‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 113 sur 297 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

De k TiDesie delà loUièpe.

S 1. Historique.

n. En consacrant ici un chapitre aux déterminatioHft de la 6e absolue de la lumière et de ses vitesses relatires dans les ?ux diversement réfringents, mon premier soin doit être de com]^rendTe toute Timportance de cette quesdon, par rapaux diéories de l'émission et des ondulations, et tonteâf les cultes, longtemps insurmontables , qui semblaient s'opposer qu'elle ttit résolue d*une manière nette et décisive. M. Ailago •ntribué plus que personne à cette solution, qui fera époque & lliistoire de l'optique : il y a contribue par une ancienne ^rience sur l'interférence ou la non*interfét*ence des rayons aisés (Lumière polarisée^ cfaap. n), d'où il a déduit avec Fresles moyens de mesurer les vitesses relatives des rayons ordies et extraordinaires ; 3 y a contribué plus récemment,^i 199% , publiant la méthode qu'il avait imaginée pour arrin^er àillie don directe. Cette publication a excité à un haut degvé le d^im grand nombre d'expérimentateurs, et, c'est à cette eirtance que nous devons les travaux si remarquables de Foucault et de M. Fizeau. M. Arago ayant publié <ktis nos iptes rendus (séance du 29 avril 1 850) un historique qui res l'état de la quesition, ses difficultés, ses progrès, je me fins levoir de reproduire ici cet article ; c'est la meilleure imlOo^ ion par laquelle je puisse préparer le lecteur mix eiféces dont j'essayerai ensuite de rendre compte. A la fin de 1838, dit M. Arago, je rendis compte à l^Aeaie d*un projet d'expérience que j'avais imaginé pour résonire ctement et définitivement cette question, toujours débattue e les physiciens : la lumière est-elle une matière émise les corps rayonnants , ou le résultat de la vibration d'un *u très-rare et très-élastique qu'on est convenu d'appeler erP

Les circonstances m'amènent aujourd'hui à traiter la quesau point de vue historique.

« M. Wheatstone était parvenu très-ingénieusement , à Yi d*ua appareil dans lequel figurait, pour la première fois, un pareil rotatif, à déterminer la vitesse de propagation de Té tricité. Cette belle méthode m'avait paru un titre suffisant p que M. Wheatstone occupât un rang distingué dans la liste candidats à une place de correspondant vacante dans la seci de physique. Les membres de la section avec lesquels je trouvai en désaccord à ce sujet , prétendaient que la métb que j'exaltais, disaient-ils, outre mesure, ne pourrait pas s*a]] quer à d'autres recherches que celles dont M. Wheatstone a déjà présenté les résultats ^ .

« Je m'engageai à prouver, contrairement à l'opinion de i confrères, que le miroir rotatif du physicien anglais servira la détermination des vitesses comparatives de la lumière dau liquides et dans Tair, c'est-à-dire , à la solution d'une des ( difficiles questions de la philosophie naturelle.

c Tel Alt Tobjet de la note imprimée dans le Compte m de la séance du 3 décembre 1838.

« Cette note établissait que, dans les hypothèses fort admil i^les sur les déviations angulaires susceptibles d'être obsem avec une lunette ordinaire, il ne serait pas imposable de dél miner la vitesse comparative de la lumière dans le carbure soufre et dans Tair, sans recourir à une longueur de tl exagérée, et à un miroir faisant plus de 1000 tours par secoa Or, le miroir dont s'était servi M. Wheatstone faisait d 800 tours dans le même intervalle de temps.

« Il était évident que dans ce système d'observation, et pc un écartement angulaire donné, la longueur du tube renfen» le liquide devait *être d'autant plus courte, que le mouvemi de rotation du miroir serait plus rapide. C'est pour cela que m'étais attaché à suppléeivà ce mouvement de rotation , qui peut pratiquement dépasser certaines limites, en combinant p sieurs miroirs rotatifs.

« Les deux rayons tombant, l'un à travers le liquide, Tau

' Je ne crois pas avoir été de ceux qui, à cette époque, ont eu roccatioa (îiHuter rv sujet avec M. Arago; assurément, sans lui faire l'objection doi ''agit, je n'aurais pas manqué de lui dire que j*ai toujours regardé la mclhi de M. Wheatstone comme Irès-ingénieuse, très-propre à résoudre heaue <«e questions importantes, mais très-peu propre à résoudre celle de la rit de propagation de rélectricilé.

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