LOIS DU REFROIDISSEMENT
mité de température. Plusieurs de ces corps peuvent être simplement des thermomètres de différente nature, de différente forme, de différent volume; quant aux autres, un thermomètre plongé daus leur masse donnera leur température. Qu’on imagine maintenant un ballon en cuivre mince, pour qu'il se mette facilement en équilibre de température , et noirci intérieurement pour qu'il ne réfléchisse pas la chaleur ;. en le tenant plongé dans la glace, dans l’eau ou dans une huile fixe, oh pourra faire varier sa température depuis o° jusqu’à 500° . et la maintenir un temps quelconque à tel degré qu’on voudra. C’est dans cette enceinte qu’on suspendra les corps sur lesquels on veut étudier le refroidissement, après leur avoir préalablement donné un excès connu de température dont la variation sera indiquée à chaque instant sur la tige thermométrique sortant du ballon. On observerà successivement ainsi la marche du phénomène dans lenceinte vide, puis dans l'enceinte pleine d’air où d’un gaz quelconque, à tel ou tel degré de force élastique.
1319. On voit d’après cela quel i immense travail on doit Procédé pour
faire seulement pour obtenir des séries d'observations ; ; Cn- A1 tr ie core ces séries sont-elles nécessairement incomplètes puis- yations, qu’on ue peut pas observer continuellement; on sent donc la nécessité d'interpoler (1036). Pourcela MM. Dulonget Petit, après avoir pris dans chaque cas un certain nombre d’obseryalions thermométriques, ont const fruit avec trois d’entre elles une formule qui représentait exactement toutes lesautreset par conséquent célles qu’ils n'avaient pas prises. Léur formule était celle de’ Newton modifiée ; mais pour plus d’exactitude ils partageaient la duré totale du refroi- ‘dissement en plusieurs intervalles, et pour chacun se ser- Yaient d’une formule appropriée. Avec cette série de formulesils pouvaient avoir la température de seconde en seconde, pendant toute la durée du refroidissement. Chaque expérience dureste mécessitait un trayail du même genre.
1320, Afin d’avoir la marche du relroidissement dans Procédé pout le vide absolu, ils ont étudié celte marche dans de Pair à 7, compte
de l'imperfection du vide;
différents degrés d’élasticité, et d’après la loi qui s’est ma nifestée ils ont pu calculer ce qui aurait eu lieu däns le cas d’une élasticité nulle, c’est-à-dire dans le DR a." fait, ; Li a 1321. La vitesse avec laquelle un corps se “refroïdit à un us de refroi- MSTANI déterminé peut se mesurer par Tl'abaïssement de + ne température en une seconde; or en examinant les résultats obtenus parles procédés que nous venons d’indiquer, après ayoir rapporté toutes les températures au thermomètre à air (935), MM. Dulong et Petit ont reconnu que la vitesse. de refroidissement était soumise ‘à des lois très remarquables. Ces lois sont les mêmes pour: tous les corps, quelle que soit leur nature. Les variations de forme et de volumes sônt aussi sans. influence , du moins tant qu elles n’empêchent pas Puniformité de température. Si donc deux corps différents sont placés dans les mêmes circonstances, avec un même excès de température , et que le. refroidissement de l’un pendant la première seconde ait été par exemple, trois fois aussi grand que celui de l'autre, il y aura toujours la même proportion dans les vitesses de refroidissement pour des excès de Fe SEBIUES, égaux quelconques.
Refroidisses 1322. La vitesse de refroidissement sk le vide dépend Rs non-seulement de la différence ô entre la température du corps et celle de l’enceinte, mais aussi de la température t de l'enceinte ; la relation est exprimée par la formule.
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a est le Ft à invariable 130097 : sm est un coefficient constant qui dépend du corps. que Pon considère ;, on le détermine par la formule même en mesurant directement une valeur dev,c ’est-à-dire un abaissement, de température pendant un temps, très court ;- par ‘exemple pendant une minute, ce qui donne en généra! une approximation suffisante. Mettant le nombre obtenu avec les valeurs correspondantes de t et de 0, on n’a plus qu'à tirer m et la formule donne ensuite v pour toutes les valeurs simul-
VITÉSSE DANS LE VIDE ET DANS LES Gaz. 207 tanées de t et de 0. Il. ne faut pas oublier que les températures doivent. étre comptées. sur le thermomètre à air (955).
1323. La vitesse du refr vidisiement Éonle contact d’un gaz dépendseulementdela différence detempératureetdelapression ; le poli dela surface, son pouvoir absorbant, etc., sont sans influence. La vitesse de refroidissement ne varie pas lorsque la densité du -gaz vient à À changer, pourvu que la pression reste la même. Le refroidissement est un peu plus -que double quand la différence de température est dou- Biées si, par exemple, dans ‘le premier cas il a été de 1° en 1, il sera dans le second de,2° 45; par approximation on peut admettre la proportionnalité.\Quant aux différents gaz, on observe qué les plus légers sonû ceux qui refroidissent le plus vite, ‘sans doute à cause le la mobilité plus grande de leurs molécules. Par exemple, si sous la pression 0%,76 Vair a fait baisser un thermomètre de 1° en 1’, l'hy= drogène dans les mêmes circonstances. Le ferait baisser de 5,45, l'acide carbonique de o "5965. je 1324, Afin qu'on puisse juger des valeurs Med me du refroidissement par le rayonnement et par l’air, nous rap: portérons les résultats de quelques expériences. de MM, Du-
long cb LAUUT PEAR EN 1
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Différence où. vitesse |.
du thermomètre. sur de refroidissement. dans ds (due au contact ©” celle de l'éncbinite. à À dans l'air. "lle vide, A me re ana aus e Lu imioc esrmieu: Ne 200? . 14,04 ” ( 5,90... 5,48. | | À 80 un 1 1,76, 7°01.. 4573 va vtOoc Li 1MB9... 9,68 417.
SE au +
Xci. il $ ’agissait d’un thermomètre;en verre à surface naturelle; on voit que surtout dans Les hautes températures
il perdait, plus de chaleur par le rayonnement que par le,
contact dle l'air, C? était le contraire ayec.la surface argentée comme le montrent les: résultats suivants obtenus dans des circonstances pareilles; On, remarquera ‘de plus que la perte, par l'air reste la même malgré le changement de Ja surface.
Refroidissement par les az,
La nature de a surface est fans influence;
Influence de ja différence de température,
Tr. de la pression,
Comparaison
” les deux modes
de refroidisse« ñents
208 LIVs VI. CHALEUR.
724800" 6°93 1,88 0" AD, T0 180 6,oz 1,25 4:79 160 5,19 1,00 419