‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 219 sur 297 · LIEU · texte numérisé non relu

LIEU

DB I.*OBtUiTATHKr.

En mer; latitude 2* 27' N.

Colombo.

Cap de Bonae-EapénuMi*

Colombo.

Kandy.

Colombo.

Id.

Id.

Id.

En mer ; latitude 8* 23' N.

Td. latitude 4* 4 4' S.

Id.

Près d'Edimbourg.

En mer; latitude 6* 67' H.

Près de Colombo Kaady.

Colombo.

Environs de Kaudj.

Kaudj.

Id.

Id.

Id, Cap de Bonne-Espérance.

Kandy.

Id,

Remartjnes. — Pour les amphibies , le nombre qui se trouve dans la colonne de la température ofnbiante est la température de l'air; pour les poissons, l'huître commune et le crabe, c'est là température de la mer.

On voit que les oiseaux sont de tous les animaux ceux dont Ï9L .températm'e est la plus élevée ; les mammifères occupent le second rang; viennent ensuite les ampliibies, les poissons et certains insectes; la dernière classe comprend les mollusques et les emstacés, qui sont sensiblement à la température ambiante ainsi

ees uvue vîk — de la cualeue.

que le^ vei^ sur lesquels on a jusqu'à présent fait des expérieaces*

Ia lîoiilte offre un exemple remarquable ; la mer etaot t t7*,2, la température de la bonite s'est trouTee de ^7* fi m cœurj et de 37^,2 diuis les muscles intérieurs; le cœur est trfs^ près de la surface. f

MM, Becquerel et Brescbei ont fait aussi beaucoup d'eipv riences sur la température des corps vivants, à Tétat salu et malades» Leur metliode consiste » employer deux longues aiguiller* sinalogues à celles qui serTent à Tiicupuncturej a^ec t^ile difierence qu*iU les font liimétalliques , les deux métaux de thacuue étaut soudés vers la pointe et séparés dans le reste de leur lu»* gueur par une membrane isolante» On fait eommuiii<iucr par un premier fil de cuirre les enivres des deux aiguilles, et par uk second fi! semblable les deux aciers, en plaçant un galvanomt^ tre duns Tun ou l'autre de ces deux circuits. Dt^ qu'il y a entre les pointes des deux aiguilles , ou entre les deux souduris , ira degré de chaleur un peu diiïérent, V aiguille du galTauomrtîf accuse celte difTérence j que Tou peut ensuite évaluer en degro tliermom étriqués par une graduation facile* Pour avoir de* terapéralures absolues et non plus de simples différences, il suffit plonger Tuue des aiguilles dans un bain ayaut une tempéra' eoustaute et parfaitement connue. Par cette métliode ingéinei MM. Bectperel et Breschet ont constate :

1° Que, dans le chien, le sang artériel est pUis chaud que Ir sang veineux d'environ 1 * ;

2® Qu'il n'y a pas de différence de température sensible entre les habitants des vallées du Rhône et ceux du Saint- Bernard , non plus qu entre les chiens de ces deux régions ;

3® Que dans l'état de fièvre , la température générale peut ^'élever de P à 2* ;

4" Que dans plusieurs cas d*inflammation locale, chronique ou accidentelle, la température de l'organe enflammé peut être pi» élevée que la température générale ; cette différence s'élève rarement à plus de 1® ou 2*.

276. Qoantltés de chaleur prodoltes par àlvers aaifui. — Ces quantités de chaleur peuvent être déterminées par le calorimètre, et Lavoisier et Laplace n'avaient pas manqué dV* pliquer leur instrument à ce genre de recherches. Dulong a employé un autre moyen, qui est sans doute le plus précis et leplu^ higénieux que Ton puisse imaginer; son beau travail sur ce sujet

Lera-

n est point publié , et nous ne pourrons donner ici qu'une idée générale de son appareil et de ses résultats. L'animal que Ton soumet à Tépreuve est enfermé, fort à son aise , dans une caisse de cuivre mince, qui est plongée dans une grande masse d'eau ; l'air nécessaire à la respiration lui est fourni par un gazomètre ; les produits de la respiration sont conduits au dehors ; ils sortent à la température de la masse d'eau ; ils sont recueillis et analysés. L'expérience dure environ deux heures, et, par l'élévation de température de l'eau , on juge , après avoir fait toutes ks corrections , quelle est la quantité de chaleur qui a été fourme par l'animal en expérience. Dulong a déterminé ces quantités de chaleur avec une grande précision sur des individus de [ Afférentes espèces , jeunes ou adultes, carnivores ou frugivores. Ces animaux n* ayant à souffrir ni gêne ni fatigue , on conçoit r que s'ils perdent de la chaleur à chaque instant, il faut qu'à [ diaque instant ils en reproduisent en égale quantité , et nous ^ aDons voir par quels moyens.

