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CHAP, IV, — XOUYEHENT DU TIROIR

cette différence que dans les locomotives Tessieu coudé remplace Farbre du volant. Que l'on conçoive donc un excentrique circulaire dont la bielle est en s (Fig. 1); que Ton conçoive d une autre part un axe u , portant deux bras ou leviers perpendiculaires à sa longueur, Tun qui reçoit Faction de la bielle, lautre qui la transmet à la tige du tiroir, et Ton aura une idée du mécanisme ; il est tout à fait analogue à celui de la machine fixe. Mais il y a une autre condition à remplir, importante, indispensable : il faut que le mécanicien puisse subitement, à un instant donné, mettre la vapeur en sens inverse ; la difEculté est grande à cause de la rapidité de la vitesse du piston. Les ingénieurs s*en sont beaucoup occupés, et M. Stephenson lui-même en a donné plusieurs solutions ; voici celle qu'il a adoptée en dernier lieu. Pour chaque tiroir il établit deux excentriques et deux bielles : la seconde est en / (Fig. 1); les deux excentriques sont calés en sens inverse ; le grand rayon de Tun corres* pondant au petit rayon de Tautre, il en résulte que les mouvements des deux bielles s et / sont inverses : quand Tune va, lautre vient; quand Tune pousse, Tautre tire. D'après cela, concevons le tiroir au milieu de sa course et mû par la bielle s\ concevons que subitement on détache cette bielle pour mettre en prise la bielle /, il est évident que le tiroir devra rebrousser chemin, et par conséquent que la vapeur sera mise en sens inverse; et cela n'empêchera pas la locomotive de marcher, ni les roues de tourner dans le même sens, en vertu de la vitesse acquise ; mais c*est la marche à contre-uapeur , c'est-à-dire que toute la puissance de la vapeur est appliquée à détruire le mou- Tement de la locomotive pour lui imprimer le mouvement con* traire. On fait donc le changement de uitesse pour arrêter plus promptement la locomotive dans les cas pressants, et on le fait aussi quand on veut, pour quelques évolutions, faire marcher la machine à reculons. L'on voit maintenant que toute la difficulté se réduit à détacher la bielle s pour mettre en prise la bielle s' , et à accomplir cette inversion par un moyen tel qu'il n'exige de la part du mécanicien qu'un seul mouvement ; de plus., comme la tige du tiroir peut, quand le mécanicien agit, se trouver à une période quelconque de son excursion , il faut que le bout de la bielle qu'on veut mettre en prise puisse la saisir partout, et repousser le tiroir si besoin est , pour le mettre à la place voulue par la nouvelle distribution. Pour cela M. Stephenson termine

378 LIVRE II. — chaleur: — PREMIÈRE PARTIE.

ses deux bielles s et / par deux barres de fef acsez fortes, inclinées en forme de V ou de fourches T^rticales /, comme Findique la figure 6 ; en haut , Fouverture de la fourche est égale à Texciirsioa du tiroir, ou plutôt à l'excursion du bouton du levier sur lequel la bielle agit pour metti^e le tht>ir en mouvement. Les deux bielles n'étant pas dans lé même pian, comme on le voit dans la figure 1 , ce n'est pas rigouretisement le mémo bouton qu'elles viennent saisir; mais cela revient au même, parce que ces deux boutons difPérents n'en agis^nt pas moins de la même manière sur l'axe u du levier. Le détail de ce mécanisme ingénieux est représenté dans la figure 6. b' est le bou* ton qu'il s'agit de saisir pour faire marcher le tiipoir; c'est la fourche jr de la bielle S qui est maintenant en prise, il faut qu'elle quitte et que la fourche y vienne saisir le bonton qui parcourt le petit arc indiqué en ligne ponctuée. Pomr cda, le bout de la bielle s est suspendu à un axe p qui est fixe, mais qui peut tourner : elle est suspendue par deux tiges ux et jy, «rticulées en a:; en tirant la manette z\ la trhïgle z fait tomucr le levier u^ et la fourche j quitte le bonton et désoend; le bout de la bielle y est suspendu de la même moanière à l'axe p' ; à rinstant où y descend , y monte , parce que le Hen a fiiit tourner p' en même temps que tf et dans le même sctis. Ainsi, par le mouvement rapide de la manette z', dans un seaRS on dans l'autre, on donne la vapeur d'un côté ou de 'l'autre du piston. Je n'ai ici parlé que du premier cylindre ; le même système est répété sur le second.

On voit sur les figures 9 et 10 le sifflet «», la soufàpe de sûreté w\ et le trou d'homme ^*'''; la soupape de s&reté, au lieu d'être chargée de poids qui seraient soulevés par les secousses, est chargée par des ressorts dont on a d'avance mesuré et gradué Tèffet.

Alimeatauioa. — L'alimentation de la chaudière ôe fait par deux pompes aspirantes et foulantes, une de chaque côté, dont le piston reçoit le mouvement de va-et-vient de la tige du piston de la machine. L^une de ces pompes, vue en place (Fie. 9), est représentée en coupe (Fig. 4) à l'échelle de ^; on voit qu'elle est à piston plongeur : c'est ce piston horizontal/? qui est Bé à la tige du piston de la maclune et qui se meut avec lui , exécutant ainsi le même nombre d*excursions. Les deux soupapes sont des sphères de bronze : pendant l'aspiration , rinférleure se lère,

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