‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 50 sur 297 · PROPAGATION DE LA LUMIÈRE. I · texte numérisé non relu

PROPAGATION DE LA LUMIÈRE. I

\kat / à 2 ou 3 mètres dans Fintérieur de la chambre ; alors,

aioi d'avoir sur ce tableau i une tache circulaire rouge en-

■MHH d^ombre complète, telle qu'elle est en b sur le ta-

\bm nbattu, on aura, au contraire, des anneaux alternative-

KDt rouges et noirs, soit au dedans, soit au dehors de la base

ponétncpie du cône de. lumière, comme on le voit en b'.

QMnd le point lumineux envoie de la lumière blanche ordi-

, alors, au lieu de ces alternatives d'ombre et de lumière,

distingue simplement des anneaux colorés, où diverses nuances

ttsoooèdent à de petits intervalles. Une ouverture très-grande

induit encore des phénomènes analogues, mais seulement à

pedte distance autour de la limite géométrique de l'ombre.

G^endant nous devons pour le moment faire abstraction de

effets remarquables, et supposer d'abord que la lumière se

fMpge géométriquement en ligne droite, sans être modifiée ou

ikctée près des limites des corps.

Ikas cette hypothèse, chaque point lumineux donnant un Vttau brusquement sqparé de l'ombre, il est clair que plu- Ms points lumineux, tels que s, s'y s' (Fie. 6), donneraient k la chambre noire des faisceaux qui se propageraient comme A étaient seuls, et qu'il en résulterait des espaces diverse- BBtt édairés. En e , par exemple , il arriverait des rayons des in points lumineux , plus loin des rayons de deux points seu- Inent, en d, des rayons d'un seul point; et les espaces c senicnt complètement dans l'ombre, comme les espaces exté- EBs à bj V.

Mais, si l'on suppose que s' s* est le diamètre d'un disque itnx tous les points soient également lumineux, il y aura dans k diambre noire un grand faisceau bV composé d'un nombre iAii de faisceaux venant chacun d'un point différent, et le eerde dont bV est le diamètre se trouvera inégalement éclairé Jais tous ses points. Pour savoir, par exemple, quelle estlalu- ■icre qui arrive en A, il faut alors regarder ce point comme le SBomiet d'un cône ayant pour base l'ouverture (^, et tous les points du disque lumineux que ce cône prolongé vient envelopper donnent de la lumière au point ^, les autres n'en donnent

Cette construction peut s'appliquer au disque du soleil ; seulement, au lieu d'un faisceau conique , chaque point de cet astre «nroîe un faisceau parallèle ( Fig. 7 ) : c est le faisceau envoyé

i2S LIVRE VI. — OPTIQUE.

par le centre , s le faisceau envoyé par le bord supérieur, et / le faisceau envoyé par le bord inférieur. L'angle sos' est de 3i' environ, car c'est sous cet angle que nous apercevons le disque du soleil. Un point k étant donné sur une section W du fiûsceau de la chambre noire , il est fieicile, d'après ce que nous ve^ nons de dire, de déterminer quels sont les points du soleil dont il reçoit des rayons; et Ton calculerait aisément à quelle di^ tance du volet le point central m ou tout autre point oesM de recevoir les rayons des bords.

Les esprits les moins attentifs ne manquent pas d^observcr une foule de phénomènes qui s'expliquent au moyen des précédentes. Nous en indiquerons ici quelques exemples.

1^ Lorsqu'on fait entrer dans la chambre noire un de lumière solah'e par une petite ouverture de forme queloo»* que, ce faisceau donne toujours une image parfaitement roadke, en tombant perpendiculairement sur un tableau à une distanoB suffisante du volet. Supposons, par exemple, que Fouverture sort un carré a (FiG. S) : chaque point du soleil donne dans k chambre noire un faisceau carré dont la section perpendiculaiic est partout égale à a, et, pour avoir le contour de l'image, il «^ fît de concevoir que l'un de ces faisceaux tourne dans Touf*^ ture en s'appuyant sur les bords de l'astre. Ainsi, quand Timip sera reçue à une distance assez grande par rapport à la gfM» deur de Touverture , son contour extérieur sera toujours sen» blable au contour extérieur du corps lumineux, quelle que soil la forme de l'ouverture. Pendant une éclipse , l'image du «oW dans la chambre noire est tantôt annulaire , tantôt en forme de croissant, etc.; elle est toujours parfaitement semblable à b portion du disque qui n'est pas cachée. Des phénomènes antlo^ gués peuvent s'observer sous les ombrages des arbres toufTos «* élevés : les rayons qui passent entre les feuilles viennent peindn sur le sol des images elliptiques du soleil, quand ils tombtift obliquement, et des images rondes, quand ils tombent perpendi* culairement; au moment des éclipses, ces images prennent a«*i différentes formes , suivant l'obliquité du sol.

^ Pendant une belle nuit, toutes les étoiles qui brillent da« la voûte du ciel vont peindre leurs images dans l'intérieur d'oM chambre noire dont l'ouverture est très*petite. Chaque étoile, en effet, donne un faisceau parallèle, dont toutes les secûas parallèles au volet sont égales à l'ouverture; ces faisceaux, en

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