‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 10 sur 202 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

cette c|uestion, qnî n*a pas cessé depuis d attirer l'attenlion des physiciens et des voyageurs.

Pour observer cotte température, on profite de toutes les excavations naturelles et artificielles, et mieux eucorc des pqits artésiens et des trous de sonde. Dans les galeries de mine, on établit des thermomètres à poste fixe, au fond de trous pratiqués dans la roche à une certaine profondeur. Dans les puits artésiens, on fait usage de thermomètres à maxinia. Lorsque les observations ont lieu dans les mines, il est nécessaire de se mettre à Fabrides courants d'air, de la chaleur communiquée par les mineurs et les lampes , de l'influence de la chaleur propre des eaux qui affluent sans cesse dans ces travaux, et qui arrivent des parties supérieures dont la température est moins élevée.

Les résultats suivants, obtenus par M. Cordter dans des mines de houille, montrent , par leur désaccord , qu'il est bien difficile d'obtenir de la régularité dans les observations faites àti milieu des mines. En effet, il a trouve uu accroisseuienl de i<* pour une profondeur moyenne

de 36 mètres, à Carmeaux; iQ mètres, à liflBry; i5 mètres, à Decize.

La grande différenee entre ces résultats provient de causes locales, telles que le plus ou moins d épaisseur du terrain Iiouiller , l'inégale conductibilité des couches verticales du même terrain, etc., etc., et peut-être encore de causes accidentelles.

Les puits forés donnent des résultats qui sont influencés aussi par des causes locales , mais qui sont à Tabri du moins des effets de chaleur produits dans les mines par la prince des mineurs et des lampes. Nous devons fiiire remarquer, toutefois, que la température des diverses couches du globe, jusqu'à de grandes profondeurs, doit participer de celle des eaux qui les traversent, de même que la température des eaux participe jusqu'à

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un certain point de celle des temin$ qu'elles parcourent. Il existe donc une dépendance mutuelle entre la température des eaux et cejle des terrains, dépendance qui doit être prise en considération dans les observa* tionS) et que les faits suivants mettent en évidence.

Lorsqu on pratique des puits ou des trous forés dans certaines localités Jusqu*à des profondeurs suffisantes, on arriveàdes nappes d*eau qu i jaillissent jusqu'à la surfoce du soi et souvent même an-desaus. Il existe en outi*e des fontaines naturelles i\u\ jouissent de la même propriété. Los sources qui les produisent sont alimentées par l'eau de pluie qui péiictic à traw rs les fissures du sol justju'à la reuconh e d'une couche imperméable, telle querarj^ile. Si les eaux vlennetil d'un pays mofitueu.v, elles s'élèvent pour reprendre leur niveau aussitôt (pi'on leur donne issue. Cela posé , exainiuons eommenl les eaux pluviales peuvent exister et eircnlei* dans les teirains primitifs et les terialns de s('dim('nt , <|ui cnmprennenl les terrains iuternu'diaues , si eondaiies et tertiaires.

Les terrains primitifs, ou d'ori^iîie i^née, ne sont pas slratiliés. Les fentes ainsi (pie les fissures cpii se trouvent dans les roches granitiques et autres ont, en géuéial , peu de largeur, peu de profondeur, et communiquent rarement ensemble; elles sont la conséqueiK e du retrait que ces masses ont éprouve lors de leur refroidissement; les înfdtrations de l'eau doivent donc avoir des parcours ^ trésor nés; rexpérience proui^<|^J^t que les sources y sont très nombi^iSi '^1^ abondantes. Ces

terrains sont (doiié ceux qui peuvent servir à étudier avec.^e^plus d'avantage la chaleftr terrestre.

Lea^ rains intermédiaires se comportent à peu près cliç'aiW<$^Il n'en est pas ainsi des terrains secolidairea, -^^yl stratifiée est plus variée; parmi les

^MMÉa qui les composent , il y en a qui sont formées r'^PlSme en partie désagrégé, perméable, et par con* -séquent très-favorable aux infiltrations. îl arrive quel<- ^ quefois que ces terrains , en se relevant vers leurs extré» mités, mettent à découvert, sur les flancs des montagnes,

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des cou( lu s prrinéahlrs ; les eaux pluviales y pénètrent donc par infilUatlon, et se rendent de là dans des bassins à fond non peiinéable. Suivant l'abondance des eaux, il se forme des ruisseaux, des rivières ou des fleuves soutei'rains dont les lits augnienlenl |)ar l'enlèvcnientdes sables et auli es substances entraînées par les eaux. Le calcaire crayeux qui occupe la partie supérieure des terrains secondaires est sillonné dans tous les sens par de nombreuses fissures qui permettent aux eaux d'y pénétrer jusqu'à des profondeurs plus ou moios cônsU dcrables.

Les terrains tertiaires sont également stratifiés; les couches sont séparées les unes des autres par des joints nets et bien tranchés; ils occupent le fend du bassin formé par les terrains secondaires. Leurs dépôts vetv H limite de ce bassin sont également relevés, et présentent leurs flancs souvent formés de couches de sable. Il suit de là qu'il y a autant de nappes liquides souterraines qu'il y a d'étages distincts de 'couches sablonneuses interposées entre des couches imperméables; les infiltrations y sont donc du même ordre que dans les terrains secondaires. Les effets produits présen tent de gréndes différences dans' les deux cas : dans lés terrains seoondairai , ils ont lieu sur une plus grande échelle que dans les terrains tertiaires, en raison de la prodigieuse épaisseur des couches y de leur alternance motlis fréquente et de la force des cours d*eau inférieurs. Si les eaux qui s'infiltrent dans les sables ne trouvent que peu ou point d obstacles pour se rendre dans les parties inférieures , il en résulte que la tem[)érature de celles-ci est sans cesse abaissée.

Il arrive (juelquefois aussi que les eaux servent à équilibrer les températures de deux terrains qui ne sont pas à la même profondeur; néanmoins ce ne sont là (jiic des cas particuliers, car les eaux doivent vive considérées comme donnant sensiblement la tempci*atui'e des terrains. Si, à égalité de profondeiu' au-dessous de lacoucbe invariable, on ne trouve pas toujours la même température dans les puits tbrés, cela tient à l'inégale

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