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DER8ITÉ

590 LIVRE VII. tîHALeOR. DKUlCli:MI': PARTIE.

son existence nous est démontrée par la fixité de la température pendant Tébuliition des liquides, et par le refroidissement produit pendant leur évaporation. Le calorique d'élasticité qui est propre à chaque vapeur se détermine, en général , par la méthode suivante : on fiiit bouillir le liquide à une température connue / ; sa vapeur vient pai^ courir les plis du serpentin d*un calorimètre a {/iff. 36a), analogue à celui de MM. Deiaroche et Bérard ; là , elle le condense et se rassemble dans la caisse inférieure b; le tube droit c se ferme lorsqu'on opère sous une pression moindre que celle de l'atmosphère après avoir fait le vide dans l'appareil, et il peut rester ouvert lorsquon opère sous la pression atmosphérique. Le poids du liquide vaporisé s'estime par la perte que la cornue a faite, et, pour contrôle, on peut peser aussi le liquide r rassemblé dans la caisse b. Pour éviter des corrections qui seraient incertaines, on met d'abord le calorimètre, par exemple, à une température de r^ au-dessous de la température ambiante ^, et l'on poursuit l'expérience jusqu'à ce qu'il arrive à r^ audessus , avec l'attention d'employer des temps égaux de part et d'autre de la température ambiante; alors le calorimètre gagne autant par l'effet extérieur pendant la première tié de l'expérience, qu'il perd pendant la seconde moitié.

I a donc :

nix + ni dit — 0 — r) = 2rm ; Ton déduit la valeur de x,

ar donner de la précision à Texpérience, il importe ut d'agiter sans cesse le liquide du calorimètre au n de l*agitateur dont il est pourvu , et de prendre I )es précautions possibles pour que la vapeur n'empas des gouttelettes liquides qui n'auraient point à lei* de chaleur latente, à trouvé ainsi les résultats suivants :

Eau 537.

Alcool 207,7

É&er sulfurique 96,8

Essence de térébenthine. • • • 76|^ ;

hKiv , que i kilogramme de vapeur de ces diffiérenU kea, «n se condensant sans changer de température, ipable d'élever de i^ un poids d'eau de ^Zfj kilonés , de 207,7, etc.

I trois derniers résultats sont dus à M. Despretz ^ il obtenu 53i pour la vapeur d'eau; Rumlord don- •67; Dulong, 543. M. Regnault donne 537, MM. FatSilbermann 536. On peut donc, sans craindre une prande erreur, adopter définitivement 637. ). En partant de la formule fondamentale que de ee a établie sur la théorie de fluides élastiques , Ul^ de la Mécanique céleste , je suis parvenu aux res suivantes entre les diverses données qui caractériies vapeurs. (Voyez les Comptes rendus de l'Académie sencesy 3i mai 1847.)

592 LIVUE vu. ^CHAtEUR. UKUltlèlIl PARTÏt.

(6) l = m-f5-îJ-iCf r,).

a Bit ruiiité {livist^e par le codâcîen t de dibuUoii Je

vapeur^ ^ représente — j — j ^ ^tant Je eoefficteni ée

pacité de la vapeur, c'est- à- dire , le rapport de sn cap; à pression constante à sa capacité â volume conslaiii; chaleur spécifique du liquide qui donne natssanct a vapeur.

q et y, quântitéâ absolues de chakïiir que po^R-Je i logramnie de vapeur aux maximum de tensions p tt et aux températures correspondnuies / t»t f, : rfet </, r^^ sentent, dans les mêmes conditions j les drnMte§ ♦!*!» vapeur, c etc^ les chaleurs spécifiques à pressiDu conati^ni'! enfin \ et \ les chaleurs latentes, ^V^BP

Jai fait voir de plus:

1** Que si dans Téquation (3) on substitue pour^ct^ deux tensions maxinnims quelconques, et pour f H /, Itf ^ températures corrr.spondantes , un uhlient pour z n^ série de valeurs croissantes ou décroissantes dont autu'»' ne peut être exacte ;

2° Que la vniie valeur de ^ est plus petite que la pJ"* petite des valeurs de cette sérit- , ou plus grande quf" plus grande

3" Que dans le premier cas la différence des quanliii* de chaleur q — q, est croissante a mesure que la temp^ -^ ture s élève , et qu'au contraire, dans le second cas, «5li ^ est décroissante^ ce qui donne pour les vapeurs deui tjf** difft^rents , Tun à chaleur croissante, Vautre à chal<îuf *'^ croissante ;

