‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 181 sur 297 · CHAP. I. — RAYONS CALORIFIQUES ET LUMINEUX. 5S · texte numérisé non relu

CHAP. I. — RAYONS CALORIFIQUES ET LUMINEUX. 5S

lampe Locatelli ; on cherche la direction du faisceau lumineux émergent, lorsque la déviation est minimum. CSela fait, on place des écrans et Ton dispose Taxe de la pile sur la direction des rayons réfiractés par le prisme; alors T aiguille du thermo-multiplicateur est déviée dès qu'on baisse les écrans; et elle est encore déviée dans le même sens lorsqu'à la lampe on substitue la spire de plsi^e , la plaque de cuivre à 400^ , ou même le petit cube rempli d'eau bouillante ; puis elle cesse de l'être si Ton tourne im peu la pile pour la faire sortir du faisceau réfracté. Donc les dialeurs de ces diverses sources sont réfractées par le sel gemme, et leur indice de réfraction n'est pas très-différent de l'indice de réfraction de la lumière.

- Une autre conséquence de la réfrangibilité de la chaleur, pa- *mUement confirmée par l'observation , est la réflexion totale

qu'elle éprouve sur la seconde surface d'un prisme de sel gemme

kffsque l'incidence atteint une limite convenable. .'5147. PolarisatloB de la ehalenr par donble réfraetlan et

lapparts dlnteaslié. — MM. de La Provostaye et Desains {Ann.

de Chim. et de Phys.^ t. XXVII, p. 109) ont démontré : 1* Qu'en traversant un prisme de spath , un faisceau de chaleur

se divise en deux parties égales et complètement polarisées, l'une 'dans la section principale , l'autre dans un plan perpendiculaii'e ;

' 2* Que, dans un second prisme, ces faisceaux se partagent conformément à la loi de Malus (i9i);

3® Que, sur le verre, ils se réfléchissent avec des intensités ocmformes à la loi de Fresnel (192) ;

* 4*^ Que , sur les métaux , ils se réfléchissent aussi comme la lu- Uiière.

Les expériences se disposent de la manière suivante : un trait boTÎzontal de lumière solaire, réfléchi par l'héliostat, tombe sur un prisme de spath achromatisé, et d'un angle assez grand pour que les deux faisceaux se séparent à 60 centimètres. L'un est arrêté px£ un écran ; l'autre, après avoir subi les épreuves convenables, arrive à la pile de l'appareil de Melloni,qui en donne l'intensité. Veut-on prouver que sa chaleur est complètement polarisée , on le réfléchit sur une glace verticale , sous l'angle de 56* , et Von constate, si c'est le faisceau ordinaire, qu'il donne une grande déviation au galvanomètre quand la section principale du prisme est horizontale, et qu'il ne produit aucun effet quand elle est "Verticale : l'action est inverse pour le faisceau extraordinaire.

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' yaiii OP prouver la loi de Malus, oit présenie, à reltiî Si' fioMftlll^ qui passe , un second prisme qu^U dait traTers^ aT^ul IJ^atrif er à la pîle^ et Ton observe son intensité eolorifiqua p»ar dnrenM positions de la section principale du second pmnie pir nuffoxi k celle du premier; ces intensités se trouTciU pi nt proportion neUes au carré du comuii^ï de Twgl' sections,

9tmt démontrer la loi de Fresnel , on opère d'une mamas aMdo^liMr : au sortir du premier prisme , le faisceau qm pri^r csl reftt^^pHrune glace verticale, sous des angles variables^ et di surfit pile. On fait pour chaque faisceau deux serits tï xiances. Tune avec la section principale horizontale^ Taulre laMdioa verticale, afin de rendre successivement le plan de IsMftlioil parallèle ou pei*pendiculaire au plan de rëflesioa. JWitiniritrfB ainsi observées sont très<K>n€ordantes avec celles réniteent de la formule de Fresnel , lorsqu'on fait le* cukub ro ajbptlt 1^52 comme indice de réfraction de la dialeur uthàt.

IfpHàfh^ comparaisons d'intensités des deux feisceaux^ i) eâ nécessaire de mettre en avant du prisme une lame peu épiiee d^q^ttÉiy parallèle à Taxe^ et tournée daiLs Tazimut ronvenablr pour^ d^olariser la portion du faisceau qui se polarise par itflexkin sur le miroir de rhéliostat.

C^est «aeore le même mode d'observation qui a <ke suivi pour déterminer les proportions de chaleur polarisée qui se réfléchissent sur les métaux polis, soit quand le plan de polamaliofl est parallèle au plan d'incidence, soit quand U lui e$i perpeodtculaire. Les expériences ^ont été faites sur racier, le métal d^ miroirs, le platine et Tardent. Voici le tableau des résuluis :

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GHAP. I. ** POLARISATION DE LA GffALEUR. »87

JtQL de La Prorostaye et Desains font, à ce sujet, deux reanques importantes :

1* Ces, déterminations s^accordent avec celles que M. Jamin a Istes des proportions de lumière polarisée qui, sous diverses in« ideiices, se réflédiissent sur Tacier et sur le métal des miroirs tfM. de Chim. et de Phys.j t. XIX, p. 296). La réflexion de t chaleur se trouve donc, comme celle de la lumière, représen-* ia d'une manière générale et avec une exactitude surprenante irles formules théoriques de. M. Cauchy; f* La demi-somme des intensités des faisceaux qui se réfléliiteni quand ils sont polarisés, Tun dans le plan d*incidence, lOtre dans le plan perpendiculaire, doit reproduire l'intensité I fidsoeau qui se réfléchit à 1 état natm'el et sans être polarisé j M ce qui a été en effet vérifié pour Tincidence de 30* ; et Tao- ■d a été tel, qu'il n'a pas été nécessaire d'étendre la vérifica* ■I aux autres oîbliquités.

Des expériences analogues ont été faites avec une lampe mo« irateoT {jénn. de Chim. et de Phjrs. , t. XXX, p. 276); mais an il a été nécessaire de concentrer la chaleur avec une assez Ige lentille de 17 centimètres de longueur focale, qui se pla* k à 34 centimètres de la flanune ; le prisme de spath se dis* ■ait immédiatement derrière la lentille. Les deux images étaient jpgées Tune de l'autre à 27 centimètres, et là on arrêtait tour tour par im écran celui des deux faisceaux sur lequel on ne niait pas opérer. Le tal^au suivant contient le résultat des pcmsiceB*

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