud laissent peu à peu déposer le sd de soude, lorsqu'elles se refroidissent à l'air libre ; mais , si on les enferme dans des tubes eflâés que Von scelle à la lampe I après les arour pargés d'air par TébulÛlion) le refroi-