OBSERVATIONS HYGROMÉTRIQUES
que l’effet de l'humidité surle cheveu est de moins en moins grand à mesure que l’on approche du point de saturation. 1109, Le procédé de M. Gay-Lussac, pour la construc- Construction
tion dela table précédente , est fondé sur ce qu’en ajoutant de la table. à l’eau de l'acide sulfurique ou certains sels, on diminue autant qu’on veut la densité de la vapeur qui reste cependant formée d’eau pure. D’après cela, pour avoir le degré d'humidité correspondant à un degré de l’'hygromètre, on fait un mélange d’acide sulfurique concentré et d’eau en proportions quelconques , mais connues, et on en introduit un échantillon dans la chambre barométrique. Si quand l’espace est saturé la dépression est, par exemple, de 1%, 895 à la température de 10°, c’est-à-dire + de celle produite par l’eau pure (1018), on conclut (1002) que les densités sont aussi dans le rapport dei à 5 et que l’espace contient seulement la cinquième partie de l’humidité qu’il pourrait contenir. On suspend ensuite l’hygromètre dans un vase fermé, au-dessus d’uné couche épaisse du même mélange avide; l'excès de vapeur, s’il y en avait, se trouve bientôt absorbé sans changer sensiblement les proportions du mélange, de sorte que, quand l'aiguille reste stationnaire , on peut affirmer que l'air contient les. 20 centièmes de l’humidité qu’il pourrait contenir, et on lit le degré correspondant de l'hygromètre. En recommençant cette série d’expériences , avec d’autres proportions d'acide, on a autant de termes de comparaison que l’on veut. Les degrés de l’hygromètre ainsi trouvés sont en général fractionnaires; mais un calcul d’interpolation donne la correspondance pour les degrés entiers.
1110. L’indication moyenne de l’hygromètre au niveau Some des habitations est de #2°,.de sorte que, terme moyen, l'air ques, est à moitié saturé. La saturation dans l’atmosphère’n’est presque jamais complète ; même après une grande pluie, l'aiguille ne dépasse guère 95°, ce qui répond à 0,9 d’humidité. Dans les plus grandes sécheresses l’air contient encore environ —-de la vapeur nécessaire àsa saturation, car jamais l’hygromètre ne descend au-dessous de 30° à la surface de Ja terre, Dans son voyage aérostatique, M. Gay-Lussac
Ja vu à 26° à une hauteur de 6000"; le degré d'humidité était donc-seulement. Sur le sommetdes Alpes, Saussure vs Méeraler n’a jamais vu l’hygromètreau-dessus de 40°, d’où il suit que nidité à me. l'air à cette hauteur ne contient pas le quart de humidité se qu'on s'é- qu’il pourrait contenir. D’après la marche de FPhygromètre pendant l’ascension de M. Gay-Lussac, on peut, en repré sentant par 100 l'humidité de Pair à la surface de la terre, former le tableau suivant de son humidité à différentes hauteurs:
A la surface. , . . . . 100f à 4000". . «.
1000". e L] 0 e e . 80 5000. 0 e e e e 0] e 12 2000. OR CON RC DC AT, 62 6000. eo. é isole Le PUS 9 3000. » e e € «e e 42 1 7000. e à ,:e, «ete, Le e 7
Tension de 1111. Nous pouvons maintenant connaître sans peine la vapeur dans à : ar RARE D l'air. la tension de la vapeur contenue dans un espace donné. Si l’hygromètre marque 3o° nous concluons par la table des J8 q degrés d’humidité que la tension actuelle forme 0,20 de la tension maximum, Celle-ci nous est donnée par une table (1018) quand nous connaissons la température, de sorte que, si le thermomètre est à 20°, la tension cherchée esto,17"%, 3 X 0,20 — 90m 46, Quand on a trouvé cette : ; , 284h RP TEL Polds de la tension À, l’expression - =" donne immédiatement en vapeur conte- 2674 t d Æ ey1° . ‘ , FA Re milligrammes le poids de la vapeur contenue dans un litre d’air à la température t que l’on considère (1010) (1082), Remarque. 1112. Dans les circonstances atmosphériques ordinaires, du moins entre o et 27°, la force élastique de la vapeur esiimée en millimètres donne immédiatement, à moins d’un milligramme, le poids de la vapeur contenue dans un litre d'air, exactitude bien suffisante en général dans les questions d’hygrométrie. À 17° l'exactitude serait absolue puisque le facteur de k se réduirait à l’unité.