r Casses principales de la chaleur des anlmaox. — L'air qui ;; a servi à la respu'ation est altéré conune l'air qui a servi à la 7 oomhustion. L'oxygène s'est en partie combiné avec du carbone, 1 pour former de l'acide carbonique ; donc, il se fait dans les pou- ^ mons une véritable combustion. Quand Lavoisicr eut fait cette découverte, la chaleur animale ne fut plus un mystère : on en vit la source dans le phénomène de la respiration. Cependant, il fiiut mesurer cette source et savoir si , à elle seule , elle compense exactement les pertes; c'est ce qu'a fait Dulong. Après ": noir déterminé , comme nous venons de le voir^ la quantité de dialeur perdue par un animal dans un temps donné, il a cherdié la quantité de chaleur produite par la respiration. L'air qui tst fourni à l'animal est mesuré par le gazomètre, les altérations gu'il éprouve sont données par l'analyse. Voici ce qu'elles sont ! !• il sort plus humide ; 2® une partie de l'oxygène est remplacée par de l'acide carbonique ; 3" une autre portion de l'oxygène disparaît ; 4** l'azote n'éprouve que de faibles variations* Admettant que l'oxygène qui est passé à l'état d'acide carbonique s'est réellement combiné avec du carbone pendant l'inspiration, ou après avoir été absorbé , on peut calculer la quantité de chaleur qui en résulte. Admettant ensuite que la quantité d'oxygène qui a disparu s'est combinée avec de Thydrogène pour former de Teaiu, on peut pareillement calculer la quantité de chaleur qui

élQ UVRE VIL — DE LA CHALEUH.

eu résulte. La somme de ces deux quantités de chaleur repte- «etite certainement toute la trhaleiir que la respiration peut produire; mais pour cela il faut cannuitre bien exact emêol lei quantîteâ de chalem- dégagées par la cDmbustîau du carbom* d de l'hydragêne. Or, à Têpoque on Dulong fit sou Iravuii , si le nombre admb pour le carbone était sensiblement exan, celui de rhydi^ogène n'avait que les deux tiers de sa véritable Taie ur; on croy^iit que 1 graittme d'hydrogène donnait enTiron i 3000 unités de chaleur, tandis qu'il donne en réalité 34600 unités. Aum €• | omt les calculs avec cette fausse donnée , on ne pourait n?-

r^foduire que les 8 dixièmes de la chaleur observée; ce qui lassait une grande latitude anx pi ^ans de Vinnerk*ationj 'Dom soutenir que lactiou de la vt kvc aur le syslème nerreux dégage muî portion considérât i chaleui- qui est oéoeisaiit^^ riiomme et aux animaux, j^uk aima mieux croira *T^^^^|

^coefficients» de la combustion é' i mal déterminés, et c'est là, sans auctm doute, ce qui nous a ir^uu le ti'avaîl dont nous arow parlé plus haut* En effet, au moyen du nouveau coefficient 34609, on trouve , en faisant le calcul , que les phénomènes chimique» de la respiration suffisent pour rendre compte de toute la qum* tité de dialeiu* qui est à chaque instaut produite et perdue ^ les corps vivants, ^H

M. Despretz avait, de son coté^ fait sur ce sujet d*iiiiportaiiliB[ recherches qui so nt publié es da n s les An n a ie.s de Ch Im /e ( t . X \ \T]f ] mais les résultats qull donne doivent aussi être calculés de nop* \ veau en adoptant 34600 pour la clialeur dégagée par 1 gramme d'hydrogèhe.

277. HélaiiKes réfrli^raiiCs. — Nous avoiis dqà indiqué la cause générale du froid qui se produit dans les mélanges réfiigérants. Si, en même temps qu'il y a fusion dans ces mâange&j il n'y avait pas d'action chimique dégageant de la chaleur, oa comprend qu'il suffirait de connaître les capadtés des âénieali et les quantités de chaleur latente pour calculer d'avance le de-

^ré de froid que l'on peut obtenir avec des éléments donnés : mais la question est trop complexe pour qu'il soit pomble ï présent d'en faire l'analyse ; nous nous bornerons donc à npporter les moyens pratiques de faire les mâanfes réfirigera^l» les plus usuels.

