‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 84 sur 89 · DE LA COMBUSTION ET DE LA FLAMME · texte numérisé non relu

DE LA COMBUSTION ET DE LA FLAMME

s’échauffent jusqu’à l’incandescence et constituent la flamme. Dans les flammes ordinaires l’incandescence se borne à la couche! très mince qui est en contact avec Vair ; à l’intérieur la température est si peu élevée que dans les lampes à alcool, qui donnent tant de chaleur, la mèche se carbonise à peine. Il est à noter qu’on ne peut pas juger de la température d’une flamme par la vivacité de la lumière ; la flamme d’un mélange d’oxigène et d’hydrogène, qui est la plus chaude que l’on connaisse, est à peine visible. MEN | 1327, La température de la Ahraoé est extrêmement éle- té vée, mais sa chaleur est peu considérable à cause du peü sur la flamme. de masse; aussi le contact d’un corps froid lui fait-il aisément perdre son incandescence ;, on sait qu’elle ne peut pas traverser une toile métallique froide, à mailles un peu serrées ; c’est là-dessus qu'est fondée la lampe de sûreté de Davy. Dans certaines mines de houille il se dégage du gaz hydrogène carboné qui avec l’air produit un mélange .explosif auquel on court riäque de mettre le-feu avec une lampe ordinaire. On évite le danger avec une lampe entourée d’une toile métallique ; il peut bien y avoir inflammation-du mélange dans l'enceinte formée par cétte toile, mais la flamme qui résulte de cette explosion se trouve tellementrefroidie, en traversant les mailles, qu’elle nepeut mettre le feu au gaz extérieur. Dans le chalumeau à gaz (561) le tube à l’extrémité duquel on allume le mélange contient une centaine de rondelles de toile métallique pour empêcher l'inflammation de se communiquer à l’intérieur. UT 1328, C’est une question qui intéresse à la fois la Dh Mesure de la sique et l’économie industrielle que de mesurer la chaleur sc produite par la combustion des diverses substances. On "combustion. s’est occupé spécialement du cas où la combustion sé fait par l’oxigène. Le procédé consiste en général à brûler un poids déterminé de la substance que l’on considère dans une enceinte disposée de telle sorte qu’on puisse recüeillir et mesurer toute la chaleur dégagée. Lavoisier et Laplace se servaient du calorimètre de glace (1188); Rumford,

Page 1