‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 7 sur 89 · TEMPÉRATURES · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURES

Pete cnsee us,

S I. Mesure des températures.

830. La chaleur consiste dans un mouvement vibratcité de Ne Ja matière impondérable et des derniers atomes des Coïps. chaleur.

La sensation de chaleur n'est pas autre chose que la sen-

sation qu’occasionne ce mouvement quand il a lieu dans

nos organes. Mais on n'arrive à connaître ainsi la chaleur

dans sa nature même qu'après une étude assez approfon-

die des phénomènes; de sorte que nous nous contenterons

d’abord d’une définition empirique qui la caractérisera, Definition emsans rien préjuger sur sa nature ; la chaleur sera pournous P'1%* la cause d’une sensation sui generis qui peut affecter presque

tous nos organes , et qui se manifeste, par exemple, quand

le soleil nous frappe ou quand nous approc:hons d’un foyer.

831. Il ne serait pas philosophique de recourir à une Ce que c'est cause particulière pour expliquer le frout; la privation. de ANNE chaleur suffit; c’est l'opinion généralement admise, et cette opinion s’accorde avec tous les faits conmus.

832. Nous étudierons d’abord les effets de la chaleur, .… Ordre dans

puis nous examinerons la chaleur elle-même. Dans la pre . Hérde . de la ‘ chaleur.

Il, L

mière partie nous verrons les températures, les changements de volume et les changements d’état; dans la seconde nous nous occuperons de la mesure de la chaleur, de sa propagation et de sa nature.

Températu 833, La fempérature est l’état d’un corps considéré comme chaud ou comme froid. On appelle corps chauds ceux qui donnent de la chaleur, corps froids ceux qui en enlèvent. Il faut observer que, d’après cette défiaition, les corps froids peuvent contenir de la chaleur; nous verrons même qu'aucun corps n’en est absolument privé.

Distinction 834, De ce qu’un corps, à un instant donné, nous trans-

entre la chaleur :

et la tempéra. Met plus de chaleur qu’un autre, nous n’avons pas le droit

: de conclure qu’il en contient davantage. Il ne faut donc

pas confondre la chaleur avec la température; et pour citer un exemple qui mette cette distinction dans tout son

jour, nous pouvons dire d'avance , qu’à poids égal, il y a plus de chaleur dans l’eau bouillante que dans le fer rouge, quoique évidemment la température de celui-ci soit plus élevée.

Lessenssont 835, Lorsque nos sens sont dans l'état normal, il nous AA Ja font reconnaître les différences de température avec assez ten tempé- d’exactitude : ainsi, on n’a pas besoin d’instrument pour

savoir que l’hiver est plus froid que l’été, que l’eau, dans

telle ou telle circonstance, s’échauffe ou se refroidit, etc, Mais dans plusieurs cas les sens nous trompent, ousont hors d’état de nous donner les indications dont nous avons besoin, Que l’une des mains soit chaude et l’autre froide, et qu’on les plonge dans l’eau à une température moyenne , le liquide paraîtra chaud pour l’une et froid pour l’autre; de sorte qu’il y aura contradiction. Les caves profondes ont, comme nous le verrons, constamment la même tem pérature; et cep-endant elles nous paraissent plus chaudes en hiver qu’en é‘té. Comment constater avec les sens que tel jour, à telle heure, il faisait plus froid à Saint-Pétersbourg qu’à Paris? Ou que tel jour de cette année a été plus chaud que le partil jour de l’année dernière ? |

Cequecet 836, Pour remédier à l’imperfection des. sens on, a re-

que le thermo-

mètre-en géné. COUrS à diversinshruments, connus sous le nom de thermo= ral,

Tee

Cas où ils sont en defaut.

Lx d

* PTEMIERS MOYENS THERMOMÉTRIQUES. 5 métres, nom peut-être impropre , parce qu'il fait croire que ces instruments mesurent la chaleur, tandis qu’ils ne font qu'indiquer la température, et ne sont en définitive que le sens de la chaleur perfectionné sous certains rapports.

837. Qu'on prenne un ballon à col long et étroit, qu’on le renverse dans un vase plein d’eau comme lindique la figure, et qu’on l’échauffe légèrement, par exemple, en brûlant un peu de papierau-dessous : on fera sortir ainsi quelques bulles d’air; ensuite, parlerefroidissement, l’eau montera à une certaine hauteur, par exemple en A. Maintenant avec cet appareil on pourra constater trois choses :

1° Quand on échauffe l'air il se dilate; 2° quand on le

refroidit, il diminue de volume ; 3° quand la température

reste la même, le volume reste le même aussi.

Voilà donc un instrument qui pourra, plus exactement que nos sens, nous dire s’il fait plus chaud aujourd’hui qu’hier; plus froid dans un lieu que dans un autre. La température d’un appartement sera définie par la hauteur de l’eau, et toutes les fois que cette hauteur sera la même, il ne fera ni plus chaud ni plus froid, puisque la plus faible chaleur ou le plus léger refroidissement changenstle volume de Pair, et par conséquent le niveau de l’eau.

838. Telle était du moins l’idée qu’on se faisait d’abord de ce thermomètre imaginé vers 1600, par un physicien hollandais nommé Drebbel. Maïs après l’invention du baromètre en 1643, on lui reconnut un défaut capital; c’est que la hauteur de l’eau peut changer, quoique la température reste la même. En effet, on sait parle baromètre que la pression de l’atmosphère est tantôt plus forte, tantôt plus faible; si elle augmente, elle fait évidemment monter Peau sans qu’il y ait eu de refroidissement; donc les indications du thermomètre de Drebbel peuvent être fautives. On a d’après cela renoncé à cet instrument, mais les principes sur lesquels il est fondé servent encore de base à la construction des thermomètres plus parfaits qu’on possède aujourdhui ; de sorte que les températures se trouvent toujours indiquées par les différents volumes que prend un Certain COrpSe

Thermome-

tre de Drebbel, Fig. 289.

Principes sur lesquels il est onde,

Usages.

Defaut principal.

Construction du thermometre à mercure.

Choix du tube.

Choix du

tube.

Formation du reservoir.

Introduction du mercure.

: Fig. 290.

On rbgle et

on feritiv,

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