GHAP. II. -^ CHALEUR DES COMBINAISONS
Cbaleor QiMieur
que donneraient donnée par Différence,
les éléineuto, IVs^Kricnce.
GaidflSBMraU i.W I03H 9687 --. 66i
Oasoléiaat VW 14070 4 5338 -^ litB
Alcool alMolo eu* + U0^ . 1 4070 i 1375 -f 375
Esieac«de térébettHiine.. C'H' 04138 Otfllû +2007
Elfa». SCH'+UCK 28110 31335. -f 3lt)6
Cyaaogcnc C*Az 7858 42270 + 44|S
On aurait pu s'atten<li*e à voir les quantités de chaleur dounées par les coaiposé&, toujours moiudies que celles des éléments, car s'il se dégage de la chaleur lorscjue le carbone se combine avec Thydrogène ou avec Tapote, il devrait y avoir de la chaleur absorbée lorsque ces éléments se sépareut pour se porter sur l'oxygène. C'est le contraire que Ton observe : les composés donnent ]>resque toujours plus de chaleur que les éléments; ces excès sont surtout considérables pour ressencc, Téther et le cyanogène ; ici, la formation de Tacide niiieux y coutiibue sans doute ; peut-être dans les autres combustions y a-t-il aussi des produits analogues ; c*est un point qu'il importerait de bien établir.
Oxyde de carbone, — Lorsqu'un corps est susceptible de se combiner avec plusieurs équivalents ou plusieui*s atomes d'oxygène, on peut concevoir que le phénomène s'accomplisse de deux manières ; ou que le corps airive immédiatement au maximum d^oxygénation, ou qu'il y arrive successivement, en prenant d'abord le premier atome pour former un pi*emier composé, puis le deuxième atome , puis le troisième, etc. Dans les deux cas, le composé définitif étant identique à lui-même, il en résuite que la somme des quantités de chaleur dégagées dans le second mode, doit être égale à la quantité de chaleur dégagée dans le premier ; du moins, si Ton tient compte de toutes les ctrconstauces, et surtout des états divers dans lesquels se trouvent ou les éléments, ou les composés successifs. Mais il se présente id une question importante : c'est la question de savoir si l'union des divers atomes est accompagnée des mêmes dégagements de chaleur. Malheureusement il y a peu de combinaisons sur lesquelles on puisse faire des recherches de cette nature ; mais le carbone est du nombre , et les résultats qu'il présente sont remarquables : en effet, 1 litre de vapeur, en se combinant pour donner de l'acide corbonique, donne 3929 unités dt>
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chaleur; 1 liîre de vapeur de turboiie pris à rét^il d'oyj'de «le carbone, dans 1 litre di? œt oxyde, donne aussi par sa comhmtàon 1 litre d'aeide earboiijqitc ^ mais i! dégage 3130 iimlé> ik' chul^ur ; k difféiM?nce 3929 — 3130 est de 799 ; donc le litre de vapeur de carbone en se combinant avec | litre d'oxygrnr, pnur furnier 1 litre d'oxyde de carbone, n'u dû développer que 799 unîtes de chaleur* C'est-à-dire que Timion du pnv mier atome a donné 799 imites, et celle du second 5130, prescjur cmatjc fois plus. ilL-tiprorpiement, quimd 1 litre d'adde riirbtinique retomlîc à fëtat d*oxyde de carbone en se rombinsml i^pc 1 hire de vapeur de carbone pour former deux htres d oi^yde^ H absorbe ^331 unités de chaleur, et l'on perd le» * du comln rible. Car on a pour rt^ultut** 2 litres d'oxyde de carbone < n'ont du dégager diacnn que 799 uniti'S ou en sointiie II tandb que Ton aurait eu 2 litres d'acide carbonique qiii iv donné 7858; perte 0260; à moins que Ton ne reproduise chaleur en faisant bKder foxyde de cïirbone. Mail* il n*y m \ eniie donntk- pour déduire de lii les difïereueos de tenipén que ron peut obtenir dans densL foyers, avec la niêmi? dqn d'air, en pmduisant dans Tun de Tacide crarboujque^ et rentre de Toxydc de carbone.
275. Réftultiiia ÛB Mil. Favre et fiilIlberDiiLAa. — En i parant les résultats de Dulong sur la combustion de Thydr à fcux qui avaient ete precetk-ninient obteuus par Lavoisier d Laplace et par M. Despretï, on est frappé de la difTértfocr considérable qu'ils pn^eiîteut. M, Despretz trouve 20624, l** voisicr et Ljplaci^ 23400, et Duloug 34601. Il était fort ik«raWe que tous les doutes fussent levés à cet ègtird , c'est cr ijm a déterminé MM. Favre et Silbermaun à i^prcndre ce sujet* tî à procéder avec toutes les précautions passibles, soit (lour b pureté des gax , soit pour rexacte détei niination tleâ tempértturcs. Six expériences, faites chacune sur un produit de 3 j^rann mes d'eau, leur ont donné pour résultat moyen 34462^ norabn: presque identique à celui de Dulong; ainsi, Ton ne peut pa« douter que les déternnuations antérieures ne soient tmp faibk» de moitié de leur valeur.
Après avoir obtenu ce premier résultat, MM. Favrc d Silbcrmann, par d'ingénieux procédés et avec un zèle infatigable, ont entrepris de résoudre d'une manière générale Fimportant pro- )>lème des quantités de chaleur dégagées par les tombuslioiis