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INFLUENCE DE LA CHALEUR ET DE LA PRESSION

la vapeur est toujours la même aussi, Nous supposons qu’on évite toute variation de température > et que dans toutes les positions du tube l’espace reste saturé , ce qui a nécessairement lieu tant que la vapeur reste en contact avec son liquide. L'effet de la pression, quand on enfonce le tube d’un centimètre , est donc de liquéfier un centimètre de vapeur (516); la force, du reste , n’est nullement âugmentée , comme céla arrive quand on fait cette expérience sur l'air. Si on élève le tube ,; une nouvelle quantité de liquide se vaporise, de sorte que la densité se trouve la même s ve sé Pespace soit devenu plas grand. |

4004. Lorsqu’on échauffe le tube , en maintenant tOu— Eflets de la jours la saturation, la vapeur prend une force incompa- "7" rablement plus grande que celle qu’on caleulerait parlé coefficient de dilatation dés gaz. Cela vient de ce que la densité augmente par la vaporisation d’une nouvelle quantité de liquide. Par contre, si on abaïsse la température , la force diminue bien plus que dans les gaz, parce que ce refroidissement, au lieu d'augmenter la densité la diminue, une partie de la vapeur repassant à l’état liquide.

1005. Un fait bien remarquable , c’est qu'il suffit de refroidir une portion de Fespace qui contient la vapeur pour qu’elle se réduise en un instant à la force élastique qu’elle aurait si on avait refroidi la totalité. Ainsi, pour l’équilibre, la force élastique doit être partout la même, et ne peut surpasser celle qui convient à la température minimum. Watt a fait, comme nous le verrôns, une application capitale de ce principe dans les machines à vapeur. Notons encore ici, que la densité doit varier d’un point à VPautre, précisément parce que la tension est uniforme dt 4 la différence de température.

1006. Où doit à M. Dumas un procédé général pour dé- Densité de terminer la densité des vapeurs ; prenons le mercure pour "dé de exemple. On en metitra un peu dans un ballon de verre, Dumas. c'est-ä-dire plus qu’il n’en faut pour le remplir de vapeur Fs- 30 à saturation; on assujettira le ‘ballon dans un bain de métal fondu dont on élèvera la ten npérature à 400° environ, Eu

se vaporisant, le mercure’ -Cha,ssera l'air et sortira lui-même

Remarques.

Observations.

Procedé de Gay-Lussac.

Fig. 310.

en partie, de sorte qu’au bout d’un certain temps il ne restera que de la vapeur. C’est alors qu’on fermera le ballon en fondant le col qu’on aura eu la précaution d’effiler en pointe. La température à cet instant sera donnée par un thermomètre à air plongé dans le bain métallique. Du poids du ballon plein retranchant le poids du verre, on aura &e poids d’un volume déterminé de vapeur, puisque le ballon peut être jaugé. La température de cette vapeur au moment où elle remplissait le ballon sera connue, puisqu'elle est celle du bain métallique. Sa force élastique était égale à celle de l'air au moment où on a fermé; on la connaitra donc par la hauteur du baromètre. Calculant ensuite. le poids de l'air capable de remplir le ballon dans les mêmes circonstances de pression et de température, il ne restera plus, pour ayoir la densité, qu’à diviser le poids de la vapeur par le poids de l'air. | |

1007. La pesée du ballon plein doit être nécessairement ramenée au vide (489) ; il est également indispensable de s'assurer qu’il ne reste pas d’air avec la vapeur dans le bal- Jon. Cela se fait en cassant la pointe plongée dans l’eau ; s’il n’yapasd’air , l’eaus’élance, etremplittoutela capacité; s’il en reste une bulle, il faudra en tenir compte pour corriger le volume de la vapeur et sa force élastique. Il est d’ailleurs nécessaire de répéter plusieurs fois l'expérience pour bien s'assurer par là concordance des résultats que toute la substance introduite était transformée en vapeur.

1008. Pour les liquides qui se volatilisent aisément, comme l’eau, l'alcool, léther, M. Gay-Lussac a imaginé un procédé plus facile. On enferme le liquide dans une petite ampoule de verre qu’on fait passer sous une. cloche graduée pleine de mercure. Cette cloche est entourée d’un manchon de verre contenant de l’eau qu’ on porte à l’ébullition, Bientôt l’ampoule crève, et la vapeur déprime le mercure. On .a eu soin dé prendre une ampoule assez petite pour que l’espace ne soit pas saturé. Cela se reconnaît à ce que la force de la vapeur mesurée par la dépression est moindre que la force maximum donnée par les tables pour Ja température où l’on opère (1018). De cette manière on

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