GHAP. U. -- M&LANGES RÉFRIGÉRANTS.

Tableau des mélanges réfrigérants.

DE macK xr DK SSL, otr d'ago»

STBHDU, OU D*ALGAU.

Umle de chatix.

Ifaiique étend a .

I gbfe pilée. . . .

de 0* de 0 de 0

acide nitrique étendu, lorate de chaux

i glace pilée

II, . , , ,

lorate d'ammoniaque et nitrate de potaase.

Ifbriqae étendu, trique étendu . . .

1 gkice pilée. . . .

PanuDoniaque. .

lorate de chaux .

Ihiriqne étendu .

de — 6,60 à— 64 .

de— 47,77 à--2e,56.

|de— 4 7,77 à— 43,38.

de— 47,77 à— 5i,i4.

de— 20,66 à— 27,77.

de— â8,33 à— 48,88.

de»27,77à— 31,66.

de-^^O à— 58,33. jl de— 56,65 à— 68,33. Il

aaBaBBBBBSBSBaa

rqaes générales sur les sonrees de ehalenr et de freld.

>eulcs sources de chaleur qui nous soient connues 8ont li résultent des actions électriques, des actions molécudes actions mécaniques. Quelques physiologistes siq>*il est vrai, qu'il y a aussi des forces organiques, difFées forces chimique^, qui sont capables de développer de ir ; mais, d'après ce que nous venons de voir, les effets ues de ces forces sont loin d'être constatés, mdescence du charbon entre les pôles de la pile, la fuvolatilisation des métaux, soit par les courants, soit par arges des batteries ordinaires, démontrent assez la puisilorifique de l'électricité ; on a déjà essayé par diverses ices de déterminer les quantités de chaleur que de;s couune intensité donnée peuvent développer : cependant, les recherches récentes qui ont été faites sur ce sujet, esciou est loin d'être résolue , il y a trop peu longtemps

e?i ^fVRE vu, — ot la chalebb.

<|ue l'on &ajt mesurer les iotensites relatives des courante irTei une exactitude sufBsaute.

Les actions moléculaires , considérées comme sources de dit* leur^ ne comprennent pas seulement les actions cliimîqitc^ ààm leur ensemble et dans toutes leurs particularités^ mab elle* conjprennent aussi les forces expansiir^ des fluides élastiques (fi \ déterminent la formation des vapeurs ou raugmeulation du volume des gaz quand la pression diminue^ les actions capillatrv* et les actions encore peu connues qui se produisent sans tlouir ^ au CAinlact des corps, quel que soit leur état, C*^t à ces artion particulières qu'il faut sun^ doute rapporter les degagemetits \ chaleur que j*ai constatés autrefois an contact des solides rt i liquides^ et qui sont quelquefois tels que relëvatioii de lemp turc est de ë ou 10^ lorsqu'un mouille un solide avi^ un liii qui a bien exactement la méoie température que lui. C'est i bablement encore à ces actions qu'il faut rapporter VignKki xpontam'e découverte par Dcebereiner, et qui se mauii lorsque Teponge de platine s^e ti'ouve en contact avec uu ar- 1 lange d*hydrogene et d'oxygèue, et qui se manifeste au». comme Tout démontré Dulong et M. Tliénard, sur certaiiL^ nie» j taux présentés à certains mélanges gazeux, dans un étjit de il»* j vision convenable et sous divei^es conditions i IVlcYadon è j température ne va pas toujours jusqu'à FignitioUf mais il suÉI qu'elle se produise pour qu'il soit permis d*admettre qu'il va« une cause analogue à celle qui agit au contact du platine di^ et du mélange dliydrogène et d'oxygt^nc*

Les actions mi-caniques sont aussi très-multîpliêes et Utî* diverses, lorsqu'on les considère comme sources de cbakur» mais leurs etTets sont toujours analogues, Cependam, loi^'cm veut apprécier et comparer leurs intensités, il faut tenir comfïif des actions cbimiques qui succèdent quelquefois aui actioni mécaniques : ainsi, quand Tamadou s'enflamme dans \e briqiw* à air, ou quand le bois s'endamme par le frottement^ il or feu* attiibuer à Taction mécanique que Télévation de tempfratujt qui est nécessaire pour déterminer l'action chimique, et non p» réiévation de température qui résulte de raction chimique fHf même. XI pourrait même arriver, dans les pbénomènes de œt*^ nature , que l'action mécanique favorisât la conobinaison tb éléments autrement que par l'élévation de température, soit pif la disposition particulière qu'elle donne aux molécules, ml p'

Page 1