4" Que la vapeur d'eau appartient au premier tjpe^ t*»*' à-dire , qu un kilogramme de vapeur d'eau, pris au m^

i|u'ilii doivent prentlpe pendanl le i:liangeiiieuL d'eiai, Eût plonger le tube dans un bain retrojcii jusqu'il une ptÉtaliire voisine de zéro ^ ^lûfft an ob&erv^ b lui ite ci>attn'<^nient ^ ce bain se compose lui*f:iiè[tie d'unie cm\ de gr^minies dVaii contenu?* dans une cloche mm« ▼efT« i^, de 4 (>^i 3 cenUniètref de iliatiietrf; «?i d'une l^ui «tiflfUsinte. Afin d'eniptk^her tîi condensa lion des vipru extérieures sur les p^roi^i de |a docile^ elle est aju^liee un bouchon dans un vaie cylindrique de y erre c^ ilej iS cen 11 mètres de di;unètre^ ei d'une assez grande pour c£Ue U couche d'acide spifuiique qui en cûiith fond nWerce pas une action Lrop dli ecte ^ur h iarii« férieure de la cloche. On évite ainsi t^i If conden^Pliu» i V4t>eurs et ïe^et des courants d air, qui troubk^icDt et lantre h loi du réchauffement.

A Ueau du bain doit avoir un niveau de quelqnej^ crol tnrUx*» plus élevé que le niveau de Teau dans le tube W poratÙ!»; eilt? doit être agitée régulièrement averuiî ijî unir «QvenabW g; U température est iDdlquée pir diennomètre t que Ton observa* an kaihétomètre,

* Les choses ainsi disposées, un détermine avec soin il dnrét^ du réchauffement de demi^Jegré en demi-ttffi^ parcîtemple depuis 3 ou 4 degrés jusqu'à 7 ou 8 degrei.P»' daut cette preuiière période, ji n'y a aucune évapantifll dans le tube; il coniniuuique , il est vrai, avec la oiaclmi pneunialique, ou plutôt avec une cloche sous laquelle Ij a de l acide sulfurique concentré, mais le vide nts^f taÂls Le réchauffement étant parvenu à 8 degrés, la5a:QB!ll lîériode commence, c'est-à-dire que l'on fait le videnjA mentî et cependant avec assez de précautions pour0 l'ébuUiutiïi soitnuidérée j sans soubresaut ni projectîaoè liquide* A Tinstsint ht marche du réchauffement se îii^ tif on pourrait même faire retomber le thernn"[iièlf«* 7" 5, ou du moins le maintenir près de 8 degrea fis^^^

596 LIVHE vu. ^ — CH4LKITB. liEUXIldlfi FARTIE.

ittfîllf^r aveu le plu^î graniJ siiin ;i ce qii*éiiirun<* parrHlriie liquide ne soit lancée^ pur le bouiUonTietneiU, contre bp^ rois du lube ^ au-dessus du niveau de l'eau du bain. Obî parvient en meltant une sorte de tampon bkUe d<^ 6k £u de platine dans le Kîqtiide, et un autre tnmpon piimln peu au 'dessus de sa surface , mais au-desâoiJi du nv du bain, *

503 bis. M. Regnauli vient de publier (aaftt i^lj} grand IraTail dout le principal objet est la dét des forces élastiques et des chaleurs latentes de la d'eau, depuis les plus basses températures jusquaui pératures vois in es de rioo\ Pour les forces élasUquei| concordance presque parfaite de ses résultats avec leti sultats anciens de MM. Dulong et Arago^ justifie k fiance unanime dont ceu3[-c] avaient été Tobjet. Pottr chaleurs latentes, les expériences de M. Begnault ne «wi pas moins neuves par la disposition des appareils Hhf " méthodes d'observation que par les masses cansîtlrniUii sur lesquelles il a opéré*

J'ai essayé dé donner une idée de son appareil dtai ii tigurea i, 3 et 4 j planche 38. La figure 4 représente IW semble; la figure a, une première coupe verticale J«i' deux calorimètres ; et la figure 3 , une seconde coupe ^ ^ licale perpendiculaire à la première, et passant par If' robinet distributfur,

La figure 4 f^it ^^^^^ l^s six parties principales de fif ^ pareil, savoir :

i" a , fourneati et chaudière; m

a** A 5 grand réservoir d'air comprimé, destiné à fjîi* " pression sur le liquide de la chaudière , pour reUrd* '-i rébullition et la porter jusqu'à 200 degrés ;

3" c, manomètre donnant la pression de Tair qui pT«* sur le liquide de la chaudière, et par conséquent la tffr sion (le la vapeur quand l'ébullition a lieu;

4" rf, d'y le système des deux calorimètres j

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