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CHAPITRE VI. VITESSE DU SON

donne la théorie. Cependant , quelque petite que soit lantité de chaleur dégagée par les liquides pendant leur pression , Ton aurait pu s'attendre à voir le résultat de lerience surpasser un peu celui de la théorie. » nombres de la troisième colonne sont tous empreints incertitude qui peut rester sur les densités des liquides, î l'incertitude plus grande encore qui peut rester sur compressibilité ; en prenant, par exemple, pourlalcool impressibilité de M. OErsted^ on trouverait ^4^3 mèpour la vitesse du son dans ce liquide, au lieu de 1 157 donne la compressibilité de MM. Colladon et Sturm. »5. Fiiesse du son dans les solides. — La formule que japlace a donnée pour les liquides s'applique aussi aux s solides. Il paraît seulement qu'il reste alors quelque titude théorique sur la manière dont on doit estimer leur de X ; on admet bien qu'une tige de métal placée mentalement se raccourcit ou s'allonge de la même itité , lorsqu'elle est pressée ou tirée dans sa longueur les forces égales, et, comme il est plus facile, dans les es, de mesurer l'allongement que le raccourcissement, dmet que dans la formule

présente l'allongement qu'éprouve une tige de i mètre mgueur, tirée par un poids égal au sien. Mais cet alement n'est pas le même si l'on suppose que la tige irée par ses deux bouts et libre par son contour, ou si suppose qu'elle est tirée par tous les points de la sur- . Plusieurs considérations font présumer que X doit, i les solides comme dans les liquides , représenter le igement de volume que la lige éprouve lorsqu'elle est :itée par des forces égales sur tous les points de sa ice. Dans cette hypothèse, on devrait prendre pour X de l'allongement que la tige éprouve lorsqu'elle est dément tirée par ses deux extrémités. Ainsi, d'après les

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expériences de MM. CoUadon et Sturm, une tige de verre s*nliongeant de 1 1 dix-millionièmcs pour une traction équivalente à i atmosphère, il Faudrait prendre ^=zi6,i5 dix-niitlionièmes pour le changement de volume du verre soumis à cette traction en tous ses points. Ensuite, en réduisant ce changement de volume à ce qu*il serait pour une traction équivalente au poids d'une tige de verre de I mètre, on trouverait ^gSg mètres pour Id vitesse du son dans le verre.

Les oxpériences très-exactes de Savart [jlnti. de Php, et (le C/iim.y t. 65) , dont nous avons rapporté quelques résultats précédemment {élasticité) ^ permettent de faire d'autres applications de la formule de de Laplace. Cet calculs seraient d*autaiit plus intéressante qiie Savart i donné lui-même les vitesses du son dans \eÀ corps quH a soumis à Texpérience; il k déterminé ceâ vitesses tvae beaucoup de soin par le procédé de Chladni dont il nous reste à parler.

Soit V la vitesse du son dans Tair, / la longueur d'un tuyau ouvert, et n le nombre des vibrations qu'il fait en i", lorsqu'il donne le son fondamental : la longueur âei ondes qu'il excite est alors égale à la longueur /du tujad; ainsi, les n ondulations qu'il excite en i" forment une longueur ni qui est précisément égale à la vitesse v, c'està-dire à l'espace que le son parcourt en i". On a donc

v=znL

Soit V la vitesse du son dans une substance solide quelconque, / la longueur d'une verge cyljndrique ou prismatique de cette substance , et n le nombre des vibrations qu'elle fait en i", lorsqu'elle donne le son fondamental, | c'est-à-dire lorsqu'elle vibre longitudinalement, ayant ses extrémités libres et un nœud au milieu : la longueur drt ondes qu'elle excite alors dans sa propre substance est égale à /; ainsi les n ondulations qu'elle excite en I"fo^ ment une longueur ni qui est précisément égale à la vi-

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