Poids d'un. 1113. Quant au poids d’un litre d’air humide, ilest facile à volume domé calculer, puisque c’est la somme des poids d’un litre d'air sec d'air humide, ; |
(945) et d’un litre de vapeur; il faut seulement observer que laforce élastique de l'air sec n’est alors que la différence H-/
CALCULS RELATIFS À L’HYGROMÉTRIE, 119 entre la hauteur du baromètre et la tension de la vapeur.
H—<+ | | | 76 56H — 0,172 4 On a ainsi 18,5 X DE t 207 4 t
1114. Si on veut l'expression générale de Ja densité de Densité de Pair humide, il n’y a qu’à prendre le rapport entre les poids Pair humide. d’un litre d’air humide et d’un litre d’air sec; ce rapport, ñ
qui est indépendant de la température, se réduit à 1 — D d’où il suit que l’air humide est toujours plus léger.
1115. Pour calculer le volume auquel se ‘réduirait une de En em masse d’air humide sion venait à la dessécher, il faut observer que l’air du mélange qui supportait d’abord la pression H-h, supporte à lui seul la pression H tout entière apresla dessication. Or en désignant par V et » les volumes correspondants, on a par la loi de Mariotte
H-h,: H Hot V3 d'où o = V( >). :
aa : Mg
Si, par exemple, on a recueilli sur l’eau dans une cloche graduée un litre d’air à 18°,55, sous la pression de 760", on pourra considérer cet air comme saturé; la table des tensions donnera par un petit calcul — 16, d’où » — 0!, 9789.
1116. La proportion résout évidemment la question in- volume que verse , c’est-à-dire qu’elle fait connaître ce que deviendrait prend l'air en
° ju " | devenant hu-
un volume v air sec sous la pression H, si on y intro- mide, duisait de la vapeur ayant la tension 4; l’inconnue alors serait V ,et on aurait |
en supposant 0 — 1! H = #00 et k= 16.
1117. Après l’hygromètre de Saussure, s'est celui de Da- nygromttre niel qu’on rencontre le plus fréquemment. Il est fondé D sur ce que le degré d'humidité de l'air se calcule’aisé- ce que c'est
ment quand on connaît le point de rosée c’est-à-dire là tem- ue poisspe
pérature où l'air est saturé, et où par conséquent la vapeur commence à se déposer. Il se compose de deux boules de verre communiquant par un tube recourbé assez large. La boule inférieure estaux deuxtiers pleine d’éther, où plonge un petit thermomètre; on a chassé l’air du reste de
Manière de l’appareil par l’ébullition, la boule supérieure est couverte
Fi Aa d’une mousseline sur laquelle on verse de l’éther, qui produit du froid en s’évaporant. Dès lors l’éther intérieur vient s’y. condenser par une véritable distillation , et la boule inférieure se trouve à son tour refroidie. Il arriveun moment où la vapeur ambiante commence à s’y déposer. On note alors le degré marquépar lethermomètre intérieur ; ce degré indique sensiblement la température de l'air en contact avec la boule, etcette température, d’aprèsles expé-
riences de Dalton, est d’un demi- -degré au-dessous du point de rosée, On peut encore , pour avoir ce point, attendre le moment où la vapeur déposée disparaît, etprendre la moyenne des deux indications thermométriques. Comme la boule est en verre opaque, la vapeur la ternit comme un miroir, et on saisit assez facilement l’instant de l’apparition et de la disparition de la rosée ; celle-ci forme d’abord une zone circulaire au niveau du liquide. Supposons qu’on ait trouvé ainsi le point de rosée à 11° et que la température de l’airdonnée parun thermomètre extérieur qui fait ordinairement partie de l’instrument soit de 25°, on cherchera les tensions correspondantes (1018) et leur rapport 13, 0,44 donnera le dégré d'humidité.
Théorie, 1118. En effet, nous venons de constater que si l’air qui est maintenant à 25° descendait à 11°, il serait saturé ; mais dans l’état de saturation la tension de la vapeur est donnée par la table ; c’est ici 10"". Le refroidissement ne l’a pas changée, puisqu'il ne change pas les proportions des deux gaz et que la pression atmosphérique qu'ils supportent proportionnellement reste la même pendant l'expérience , ainsi, nous pouvons affirmer que dans l’air à 25° latension de la vapeur est actuellement de 10"; ce qui donne 2 XR pour le poids d’un litre de cette vapeur (1010). Mais le poids detoute la vapeur que pourrait contenir un litre d'air