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CHAP. I. •«- GHALfiUa DONKËE PAR LE SOLEIL. 7il
Après ayoir obtenu, pendant plusieurs années, un assez grand nombre de séries analogues aux précédentes, j*ai essayé de trouver une loi qui pût représenter assez exactement tous les résultats des observations. Pour cela , j'ai calculé d*abord les épais* seursatmosphériques que les rayons solaires avaient à traverser dans chaque expérience ; ces épaisseurs • sont données par la formule :
«= y/ ^rh -f- A' -h r* cos'^ — /cosx;;
r est le rayon moyen de la terre, h la hauteur de Tatmosphère, z la distance zénithale du soleil; j'ai adopté
Quant à la distance zénithale ;;, au lieu de la déterminer à chaque fois par l'observation de la hauteur du soleil, j'ai préféré prendre fbeure précise du milieu de Texpérience, et déduire la valeur de z de la formule,
cos ^ = sin ç sin d 4- cos if cos d cos y.
«^est la latitude du lieu où Ton observe, «fia déclinaison du soleil imidi,^ Tanglc horaire du soleil correspondant à Theiure de rexpérience.
Cest au moyen de ces deux formules que j*ai calculé les épaisseurs atmosphériques rapportées dans la deuxième colonne du ta- Meau précédent.
En comparant les élévations de température observées au pyr» hâiomètreetlesépaisseurs atmosphériques correspondantes, j^ai vu que Ton pouvait très-bien représenter les résultats par la formule
t = fl//,
aeXp étant deux constantes. De plus, en déterminant ces deux eODStantes par deux observations de chaque série , on retombe toujours sur la même valeur de a pour toutes les séries, et sur des valeurs de /7 assez différentes en passant d'une série àTautre. Ainsi, a est une constante fixe, indépendante de Tétat de Tatmosphere, et/? u^^e constante qui est fixe seulement pour le même our, et qui varie d'un jour à l'autre suivant que la sérénité du ciel est plus ou moins parfaite ; a est donc , dans la formule , la constante solaire , ou celle qui contient, comme élément essentiel , la puissance calorifique constante du soleil : tandis que p «•st la constante atmosphérique , ou celle qui contient , comme
LÎVÏÏl Yni. — MÉTÉOROLOGIE.
el**ment esseiitirl, le pouvoir de Un iismis&ioti variaUIc doit! a* trouve douée rïitmospheïe pour liii^^er arrivtn juscp*à la $iirf«nr de la terre des proportions plus ou moio* grandes de la rh«lfi(r solaire încidente,
Lt*s expériences donnent pour et la valeitr de 6^,7i ; et pour/ les valeurs contenues dans le tableau suivant :
S8 Jlim.
Î7 jttilict
SS septembre., 4 mai. ......
a mai
0,72 H, 0,iTM
0,7585 OJ4i5
0,7780 .,.,..... 0,î*âtO
0,7^8» 0,2nî
Solstice d'hiver. ,..,.-. 0 J48H,
C'est au moyeu de ces valeurs de ff H de /?, et de la furmule
que j'ai calculé les résultat» contenus dans la quatt-îtVme du tableau précédent; on voit avec (|uelle exactitude se trouTfiil^ ainsi reproduits tons le^ nombres qui avaient été donnés p4r^«lI^ servalion, même quand T observation corre»iM>ud a des rpaisMtti atmosphériques qui sont quadruplées par TelTet de roblîijuité- Ainst, dans les expériences du 4 ma!, les rayons solaii^es urmm à traverser une épaisseur atmospliéric|ue de 24 lienes à midi, rt de 86 lieues à six heures du soir, et cependant le nombre aiculé se trouve encore parfaitement d'accord avec le nombre ««Iiserve. On comprend toutefois que c'est seulement quand le tenip> est bien fixe et bien établi que la formule peut s'appliquer avci exactitude à une journée entière avec la même valeur de p : s'il survient des changements brusques dans l'état de l'atmosphère, les valeurs de/? éprouvent aussitôt une altération plus ou nioinî» grande. J'ai pu m'en assurer par une foule d'expériences comv pondant à toutes les saisons de Tannée. On peut même pn»»umer que dans certains lieux, siu^tout dans les pays demontagne> et prés des rivages de la mer, les valeurs de p subissent chaque jour des variations périodiques , correspondant à la diffusion et à la condensation des vapeurs.
Si dans la fonnule précédente on suppose p = lj ou t =0, *»» ti*ouve