CHAPITRE IV» 36l
et l'autre constamment humide ; Tappareil composé de CCS deux thermomètres a été appelé psychromètre. Lorsque le thermomètre humide est expose à raii* non saturé, une portion de Teau s'évapore, et la température baisse; le thermomètre sec reste statiomaire à la température de lair.
M. August a donoé la formule suivante, pour calculer la tension de la vapeur d'eau dans i*air :
:i' étant la force élastique de la vapeur d*cau au moment de l'expérience, c'est l'inconnue; / est la température extérieure niar(juéepar le thermoniclre sec; f' la température du thermomètre humide, et/' la force élasli(iuc de la vapeur saturée à la température M. Kegnault a changé quelques-uns des nombres relatifs à la dilatation et aux forces élastiques, et est arrivé à la formule
—•^ ôio-l' ^
h étant la pression barométrique au moment de l'observation. Mais ces formules ne représentent pas rigoureusement la force élastique .r de la vapeur d'eau trouvée directement par la méthode chimique, car la formule est indépendante de la vitesse du mouvement de l'air autour du psychromètre, tandis que rabaissement de température ne IVst pas. De plus, la température des deux thermomètres dépend du rayonnement de l'enceinte oii ils se trouvent et de circonstances dont il est très-difficile de tenir compte rigoureusement. Il vaut mieux admettre que la tension x est donnée par une fonction de la forme
A et B étant deux constantes et X la chaleur latente de
36« DE I^'AHUMMltef .
la vapeur d'eau à la température/'. Alors des expériences faites dans un lieu dcteniiiiié donnent A et B, et à l'aide de la méthode chimique, on peut construire une table et connaître ainsi la tension .r, puis le degré d'humidité. En opérant de cette manière, on a toujours trouvé des nombres un peu trop grands; néanmoins, les expériences ne sont pas encore assez nombreustis pour décider d^ l'exactitude de ce procédé.
On doit donc, quant à présent, 8*en tenir aux trois premières méthodes, chacune d'elles pouvant rendre des services suivant les circonstances des observations.
J IL — Conditions hygrométriques de l'air, ou quan^tités diverses de vapeur deau contenues dans l'at* masphère,
Fariations diurnes, — On ne possède encore que peu d'observations sur la tension de la vapeur aun différentes heures de la journée et le degi é dliumidité de Tair, cependant il existe quelques séries d'observations horaires faites avec l'hygromètre de Daniel ou le psychromètre. . Nous parlerons dans ce paragraphe des observations faites à Halle par M. Kaemtz , aux diverses heures de la journée, dans les différents mois, et |>ar chaque vent; ce sont, jusqu à présent , à notre connaissance, les recherches les plus complètes sur la détermination des tensions de vapeur dans une même localité, l.e tableau de la page suivante a été calculé à l'aide des observations faites avec riiygromètre de Daniel ; en regard de chaque' heure, on a placé les tensions et Thumidité.
A l'inspection de ce tableau, on reconnaît que la tension de la vapeur d'eau ne reste pas la même aux différentes heures du jour et de la nuit. Le malin avaut le lever du soleil, la quantité absolue de vapeur d eau atteint .son minimum; en même temps, en raison de l'a* baisseroeut de température , l'humidité atteint son maxi« roum. A mesure que le soleil s'élève sur l'horizon ^ Tévaporatîon s'accélère i U tenskm de la vap^r augmnte.