NAPPE D*B.VU
mm
mm
mm
PRODUIT de la distance par la hauteur.
Le produit de la hauteur par la distance des lames est à peu près constant , ce qui montre que les hauteurs sont sensiblement en raison inverse des distances ; mais le produit, au lieu d'être à peu près 15, comme il serait dans un tube de 2 millimètres poiir la température de 16 à 20*, qui est celle des expériences de Simon, se trouve être seulement voisin de 10; c'est-à-dire que la hauteur de la colonne soulevée entre deux lames parallèles serait à peu près celle qui aurait lieu dans un tube dont le diamètre serait égal à la circonférence décrite sur la distance des la-
CHAP. I. — CAPILLARITÉ. Il
C'est un point qu'il serait important de vérifier par fie nourelies expériences.
Laaies lAellmées. — La figure 9 représente deux lames inclinées qui se coupent suivant une ligne verticale : elles sont unies p«r deux charnières cc\ et peuvent être écartées plus ou moins. Lorsqu'on les plonge dans l'eau, le liquide doit monter à des hauteurs inégales en a et en 6 , puisque les distances correspondantes des lames sont elles-mêmes inégales , et puisque les hauteurs sont , entre les lames , comme dans les tubes , en raison inverse des distances. Il est facile de démontrer par un calcul très-simple que le sommet de la colonne forme une hyperbole ^oilatère dont les asymptotes sont , d'une part , la commune intersection des lames , et de l'autre le niveau du liquide dans lequel elles plongent.
La figure 10 représente deux lames qui sont de même inclinées l'une à l'autre ; mais elles se coupent suivant une ligne horizontale , et le plan géométrique qui diviserait leur angle en deux parties égales peut être lui-même horizontal ou plus ou moins oblique à l'horizon. Lorsqu'on place entre ces lames une goutte d'eau qui les touche Vune et Vautre , on voit qu'à l'instant cette goutte s'arrondit en cercle , et se précipite vers le sommet de l'angle; sa vitesse augmente ou diminue suivant que l'angle est plus grand ou plus petit , et dans tous les cas en laissant la lame supérieure horizontale ; et en inclinant convenablement la lame inférieure, on peut combattre la force attractive qoi sollicite la goutte à monter vers le sommet , par la force de sa pesanteur qui la sollicite à glisser le long du plan incliné sur lequel elle repose.
Tabès eoaiqaes. — Les phénomènes dont nous venons de parler se reproduisent dans les tubes coniques , avec les mêmes circonstances et par les mêmes causes. La petite colonne mni! (FiG. 11) se précipite vers le sommet du cône ou vers sa base, suivant qu'elle est terminée par deux ménisques concaves ou par deux ménisques convexes, et dans les deux cas on peut la retenir dans une position fixe en inclinant convenablement l'axe du cône dans un sens ou dans l'autre.
SuFftiees 4e dlfrérenCes formes. — Ce qui précède nous montre assez clairement que les solides et les liquides ne peuvent pas se toucher sans que la surface mobile du liquide éprouve, près du contact, une déformation plus ou moins marquée.
i2 LIVRE lY. — ACTIONS MOLÉCULAIRES.
Les inflexions de la courbure dépendent de la forme des corps. Il y a toujours ascension d'un liquide quand il mouille la surface, et dépression quand il ne la mouille pas. C'est ainsi qu'une aiguille à coudre bien lavée à Talcool se trouve mouillée par Teau et enfonce lorsqu'on la pose légèrement sur la surface de ce liquide , tandis qu'elle surnage si elle est un peu graissée de manière à produire autour d^elle une dépression. Les insectes qui marclient ou plutôt qui glissent sur la surface des eaux seraient bientôt submergés , si un enduit particulier n'empêchait pas qu'ils fussent mouillés par ce liquide (Fig. 8).
8. ACCraetloBs et répalsloas qnl résoltent de 1» eApIllArlté* — Les coips qui sont plongés dans les liquides ou qui flottent a leur surface présentent des phénomènes d'attraction et de répulsion assez remarquables pour qu'il nous semble nécessaire d'en citer quelques exemples.
Deux balles de liège posées sur l'eau et mouillées par ce liquide n'exercent aucune action l'une sur l'autre lorsqu'elles sont à une distance un peu grande ; mais dès qu'on les approche à une distance capillaire , c'est-à-dire à une distance assez petite pour que les surfaces du liquide soulevé autour d'elles se touchent ou se croisent, il y a alors une attraction très-vive.
Deux balles qui ne se mouillent pas , comme des balles de cire ou de Uége enfumées , flottantes sur l'eau, ou des balles de fer sur le mercure , exercent aussi une attraction dans les mêmes circonstances.
Enfin deux balles dont Tune se mouille tandis que l'autre ne se mouille pas , se repoussent toujours lorsqu'elles arrivent à la distance capillaire (Fie. 22).
Ix^s lames verticales présentent des phénomènes analogues.
On avait pensé d'abord que ces mouvements résultaient d'une action directe de la matière; mais il est bien évident qu'ils dépendent des courbiu*es des surfaces , puisque les mêmes corps qui se fuient ou qui s'attirent sur l'eau n'exercent aucune action à distance égale dans le vide, ou même dans Tair, ou dans d'autres milieux qui les enveloppent de toutes parts.
9. Adhéiftioik des liquides roaCre les sarfsees solides. — Loi^squ'un dis(|ue solide est posé sur la surface d'un liquide, on ne peut plus le soulever horizontalement comme s'il était libre dans l'air, mais il faut faire un effort un peu plus considérable. Pour mesurer cet efïbrt, on se sert d'une balance : d'un côté on met