CHAP. II. — CHALEUR DES COMBINAISONS
sèment comme les précédents pour faire une analyse complote des produits gazeux auxquels la combustion donne naissance.
Les corps combustibles s'introduisent par l'ouverture c, qui est une espèce de douille un peu conique, recevant une vi- 9t>le rodée et épaisse /"portant deux pas de vis, l'un supérieur qui reçoit le bouchon f\ formant clôture hermétique, Tautre infinrieur recevant les viroles f^ formant support des divers combastibles; à ces viroles sont en effet successivement attachées, 1* la cartouche g en feuille de platine , dans laquelle on met les dbarbons de différentes espèces ; 2*^ la petite lampe h où se plajjpent les divers combustibles, éthers, alcools, huiles essentiellés, etc.; 3® la capsule de cuivre où se placent la plupart des itorps solides ; 4® enfin la capsule de porcelaine où se place le pCHifre. La petite lampe et les capsules sont attachées à la virole l^ar deux fils de platine représentés sur la figure. \ Le bouchon f porte un tube droit servant de fenêtre pyur "mr rintérieur; à cet effet, il est fermé eu bas par une triple plaque d^alun , de quartz et de verre , et en haut il reçoit im mitm représenté de profil en m et de face en m' ; il reçoit en outie un tube un peu oblique , destiné tantôt à l'introduction de Khydrogène, tantôt à celle de Toxygène , suivant Tespèce de combustion que Ton veut faire. Par exemple, si Ton veut brûler du charbon, le tube qui arrive à l'ouverture b se ferme ; la cartouche gy remplie de charbon en grains, se visse au moyen de sa virole f* sur le bouchon d\ on l'allume, et, après avoir mis rapidement. toutes choses en place, on soufQe de l'oxygène par le tube /; |!oxygène traverse le charbon de la cartouche , active et maintient la combustion, puis les produits gazeux s'échappent, comme ttousTavons dit, par l'ouverture d. Mais si l'on brûle, par exemple 9 un liquide, c'est la petite lampe qui se visse au bouchon /' 4RI moyen de sa virole /" , et alors le tube / est fermé avec le bouchon o , et c'est par le tube qui anive à l'ouverture b , que Voa sou£Qe Toxygène.
- Calorimètre. — Il se compose (Fig. 10) d'un vase de plaqué très-mince contenant environ 2 kilogrammes d'eau ; c'est au mi- Meu de ce bain de liquide que la chambre à combustion est conune SBspendue par trois gros fils de cuivre auxquels elle est soudée , et qoi, s^élevant plus haut que le niveau de l'eau, viennent par un cran qu'ils portent s'attacher au couvercle , comme on le voit en qiq' y q" {FiG. Il), Un bon thermomètre plonge dans le bain, II. 42
UVRE nu — DK LÀ CÏTALEUB,
f^ sa tige s^elere par l^ouvtTtiire r*. Quant auK deitE a%itre& oii^ vertun'S /' et / , elles servent à laisser pa&ser les deux tigf» At ragitateur.
Le vase de plaque est enveloppe de peau de ergrie, ixwBJDe (m le voit (FîG. 10), et là peau de rygae est elle-même entoum d'un vase de aiivre à double enveloppe, contenant de Vmii. Toutes CCS enveloppes ïhe semblent superflues : ou obtiendnit, à mon avis , plus trexaetitude , eu menant simplement le iiar de plaqué à Tabri des eourants d*aif extérieur. Comme ou nr peut pas Tempédier de perdre de la chaleiu*, il faut seulemril s*aiTangerixiurqu*il fasse ces perler avec une grande regtd&Tit^^ afiu que la confection se fasse avec plus de certitude- ^Ê
En.vemble d^ tappar^iL — Jetons hiainteuaiit un coup daâ Nur rensemble de V appareil (FiG. li). Ici le t^lorimètre tûui monte est en a sur le pied solide à \ deux vases de Mariotte c, t\ pat-un écoulement uniforme, amènent Teau dans les n^cniib f/, rf\ remplis tous deux d'oxygène pour les cambii&tiaus orî- | naires, ou lun d'oxygène et l'autre «riiydrogèue lorsqu'il s'agfl , fie brûler Thydrog^ène ; suivons seulement la maixjhe du g»i vient du réservoir uu gazomètre d; il sort par le lulie^, se dans ie vase /*, arrive de là dans les tubes horîgEautaux g^ ou A mètres de longrucur, cnmenaut de la ponce et de Y%éii sulfurîque; au sortir de ces tubes, il pénètre cnfLu dans la chtabre de combustiati ; un robinet sert à eu régler radmîssion.
Il importe de conduire Topération avec mënagenK?iit ; eD^ dure, par exemple, 4 ou 5' lorsqu'on opère sur 1 eramme en 1 gramme J de combustible; pendant ce temps- là on fait nmh roir Fagitatcurj et, avec la lunette du catbëtomètre ^, Foo «dk avec soin les mouvements du thermomètre^ jusqu'à riustanl m il a atteint son maximum, et Ton note le temps correspondiii à chaque division. Avec ces données et les autres ëlenietits ir reJtpérieuce- on calcule aisément, d'après les métliodt^s quenoA avons indiquées 5 les quantités de chaleur qiii ont été produite»*
273. riiBl<^ar deit eomliliialsoMit par Tole ^««itde. — MM, Hess, Andœws et Graliam ont fait récemment de* it* clierches très-etendues sur les quantités de chaleur dè^am dans quelques classes de combinaisons par voie humide (^m^ //#î Ckim, et de Phyjt.n pour M. Hess, 1840, t. LXXIU; et ISil t. ÏV ; pour M. Andrews, 1842, t. IV; pour M. Graham, l$4X t. VliJ). Kous rapporterons d'abord les résultats de M. Grabam
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