LIVRE QUATRIEME
DES ACTIONS MOLECULAIRES.
302. Un corps organique ou inorganique peut être ce sidéré comme un système en équilibre ; ses parties cona tuantes ou ses molécules les plus rapprochées restent séj rées par des intervalles plus ou moins grands, et cependj à ces distances elles agissent sans cesse les unes sur autres, pour se maintenir dans leurs positions respectif pour s'attirer ou se repousser, ou enfin pour se commu quer les efforts et les pressions qu elles supportent. Ce s( ces actions mutuelles des molécules que Ton appelle , physique, actions moléculaires. Il serait difficile d'étal une distinction entre ces forces et les forces chimiques^ < agissent pareillement, aux mêmes distances, sur toutes molécules de la matière; mais Ton peut dire que les acti< chimiques tendent à produire les corps et à les constit dans un état déterminé d équilibre ou d'agrégation, tan n. 1
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que les actions moléculaires proprement dites tendent à conserrer les corps, ou à les retenir dan^ Tétat d*équilibre ou d1grëgj|tiî(n i|u11s 0tit refcu. CoiisidA*ées souf cf p^int de vue, les aètions moléculaires comprennent encore un champ assez vaste pour qu'il soit nécessaire d'y établir quelques divisions. Ainsi nous étudierons, dans des chapitres séparés, la capillarité^ la structure des corps et l^élasticUi
OHAPITEB 1€-^^CA»IÏAmAMITÉ.
CSAPITBE PBEUIEH.
i CapiUurité.
303. Lorsqu'on trempe dans un liquide l'extrémité d'un tube de verre, on voit que la colonne qui pénètre dans ce tube ne s'arrête presque jamais au niveau extérieur. Dans l'eau, par exemple, elle s'élève au-dessus {/ig, i ) , et dans le mercure, au contraire, elle s'abaisse au-dessous {/Ig. îi ). Ces phénomènes d'ascension ou de dépression sont appelés phénomènes capillaires^ et la force qui les produit est r«c«tion capillaire , Y attraction capillaire , ou simplement la capillarité ; cette force n'agit pas seulement pour élever ou déprimer les petites colonnes liquides dans l'intérieur des tubes, elle s'exerce sans cesse au contact des liquides avec les solides, au contact des liquides entre eux ou des solides entre eux, et en général au contact de toutes les parcelles les plus ténues de la matière pondérable.
304. Les longueurs des colonnes souUpées ou déprimées sont en raison inverse des diamètres des tubes.
U est facile de reconnaître par l'expérience qu'en général • les différences de niveau sont d'autant plus grandes que les diamètres des tubes sont plus fins. C'est ce qui est représenté dans les quatre tubes à siphon de \'djig. 3. Les deux premiers contiennent de Teau , ei l'élévation est double dans le deuxième, dont le diamètre est moitié moindre; les deux derniers contiennent du mercure, et la dépression est pareillement double dans le quatrième, dont le diamètre est moitié de celui du troisième. Cependant, pour établir cette loi fondamentale sur des expériences précises, il faut avoir recours à d'autres moyens d'observation. Voici l'appareil très-exact dont M. Gaj-Lusaac a ikit usage.